Retrait militaire US d'Arabie Saoudite le secrétaire à la Défense, Donald rofitant de son voyage au Moyen-Orient Rumsfeld, a annoncé le 29 avril le retrait des troupes américaine à l'exception des conseillers militaires) d'Arabie Saoudite. Le ministre saoudien de la défense, le prince Sultan, a pour sa part tenu à préciser que « cela ne signifie pas que nous avons demandé leur départ » et que « la coopération entre les deux pays s'est poursuivie même après la "Tempête du désert" et va continuer après la fin de la guerre en Irak ». Après 1991 les États-Unis disposaient d'environs 5 000 soldats en Arabie Saoudite — et jusqu'à 10 000 lors de la préparation de la récente invasion de l'Irak.
Les bases militaires américaines en Arabie Saoudite seront cependant maintenues en état de fonctionnement, permettant leur réemploi en cas de besoin. Comme l'a clairement expliqué Paul Wolfowitz dans une interview au New York Times, la fonction des bases « est plus que militaire actuellement ». Ces bases « sont un message à tout le monde, y compris les pays importants comme l'Ouzbékistan, que nous avons la capacité de revenir et que nous y reviendrons ». L'an dernier déjà Donald Rumsfeld avait expliqué devant un panel de militaires : « Notre intérêt essentiel est de pouvoir aller dans un pays, d'y avoir des relations et de bénéficier de la compréhension mutuelle pour pouvoir nous y déplacer sur terre et dans l'air. (...) Mais nous n'avons aucun plan particulier en ce qui concerne les bases permanentes. » La nouvelle stratégie états-unienne a besoin d'un accès permanent, non de bases permanentes — coûteuses sur le plan politique comme matériel. Le retrait d'Arabie Saoudite répond à ce critère.
J. M