Arrêtez le massacre de l'héroïque peuple kurde !
Pour le retrait immédiat et inconditionnel du Kurdistan de l'armée !
Il faut permettre au
Kurdistan de déterminer son propre destin !
Document
Cinq jours d'opérations militaires de l'armée à Sanandaj, l'utilisation de fusils mitrailleurs et de tanks, l'attaque des habitants des villes au moyen d'hélicoptères et d'avions Phantom, ont eu comme résultat un grand nombre de morts et de blessés.
L'ampleur de ce massacre rappelle la terreur des Pahlavi. Ces faits révèlent le vrai visage du gouvernement provisoire de Monsieur Bazargan et de son armée, dirigée par le général Gharani. Ce gouvernement, qui est arrivé au pouvoir grâce au soulèvement des larges
masses, est conservateur dans son essence et ne peut tolérer les justes revendications du peuple iranien. C'est ce qui apparaît derrière le massacre de l'héroïque peuple de Sanandaj.
L'oppression nationale intense contre les nationalistes arabes, kurde, turkmène ainsi que contre les nationalités de l'Azerbaïdjan et du Balouchistan en Iran a commencé lors de l'instauration du gouvernement de terreur de Reza Khan. La domination de l'autocratie sanglante des Pahlavi et le pillage de l'Iran par l'impérialisme mondial ont toujours été de pair avec l'oppression brutale des minorités nationales par le gouverement central en Iran. La dynastie Pahlavi, le père brutal et le fils criminel, au lieu de conduire à la solidarité parmi le peuple iranien, qui est composé de plusieurs nationalités, a créé les mythes de la « race aryenne», et a déchaîné l'oppression et la répression contre toutes les minorités nationales, qui composent ensemble la majorité du peuple iranien. La solidarité entre les peuples iraniens, qui était apparue lors de la révolution constitutionnelle, a cédé la place au chauvinisme perse et à la division. Reza Khan et Mohammed Reza Pahlavi ont interdit les langues des minorités et leurs cultures.
A la répression politique générale qui régnait dans le pays, s'est ajoutée la répression des minorités nationales. Après cinquante ans de règne des Pahlavi, même les dirigeants du gouverement actuel, dont l'intérêt ne correspond pas aux droits des peuples des nationalités opprimées, reconnaissent que les résultats de cette oppression sont les suivants : le Balouchistan et le Kurdistan sont opprimés par la pauvreté, l'Azerbaïdjan est beaucoup plus pauvre que le reste du pays, les Arabes et les Turkmènes ont un statut de citoyens de seconde classe. Maintenant que tous ces peuples se dressent, maintenant que le Kurdistan est à l'avant-garde du combat de toutes les nationalités opprimées d'Iran, la réponse du gouvernement central et de ses forces armées est faite de menaces, d'intimidations, de fusils mitrailleurs, d'hélicoptères et d'avions Phantom.
La libération de l'oppression nationale, le droit à l'auto-détermination, sont les droits inaliénables de tout peuple opprimé. En Iran, la libération des nationalités opprimées du joug de l'oppression par le gouvernement central pose la question de la vie ou de la mort de la domination impérialiste. Sans la libération des peuples opprimés, le joug de l'impérialisme restera en place. Si l'autocratie s'est renforcée sur la base de l'oppression nationale, la liberté et la démocratie ne pourront être réalisées sans la libération des nationalités opprimées.
Oui, la lutte du peuple kurde opprimé pour le droit à l'auto-détermination est liée à la lutte pour briser l'emprise de l'impérialisme sur l'Iran, pour réaliser une vraie démocratie, et pour la libération des ouvriers et de tous les travailleurs de l'exploitation des capitalistes et des propriétaires fonciers.
L'histoire des mouvements révolutionnaires en Iran en a déjà apporté la preuve. La révolution constitutionnelle, qui avait pour but le renversement de l'autocratie et du colonialisme, a dû sa force à la solidarité des travailleurs de toutes les nationalités. Avec la défaite de la révolution constitutionnelle, l'autocratie et le colonialisme se sont réinstallés. Les peuples de l'Azerbaïdjan, du Kurdistan, du Balouchistan, les peuples arabe et turkmène oppriminorités nationales s'est avérée ouvrir la voie à la consolidation de la domination impérialiste et de l'autocratie.
Après la Seconde Guerre mondiale, les mouvements révolutionnaires en Azerbaidjan et au Kurdistan ont déclenché le soulèvement des ouvriers et de tous les travailleurs. Avec l'attaque brutale de l'Azerbaïdjan et du Kurdistan par les forces de répression de la monarchie, avec la défaite des mouvements de libération nationale de ces deux peuples opprimés, la liberté a été détruite en Iran. La lutte des travailleurs d'Iran a perdu son élan. Lorsque le mouvement pour la nationalisation de l'industrie pétrolière s'est développé quelques années plus tard, la révolution avait perdu ses bastions en Azerbaïdjan et au Kurdistan. Ce n'est pas sans raison qu'aujourd'hui, après la victoire de l'insurrection révolutionnaire et le renversement de la brutale monarchie, tous les peuples des nationalités opprimées ont commencé à se le-
Le gouvernement provisoire de Monsieur Bazargan, sous le prétexte de combattre les « séparatistes » et de défendre les «frontières nationales sacrées », falsifie la réalité du mouvement révolutionnaire du peuple kurde. Au moment où la révolution iranienne, tel un tremblement de terre, a secoué jusqu'à la Maison Blanche, ces discours sur les frontières iraniennes et les pays voisins ne sont que mots vides de sens. Au moment où la révolution iranienne a donné du cœur au peuple palestinien et a fait trembler Israël, elle doit assi affecter profondément tous les peuples opprimés des pays environnants. Le fait est que Monsieur Bazargan et l'armée du gouvernement central veulent séparer la grande révolution du peuple kurde de la révolution iranienne, l'isoler et la réprimer.
Mais, aujourd hui, dans tout Firan, tout le monde parle du massacre sanglant du peuple du Kurdistan par l'armée. Des médecins et des travailleurs de l'hôpital de Sanandaj ont condamné la répression à laquelle a été soumise le peuple kurde. Un groupe de travailleurs du pétrole et un groupe d'instituteurs ont aussi condamné l'attaque. Le peuple turkmène
opprimé a condamné aussi cette répression. Partout on discute du Kurdistan, de plus en plus de gens sont au courant de la juste lutte du peuple kurde et lui apportent leur soutien. Le cadeau du nouvel an de l'armée au peuple de Sanandaj a été un massacre. Mais ce massacre va soulever tout le monde. Aujourd'hui, dans chaque usine, dans chaque université, Yémen dans chaque lycée, dans chaque rassemblement, et dans chaque meeting des masses travailleuses, on doit exiger la fin du massacre. Il est aujourd'hui plus clair que jamais que l'armée du gouvernement central ne pourra jamais défendre les peuples des nationalités opprimées. Le retrait de l'armée du Kurdistan doit devenir la revendication générale de tous ceux qui soutiennent la révolution iranienne et de tous ceux qui luttent contre l'impérialisme.
Le peuple opprimé du Kurdistan doit décider de son propre destin !
Le PST est prêt à aider toutes les forces militantes et toutes les organisations pour faire connaître la révolution kurde et pour mobiliser la solidarité avec le peuple kurde. combat entre le Yémen et le Yémen du Sud», comme l'a rapporté le New York Times; * le 8 mars finalement, Carter