importante de ceux qui se sont voix qu'avait alors obtenu le
Espagne
Un premier bilan
des législatives
Extraits d'une résolution du Bureau Politique de la LCR
Lors de la dernière campagne électorale, laLCR avait donné, comme objectif principal pour tous les travailleurs, celui de vaincre l'UCD. Cet objectif n'a pas été atteint, mais les résultats électoraux du ler mars montrent que c'était effectivement un objectif possible. Bien que les directions du PSOE et du PCE, chacune à sa manière, n'aient pas du tout mis en œuvre la politique nécessaire pour vaincre, les différences de votes entre la droite et la gauche ont été faibles. C'est la première leçon du ler mars.
Mais le vainqueur des élections a été l'UCD. Avec l'aide d'une loi électorale faite à sa «majorité relative» suffisante pour pouvoir gouverner, même seule. La responsabilité fondamentale de cette victoire combe entièrement aux politiques néfastes du PSOE PCE, au cours des derniers 20 mois, et pendant la campagne électorale elle-même. C'est la deuxième leçon du ler mars.
La situation politique a changé : il fallait vaincre la droite et c'est au contraire la droite qui a vaincu et qui va continuer à gouverner le pays. Les travailleurs vont devoir affronter dans les prochains mois une offensive en règle, économique et politique, de la bourgeoisie et du patronat.
Il ne manque pas de forces dans le mouvement ouvrier pour y faire front; ces forces se sont manifestées dans la bataille pour les conventions collectives et aussi dans les voix obtenues par les candidatures ouvrières lors des élections du ler mars. Le problème est que ces forces ont été gaspillées par les politiques de pacte et de consensus. Il faut en tirer les conclusions : il faut changer le cap du mouvement ouvrier. C'est la troisieme leçon du ler mars et la grande tâche de tous les travailleurs d'avant-garde. Il faut l'entreprendre dès maintenant. LE PREMIER MARS : CE QUI A CHANGE
On a dit, et c'est certain, que le nouveau Parlement est pratiquement le même que l'ancien. Mais sa signification politique est très différente. Il faut analyser les résultats électoraux, en rejetant toutes formes de triomphalisme et de défaitisme. Les chiffres les plus significatifs du ler mars sont les suivants : a) Le nombre des abstentions a été très élevé : 32%. Dans certains cas, il a été beaucoup plus important que le 15 juin 1977 (Barcelone : 37%, Asturies : 40%, Euzkadi: 35%, et dans les zones industrielles de Biscaye, jusqu'à 42%...).
Sans aucun doute, une partie abstenus dans ces régions est composée de centaines de milliers de travailleurs qui sont dégoûtés par la politique des directions ouvrières majoritaires. Au lieu de chercher des excuses dans le «vote de la peur», Felipe Gonzalez et Santiago Carillo devraient s'occuper de cette «abstention du consensus» qu'ils ont provoquée. b) L'UCD a perdu environ
170000 voix par rapport au 15 juin et n'a gagné que deux sièges. Mais elle a amélioré sa position en Catalogne et Euzkadi, et n'a eu de pertes importantes dans aucune région. L'importance de sa victoire tient en ce qu'elle peut continuer à gouverner et qu'elle dispose de plusieurs possibilités de coalition avec des forces bourgeoises pour obtenir au Parlement une majorité absolue, limitée mais réelle. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle puisse la «commodité de l'UCD» ne dépend ni de ses voix ni de ses sièges, mais de la rue. De plus, les autres partis bourgeois ont obtenu des résultats encore plus faibles que le 15 juin, à l'exception significative des fascistes qui ont obtenu 300000 voix de plus et ont réussi à faire entrer au parlement leur chef Blas Pinar.
La Coalicion Democratica a subi une véritable débâcle, perdant près de 500000 voix et six sièges par rapport à l'Alianza Popular. Il faut souligner que la somme des sièges de l'UCD et de ceux de la Coalicion Democratica est inférieure à celle de ceux de l'UCD et de ceux de lAP dans les précédents Cortès (177 face à 181). Enfin, le PNUV a perdu 12 000 voix et un siege, tandis que le nationalisme bourgeois catalan maintient ses positions. On voit ainsi les limites bien réelles de la victoire de la droite. c) Le PSOE n'a perdu que
8000 voix par rapport à ses propres résultats du 15 juin. C'est là-dessus que se base Felipe Gonzalez pour dire que son parti «s'est consolidé». Mais où sont passées les presque 800000
PSP (aujourd'hui unifié avec le PSOE) et qui auraient dû passer au PSOE ?
Au lieu de se vanter, F. Gonzalez devrait reconnaître son échec, qui se traduit par la perte de trois sièges. Et la situation est encore plus grave si l'on tient compte du fait que le PSOE a perdu cinq sièges en Andalousie, et trois en Euzkadi où il est passé de la première place à la troisième, derrière PUCD et le PNUV. Ce qu'il a gagné en Catalogne (deux sieges), en Galicie (trois)... ne peut compenser son échec dans ces deux régions fondamentales
Le PCE essaye de donner une image triomphaliste de ses résulimage qui ne correspond à la réalité. Il est certain qu'il a gagné environ 200000 voix (et non 400000, comme le prétend Mundo Obrero) et quatre députés, dans le meilleur des cas (et non dix comme l'avaient prévu ses dirigeants). Il a augmenté son nombre de voix Madrid et en Andalousie, mais il en a perdu dans les quatre provinces de Catalogne et dans trois des provinces d'Euzkadi, et n'a gagné que 2000 voix en Biscaye. Il n'a obtenu de députés ni en Galicie, ni en Euzkadi, ni aux Canaries... et reste, dans ces nationalités, loin derrière les groupes nationalistes.
démagogique contre le PSOE n'a eu que peu d'effets, notamment en ce qui concerne le PSUC en Catalogne. Il continue à avoir une présence parlementaire clairement inférieure à son influence dans le mouvement ouvrier organisé. Dans ce cas, il ne peut se servir des excuses qu'il avait utilisées le 15 juin pour justifier ses faibles scores électoraux (la peur du communisme après 40 ans de dictature).
Un chiffre important est celui des 600000 voix qui ont exprimé la volonté de certains secteurs du mouvement ouvrier de rejeter la politique de consensus, et qui représentent 35% des votes recueillis par l'ensemble des candidatures ouvrières situées à la gauche du PCE.
Malheureusement, la moitié de ces voix correspondent à deux partis, le PTE et l'ORT, qui ont montré face à des questions-clés (la Constitution, anti-terroriste...) qu'ils étaient incapables d'offrir une alternative politique au réformisme. Le poids politique l'appareil de ces deux organisations, leur ont donné une crédibilité comme solutions alternatives à la gauche du PCE, pouvant accéder au parlement. Cela leur a rapporté des milliers de voix, qui ont plus valorisé cette possibilité que la trajectoire et le programme politique des différents partis ouvriers qui affirment rejeter le consensus. Il faut rappeler qu'une candidature unitaire, basée sur laccord MC-LCR, aurait, sans aucun doute, obtenu la majorité des voix à la gauche du PCE, et un pôle révolutionnaire se serait ainsi exprimé avec force le ler mars. Ce n'est pas de notre faute s'il n'en a pas été ainsi. d) Différentes variantes du courant nationaliste radical ont obtenu des nombres de voix doute, les résultats les plus significatifs ont été obtenus en Euzkadi, mais il faut souligner aussi les 125000 voix obtenues en Galicie par le Bloque Nacionalista Popular Gallego (Bloc nationaliste populaire galicien) et l'UG, les presque 60000 voix et un député élu de l'Union del Pueblo Canario (Union du peuple des Canaries) et les plus de 300000 voix et cinq sièges oble Parti socialiste
Tous ces résultats, en même temps qu'ils révèlent la crise du projet centraliste de la bourgeoisie, mettent au premier plan un phénomène précoccupant : incapacité des partis ouvriers de reprendre les revendications nationales et régionales de larges secteurs et de leur apporter une encore plus grave en Euzkadi.
Que l'Euzkadiko Eskerra ait augmenté son nombre de voix (de 30000), bien qu'elle n'ait obtenu que la moitié environ de ce qu'a obtenu l'Herri Batasuna est un fait important.(...)
Mais le fait le plus spectaculaire est, sans aucun doute, le nombre de voix obtenues par l'Herri Batasuna (170000). Personne ne peut douter de la force et de la base sociale, particulièrement dans la jeunesse basque, du nationalisme radical, et en particulier du soutien dont bénéficie l'ETA militaire. On ne peut pas non plus douter de la croissance spectaculaire de ce courant depuis le 15 juin 1977. (...)
La raison fondamentale en est la politique désastreuse par laquelle les directions du PSOE et du PCE ont répondu aux revendications et aux luttes du peuple basque pour ses droits nationaux et contre la répression, et en particulier la façon hypocrite et réactionnaire avec laquelle ils ont prétendu combattre le problème du terrorisme.
Les résultats sont là : un risgrave de rupture et d'affrontements entre les travailleurs et le peuple basque; un risque non moins grand d'opposition entre l'Euzkadi et les autres peuples de l'Etat espagnol; la menace d'un nouvelle escalade de l'activisme militaire de l'ETA (...).
Dans ces conditions, il est plus nécessaire que jamais qu'apparaisse, pour le pays basque, solution ouvrière révolutionnaire, qui mène de conséquente et efficace la bataille contre le réformisme dans le mouvement ouvrier, qui lève drapeau des revendications nationales, sociales, anti-répressives, etc., du peuple basque, en les intégrant à une ligne anticapitaliste, et qui, sur cette base, mène la bataille indispensable contre la politique de e) Les résultats électoraux à l'échelle régionale et nale nécessitent aussi une autre référence. Il s'est maintenu une majorité de députés des partis
ouvriers dans les endroits où elle existait le 15 juin, bien que d'une façon plus faible qu'alors : en Andalousie, dans les Asturies, en Catalogne, dans le pays de Valence et dans la province de Madrid.
La situation la plus complexe est celle de l'Euzkadi. En plus des problèmes auxquels nous sommes déjà référés, il faut en souligner deux autres : premièrement, les résultats très modestes obtenus par les partis qui se situent à gauche du PCE, surtout en Navarre, où il est significatif qu'alors que la coalition UNAI-ORE avait obtenu environ 40000 voix le 15 juin 1977, aujourd'hui, ses diverses composantes, PUNAI-ORE, PORT et l'ENK, n'ont obtenu que 13000 voix; deuxièmement, la majorité obtenue par la bourgeoisie en Navarre, ce qui compromet gravement son intégration à l'Euzkadi. Ceci va être un des conflits les plus graves dans les mois à dans une situation générale qui fait de l'Euzkadi le point le plus critique de la nouvelle situation politique. f) Finalement, la majorité absolue obtenue par l'UCD au manœuvre politique de la bourgeoisie et réaffirme le rôle de cette institution - un résultat de plus de la politique de consensus - comme frein réactionnaire aux mains de l'UCD.
D'autre part, l'échec de la pratique du PSUC lors des élections au sénat de Catalogne est un fait très important, qui aura des conséquences à moyen terme; cela constitue un très sérieux pour la politique d'«unité nationale» en Cataloqui doit faire réfléchir tous les membres du PCE. g) Après avoir analysé les résultats électoraux des autres partis, nous avons l'obligation de sur les nôtres et faire le bilan de la LCR. Il est clair que la confusion engendrée par la fausse nouvelle de notre retrait des élections a contribué, de façon importante, à nous enlever des voix. une partie de nos voix apparaissent sous des laires au nôtre. Mais de toutes façons, 50000 voix est beaucoup coup moins que ce que nous espérions obtenir et, bien sûr, ne reflète pas l'influence de la LCR dans le mouvement de masse en général, et dans les syndicats en particulier.
Nous croyons qu'il existe trois raisons politiques expliquent cela, qu'il est nécessaire d'y réfléchir et de corriger immédiatement les erreurs qu'elles reflètent : premièrement, la faiblesse de notre activité politique de parti dans les organisations syndicales, de quartier, de femmes, etc.; deuxièmement, et précisément parce que nous sommes le parti ouvrier qui lutte de la façon la plus conséquente pour l'unité, nous avons particulièrement été affectés par la tendance au vote utile ou à l'abstention de certains secteurs de la gauche syndicale; finalement, nous n'avons pas réussi à gagner une partie significative des voix des jeunes, ce qui est une erreur de notre campagne, et, de façon générale, de la façon dont la LCR réalise son travail dans la jeu-
En relation avec ce dernier problème, nous devons signaler qu'au contraire, pagnes de la JCR, malgré leurs insuffisances, ont permis une influence significative dans la jeunesse. Cette expérience constitue la meilleure base pour corriger l'erreur que nous venons de signaler. Il est possible que de ceux qui ont voté nous aient aujourd'hui l'impression d'avoir perdu leur aimerions que nous pensons n'est pas vrai, et que la conler mars est différente.
Le ler mars confirmé, malheureusement de façon négative, la nécessité de nous avons défendu : changer le cap du mouvement et, ce faisant, renforcer une solution alternative ouvrière révolutionnaire. C'est la clé pour abstentionnistes et démoralisés du mouvement ouvrier. C'est la clé pour éviter que les directions du PSOE et du PCE n'amènent encore une fois les travailleurs à la défaite. Nous sommes convaincus que les bases politiques de cette alternative sont celles que la LCR a défendues pendant la campagne et qui constituent, comme nous l'avons dit alors, notre politique quotidienne. Une politique utile et efficace, avant et après le ler mars.
L'expérience doit donc servir à corriger immédiatement ce qui a été mal fait. C'est justement ce que va faire la LCR, en commençant lors des prochaines élections municipales. APRES LE PREMIER MARS :
Quelles vont être les conséquences de ces élections ? Le résultat a résolu un problème fondamental : qui va gouverner le pays à partir du 2 mars et, en principe, pendant une période de 4 ans ? Qui, par conséquent, va être dans les meilleures conditions pour faire prévaloir ses intérêts, ceux de la classe sociale qu'il représente, par rapport à la crise économique, à la crise institutionnelle, à négociation des statuts d'autonomie, aux cinquante lois qui, très vite, doivent concrétiser le texte constitutionnel ?
La victoire de l'UCD a donné à la bourgeoisie une marge de manœuvre appréciable face à ces problèmes, et va aider à résoudre la crise de la direcpolitique bourgeoise, aiet qui affecte particulièrement lUCD elle-même. (...) grave erreur de considérer que les élections ont décidé de tout; que dans les quatre ans à venir l'UCD va faire commodément ce qu'elle désirera; qu'en définitive, les 800000 votes d'avantage de l'UCD sur le PSOE ont
, problemes économiques, institutionnels, natioetc., de la bourgeoisie espagnole, Suarez la recette magique pour les résoudre commodément. Il
est maintenant nécessaire de rappeler les limites de la victoire bourgeoise. Si à court terme, ce qui apparaît au premier plan est la victoire, à moyen terme, quand l'activité politique reprendra, ses limites apparaîtront clairement.
Il est donc nécessaire que les travailleurs se disposent à préparer la contre-offensive face économiques et politiques que va mener le gouvernement : de bonnes possibilités et des forces suffisantes existent pour le faire, mais le problème est, comment le faire ? Les premières réactions, depuis le ler mars, des directions du PSOE et du PCE, montrent qu'ils n'ont meme pas appris à évaluer leurs propres
Ils paraissent ne pas s'être rendus compte que ces résultats sont la conséquence de la politique de consensus; qu'ils la payent en votes et en confiance des travailleurs. Il certain que l'échec du PSOE a été le plus clair. Le PCE a sauvé la face à Madrid et en Andalousie, mais Carillo qu'en Catalogne et en Euzkadi, il a perdu des milliers de voix dans les zones ouvrières qui étaient les bastions traditionnels de son parti. Rien de cela ne paraît lui importer. CHANGER LE CAP
Les deux grands partis ouvriers ont dit qu'ils passaient à l'opposition. Mais il n'ont pas dit en quoi consistait «l'opposition». Nous, nous le disons : elle consiste à proposer, face à chaque attaque de la bourgeoisie, à chaque problème du pays, une solution alternative unitaire du mouvement ouvrier, et à appeler les travailleurs à se mobiliser pour elle. Elle consiste à user ainsi, jour après jour, victoire de l'UCD. Elle consiste à ne pas se résigner à attendre quatre ans pour exiger de nouvelles élections. Elle consiste à lutter pour recomposer les forces du mouvement ouvrier et créer les conditions d'une défaite future de l'UCD.
Elle consiste, en définitive, à mettre en œuvre une politique très différente de celle que vont mentaires».
A LIRE EGALEMENT
Après le IXe Congrès du
PCE : les vents nouveaux du
Parti communiste espagnol, par Michel Rovere, Inprecor, numéro 28, du 12 mai 1978.
Montée et différenciation du syndicalisme en Espagne, par José Montero, Inprecor, numéro 32, du 6juillet 1978.
La grève générale en Euzkadi, par I. Uribarri, Inprecor, numéro 34, du 21 septembre 1978.
L'Espagne entre le référendum et les élections, par
Angel Munoz, numéro 44,
1er février 1979.
Pour cela, il va falloir renforcer les organisations ouvrières et populaires, en premier lieu les syndicats; renforcer en elles la base et la cohésion des secteurs de gauche les pius combatifs, en établissant les accords d'unité d'action nécessaires avec les partis disposés à mettre en pratique des positions unitaires de classe; avancer dans la construction du parti révolutionnaire, renforcer la LCR : attirer vers nous, en les organisant, les meilleurs militants des syndicats, des quartiers, de la jeunesse, du mouvement des femmes... Ces trois tâches sont
La première bataille est sur le point de commencer : il faut gagner les conseils municipaux aux travailleurs. Il faut obtenir des conseils municipaux capables de défendre ouvriers et populaires face à un gouvernement qui va faire ce économiquement et légalement les conseils municipaux dirigés par des partis.ouvriers. (...)
Et après les élections municipales, viendront d'autres batailles très importantes. Il faudra réclamer le droit des nationalités et des régions à dire la première et la dernière parole sur leurs statuts, sans la moindre ingérence du pouvoir central. Il faudra combattre contre toute tentative de faire s'affronter certains peuples avec d'autres, pour garantir la solidarité commune contre l'ennemi commun. Il faudra lutter, dans chaque nationalité pour des statuts souverains et démocratiques, dans chaque région, pour des statuts qui l'aident à satisfaire ses aspirations sociales et politiques, sans aucune forme de tergiversation. (...)
On ne peut oublier le danger que représentent les secteurs les plus réactionnaires. La victoire de la droite bénéficie aussi indirectement à la réaction, qui pourra continuer à se renforcer avec l'impunité du gouverne ment UCD. Il faut continuer à convaincre le mouvement ouvrier que, sans une épuration radicale de l'appareil d'Etat, la réaction continuera à croître.
Enfin, il est nécessaire de continuer la bataille des conventions collectives, d'aider les camarades qui doivent les nédans des conditions pires qu'il y a quelmois, le patronat étant encouragé par la victoire de l'UCD. Il est nécessaire de préparer la stratégie unitaire des syndicats face à l'offensive économique, à la «réforme économique de Suarez». Nous connaissons déjà un point de cette «réforme» : 150000 chômeurs de plus d'ici la fin de l'année. C'est là le front principal sur lequel il faudra combattre.
Ce sont là les premiers objectifs permettant de faire face à l'offensive de la bourgeoisie et du patronat. Pour ne pas briser une autre fois nos luttes et nos espérances contre le mur du consensus. Pour changer le cap du mouvement ouvrier. Il n'est pas facile de le faire, et nous n'obtiendrons pas cela à court terme, ni sans effort. Mais c'est ce qu'il faut faire.
Le 3 mars 1979