En février dernier, le camarade John Blair, militant de la Quatrième Internationale et membre de la rédaction de la revue Africa in struggle - Afrique en lutte - , a rencontré Sipho Buthelezi, élu au ler congrès, en 1972, secrétaire général du Black People's Convention (BPC - principale organisation du mouvement de la conscience noire en Afrique du Sud, organisation aujourd'hui interdite). Sipho Buthelezi est l'auteur de plusieurs publications sur les luttes des Noirs en Afrique du Sud, dont une courte histoire du Black People's Convention. Le mouvement de la conscience noire est apparu pour la première fois à la fin des années 60, d'étouffement de toutes les oppositions politiques. Dans quelles circonstances est-il né ?
Il faut d'abord revenir sur les conséquences de l'interdiction du ANC (African National Congress - Congrès national africain) et du PAC (Pan African Congress - Congrès pan-africain), et la répression très dure qui suivit. La plupart des dirigeants ont été placés sous diverses formes de résidences surveillées et frappés d'interdiction d'activités («banned»), ce qui provoqua un vide politique dans la communauté noire. Historiquement, différents facteurs ont conduit à la constitution du SASO
Afrique du Sud
Le mouvement
en Afrique du Sud
Une interview de Sipho Buthelezi diants sud-africains) en 1968: avant le SASO, il y a eu d'autres organisations noires, noires, comme l'African Student's Association (Association des étudiants africains), l'African Students Union of South Africa (l'Union des étudiants africains d'Afrique du Sud), ou la Progressive Students Organisation (Organisation progressiste des étudiants). Mais, la ségrégation et la création de campus séparés pour les noirs, ces organisations se sont désintégrées, et la plupart des étudiants ont participé aux activités du NUSAS (National Union of South African Students - Syndicat national des étudiants sud-africains). Mais les autoproclamations du NUSAS, qui se prétendait le seul représentant des campus noirs, soulevèrent le mécontentement de beaucoup d'étudiants. Puis, la constitution de l'UCM (University Christian Movement -Mouvement universitaire
Men 1967, a permis un nouveau mode d'expression du mouvement. Les étudiants ont pu se regrouper lors des conférences organisées par l'UCM D'une part, petit à petit est apparue l'idée d'une réflexion autonome des étudiants noirs. D'autre part, bien que l'UCM ait été, aux yeux des étudiants, plus radicale que le NUSAS, ils ne l'approuvaient pas complètement nous avions toujours le sentiment qu'il n'était pas possible par les blancs puisse répondre de la conscience noire aux aspirations des étudiants
C'est finalement pour cela que nous avons constitué le SASO.
Le SASO était donc le résultat d'une scission au sein de l'UCM ?
Pas vraiment. En fait, les étudiants noirs n'avaient pas de véritable programme politique. Ils ont connu plusieurs
L'UCM leur parut plus radicale, pourtant c'était toujours une organisation essentiellement composée de blancs avec seulement une minorité de noirs, qui, grâce à sa politique plus
La attiré relativement d'étudiants noirs. Mais finalement ceux qui y participaient comprirent que même l'UCM ne répondait pas à leurs aspirations, et c'est seulement après cette expérience que le
SASO est devenu véritablement le mouvement de masse des
Quelles sont les principales positions politiques du SASO ?
A sa constitution, le SASO n'avait pas de ligne politique claire. Ce n'est qu'ensuite, au début des années 70, que l'idée de la conscience noire, en tant que facteur de mobilisation des noirs opprimés, commença à se faire jour. Au début, le SASO était limité aux campus noirs, d'étudiants qui ne pouvait pas refléter les aspirations de l'ensemble des opprimés. Le Black
People's Convention se tua donc en 1971, avec l'objectif de combler le vide politique qui avait prévalu pendant les années 60. Cependant, il serait faux de réduire le BPC au seul SASO; c'était, en fait, groupement de plusieurs forces. A la première conférence, à Bloemfonten, en 1971, diffé- finir rentes organisations rent, dont l'Association for the Educational Encouragement People of South Africa (Association pour l'encouragement à l'éducation et pour les progrès du peuple africain d'Afrique du Sud), l'Independent Churches Association (Association Eglises indépendantes), l'Interdenominational African Ministers Association (Association œcuménique des prêtres africains), la Young Men's Chrisdes jeunes chrétiens), le SASO et plusieurs autres petites orga-
On voit donc que c'était en fait un front de nombreux groupes sociaux de la communauté noire. Quelles sont les grandes lignes du programme politique adopté à la conférence constitutive ?
Ce n'est pas vraiment ce qui a été discuté. Il y avait simplement le sentiment d'un vide dans la communauté et de la nécessité de constituer un front qui puisse coordonner les différentes activités politiques, culturelles et sociales existantes. Mais cette première conférence a décidé d'en organiser une autre regroupant un plus grand d'organisations créer une structure de réelle coordination. C'est ce qui a été fait en août 1971 à Pietermaritzburg, mais la conférence s'est scindée à propos de la question du type de structure à mettre en place. Finalement, une nouvelle conférence s'est réunie en décembre, et c'est là que s'est constitué le BPC en tant qu'organisation politique. D'abord, on l'avait considéré comme une sorte de regroupement dont la principale fonction serait d'ordre culturel. Cependant, l'idée de la constitution d'un mouvement politique a pris corps.
Voilà comment est né le BPC.
objectif principal était de renforcer et d'unir l'ensemble des opprimés dans la lutte pour leur «libération physique et psychologique», selon l'expression de l'époque. A l'époque, l'accent était mis premièrement sur la nécessité d'en avec le monopole des organisations libérales multiraciales, qui, avec l'interdiction des organisations traditionnelles, étaient apparues comme les principaux porte-paroles des opprimés; deuxièmement sur la nécessité de riposter au programme Bantustan qui se mettait rapidement en place. •Est-ce que le BPC était un mouvement complètement nouveau, au sens où aucun de ses membres n'avait de liens avec organisations traditionnelles ?
Seulement un petit nombre d'individus avaient des liens avec les organisations traditionnelles. Mais on peut dire que c'était un nouveau mouvement au sens où l'écrasante majorité des gens qui adhéré au mouvement n'avaient pas vraiment de passé politique. Le BPC a représenté une des étapes de la lutte de libération nationale. En fait, la constitution de l'ANC, en 1912, représentait regroupement des mêmes forces.
Quels sont les principaux éléments de programme qui se sont finalement dégagés en décembre 1972 ?
Premièrement: regrouper les masses opprimées. En particulier la classe ouvrière qui a été reconnue comme avant-garde des futures luttes de libération nationale. On a donc impulsé différentes actions en direction des ouvriers; par exemple, le Black Workers Project (Projet des travailleurs noirs), élaboré avec des militants noirs qui avaient une longue expérience syndicale et dont le but était d'organiser la classe ouvrière. Ce projet a été élaboré et mis en pratique par le SASO et le Black Community Programmes (Programmes de la communauté noire). Les méthodes utilisées alors n'ont pas toujours été très efficaces, mais la compréhension que seule la classe ouvrière peut conduire la lutte à la victoire représentait un acquis politique important. C'est un fait que le BPC n'avait pas un programme politique aussi clairement orienté vers le socialisme que l'était celui de l'ANC avec la Freedom Charter (Charte de la liberté) de 1955, cependant il faut bien comprendre dans quelles conditions chacun des programmes a été élaboré : pour le BPC, c'était après une répression brutale et la longue periode de vide politique qui suivit. De plus, comme je l'ai déjà précisé, le BPC était, à sa constitution, une coalition entre un grand nombre d'organisations différentes, il n'était donc guère possible à l'époque qu'un programme précis dégage, car il s'agissait surtout de retrouver les principes politiques de base qu'on avait oubliés pendant la période précédente. Quels sont aujourd'hui les principaux courants politiques au
sein du Mouvement de la conscience noire ?
En gros, il y a deux courants puissants : l'un nationaliste petit-bourgeois, l'autre, qui représente une fraction importante du mouvement, a une orientation marxiste-léniniste. Mais, à l'heure actuelle, il n'y a pas de séparation organisationnelle entre ces deux tendances, il faut se rappeler que nous sommes dans un pays ou les débats politiques sont limités par la législation et la répression. Pourtant on voit clairement apparaître les divergences. Quelles sont les questions au centre du débat entre les deux tendances ?
Pour les marxistes-léninistes, la priorité est à la construction d'une organisation ouvrière indépendante. C'est une question vitale pour le développement de la lutte en général. On l'a compris à partir de la constatation du fait qu'au cours de la longue histoire des mouvelibération nationale en Afrique du Sud, les travailleurs ont toujours été margina-
Ils n'ont jamais eu de ils n'ont jamais eu leur propre idéologie révolutionnaire, leur participation s'est réduite à un rôle de spectateur. Pour les marxistesléniniste dans le mouvement, c'est une question vitale. cela s'ajoutent bien sûr d'autres problèmes, non seulement pour le mouvement de la conscience noire, mais aussi pour l'ANC et le PAC, qui ont toujours eu des directions petites-bourgeoises l'opportunisme, sation et parfois même le triEst-ce-que cela veut dire que les marxistes-léninistes qui sont dans le mouvement ont une vision différente de celle des autres groupes, qui pensent que la population noire est un groupe social spécifique qui, uni, serait capable de renverser le système de l'Apar-
Pour nous, une organisation ouvrière indépendante, jouant un rôle d'avant-garde dans la lutte de libération est la question décisive. Nous pensons qu'il faut un front uni les forces «patriotiques» que pour instaurer une société socialiste, c'est que la classe ouurière prenne la direction des luttes. Est-ce aussi la position du Parti communiste sud-africain?
Notre principale divergence avec le PCSA, c'est sa conception de la lutte en deux étapes : pour lui, à l'heure actuelle, il faut se battre pour l'instauration d'un Etat «national démocratique», et seulement après on pourra commencer la lutte pour le socialisme. Mais, selon nous, puisque l'Afrique du Sud est déjà un pays hautement industrialisé, il n'y a pas d'argument sérieux pour une telle conception de la lutte pour le socialisme en deux étapes. Pourtant, certaines fractions de l'Unity Movement (Mouvement de l'unité) soutiennent aussi cette thèse. Nous pensons que, bien que cette lutte soit une lutte de libération nationale, il faut aussi lui donner une dimension de lutte de classe.
pensons pas qu'il suffise d'obtenir simplement l'indépendance nationale, dans un premier temps, et ne soit qu'ensuite qu'il faudra commencer la lutte pour le socialisme. Nous pensons que ces deux étapes doivent se combiner en une seule. Est-ce-que ces divergences au sein du mouvement reflètent des divisions de classe au sein de la communauté noire ?
Oui, c'est effectivement cela. Comme je l'ai déjà souligné, la direction petite-bourgeoise, depuis 1912 et encore aujourd'hui, est à la tête du mouverécemment s'est développé le sentiment que la petite-bourgeoisie a créé une grande confusion dans le moul'impasse actuelle. Les marxistes-léninistes, dans le mouvement conscience noire, ont compris que la solution à cette crise passait par la constitution d'une organisation ouvrière indépendante, avec ses propres ce contexte, «la théorie révolutionnaire», telle qu'elle s'est développée au cours des 50 cours des 50 années, ne pas à la situation : pour la plupart d'entre nous elle est purement formelle, elle ne répond pas aux aspirations des masses opprimées, c'est-àdire, de la classe ouvrière et des travailleurs noirs en particulier. Est-ce-que vous pensez que des éléments venant de toutes les organisations existant aujourd'hui en Afrique du Sud se regrouperont pour constituer une nouvelle organisation ouvrière, orientée vers la révolution socialiste ?
Notre objectif principal, au sein du BPC, était d'unir dans la lutte de libération nationale toutes les forces patriotiques existant dans le pays. En d'autres termes, cela veut dire que nous reconnaissons l'ANC, le PAC et l'Unity Movement comme des forces qui peuvent contribuer au développement de la lutte; cependant, nous pensons que toutes ces organisations, BPC inclus, sont des groupes nationalistes petit-bourgeois, qu'elles n'expriment pas les véritables aspirations de la classe ouvrière, qui consitue la majorité de la population sud-africaine. Mais, dans la mesure où elles sont les seules organisations existantes, elles peuvent aujourd'hui prendre la direction de toutes les luttes. Le BAWU and Allied Workers' Union - Syndicat des travailleurs noirs et de leurs alliés), une des composantes du mouvement de la conscience noire, nous en donne un exemple. Au départ. c'était un syndicat politique encore largement dominé par la petite-bourgeoisie, ce qui, selon nous, est un obstacle à la constitution d'une direction ouvrière indépendante. L'ANC, le PAC. L'UM et le BPC doivent participer en tant qu'organisations nationa-
listes indépendantes à un front uni national avec une direction Dans quelle mesure, selon vous, les conceptions du mouvement de la conscience noire ont-elles influencé les deux grandes vagues de lutte des années 70 en Afrique du Sud : les 1972-1973 et les soulèvements de 1976 à Soweto en parti-
Les grèves massives ont été la plupart du temps spontanées, ce qui ne veut pas dire qu'elles
ANC (African National Congress - Conférence nationale africaine)
Le plus vieux mouvement de libération en Afrique du Sud, constitué en 1912. Jusqu'au début des années 60, il s'était fixé comme but de changer la société par des moil s'est de plus en plus oriente aepuis lors vers la guérilla et la lutte armée. Il est fortement influencé par le Parti communiste d'Afrique du Sud, et sous l'influence de ce dernier, a adopté une conception étapiste de la révolution.
BCM (Black Consciousness
Movement - Mouvement de la conscience noire)
C'est un front d'organisations - culturelles, religieuses, politiques, de quartier... - qui se fixe comme but de développer la confiance en soi et la conscience de soi du peuple noir d'Afrique du Sud. Le terme «noir» désigne l'ensemble des couches opprimées de la société sud-africaine.
BPC (Black People Convention - Congrès du peuple noir)
n'avaient pas un contenu politique. On peut prendre l'exemple de Durban; au départ, des travailleurs de l'usine de Durban Brick and Tile ont été licenciés pour avoir présenté des revendications de caractère économique. La vague de grèves suivit était donc avant tout en solidarité avec les travailleurs licenciés. Dans quelques usines, les travailleurs sont retournés au travail après avoir effectivement obtenu des concessions économiques. Mais la réintégration des travailleurs licenciés et la libération des grévistes arrêtés restait la revendication tielle; c'était donc un mouvesurtout politique. En
La principale organisation politique du BCM, créée en décembre 1972. Elle a adopté en 1975 un programme réformiste (avec un programme de nationalisation de l'industrie à grande échelle). - NUSAS (National Union of
South African Students -
Syndicat national des étudiants d'Afrique du Sud)
Organisation étudiante multi-raciale qui a donné naissance au SASO quand la plupart des étudiants noirs scissionnèrent.
• - PAC (Pan Africanist Congress) - Congrès pan-africaniste).
constitué en 1959 l'aile «africaniste» du ANC a rompu avec la direction
«multi-raciale». Pendant toute une période, le PAC tendait à avoir une ligne plus combative que l'ANC. Aujourd'hui les lignes politiques de ces deux organisations sont très proches. Le PAC a entretenu des liens avec la direction chinoise mais le courant ma-
1976, c'est le mouvement de la noire qui a été à l'initiative des événements. Mais ensuite, quand le mouvement s'est étendu à tout le pays, le SASO est intervenu directement. En fait, seules les universités où nous étions actifs se souleverent, comme celles de Zululand, Turfloop et Fort Mare. Est-il vrai que, comme cela a souvent été dit, l'ANC, le PAC, etc., ont eu une influence considérable pendant les soulèvejoritaire de cette organisation semble avoir changé de position.
SASO (South African Students Organisation - organisation des étudiants sud- africains)
Sans doute le secteur le plus dynamique et le plus conscient du BCM. Steve Biko, un de ses principaux dirigeants, a joué un rôle très important dans sa création. - Unity Movement (plus correctement : Non-european
Unity Movement - Mouvement de l'unité des non-européens)
Créé au milieu des années 40, issu du Anti-Coloured Affairs Department Movement (Mouvement contre le Ministère des Affaires noires) qui s'était constitué autour d'une campagne large contre les institutions de l'Apartheid. Le NEUM est issu d'un courant dont le principe fondamental était le refus de collaborer avec les institutions de l'apartheid. Ses principaux dirigeants ont été influencés par le trotskysme.
A LIRE AUSSI numéro 30, du 3 juin 1978 : «Souvenons-nous de Soweto» . totalement faux. Je le sais parce que les gens avec qui je travail- Non, absolument lais à l'époque étaient directe- ment impliqués. Bien sûr, l'Af- rique du Sud a une longue tradition de lutte mais totalement oubliée. Il n'est qui ne sera jadonc pas étonnant que des dirigeants comme Mandela et bukwe soient encore aujourd'hui voir dans de nombreuses occa- populaires, manifestants reprenaient leurs par exemple quand les comme on a pu le noms. Mais, en ce qui concerne une intervention de l'ANC, ce n'était organisée du certainement pas le cas en 1976.
Etes-vous optimiste quant à la constitution d'un véritable front uni entre toutes les organisa- tions de tous les opprimés ?
tinction claire entre la situation vrai qu'en exil le sectarisme et Il faut d'abord faire une dis- exil et dans le pays. C'est le fractionnalisme tendent à se développer : chacun veut défendre à tout prix le nom et les positions de sa quand leur propre survie dépend uniquement de Tandis que dans le s'occuper des vieilles querelles plus comme des oppositions souvent considérées
Je pense que les pres- principes sions de «l'intérieur» accepter le front même ses partisans lui retireront tout soutien. Comment voyez-vous concretedirection ouvrière indépendan- la constitution
Nous pensons qu'elle se constituera petit à petit par l'intervention quotidienne activités de la classe ouvrière noire. Aujourd'hui ce serait une erreur, pour un petit groupe, la classe ouvrière, de prétendre être d'ores et déjà cette direc- réelle implantation dans une intervention tion. Seule sérieuse au sein de la permettre l'émergence d'un par- ouvrière, dans les luttes, peut faut construire le parti, il ne véritablement cette méthode qu'il prolétarien.
suffit pas de faire des procla-
Que pensez-vous des possibili- révolution en Afrique pavs on n'a pas le temps de d'unité de tous les noirs contre présente un potentiel énorme pression raciale qui touche tous les noirs d'Afrique du Sud re- Il faut comprendre que l'op-
Le gouvernement n'a pu s'acheter la collaboration que d'une minorité insignifiante de dirigeants Bantustan, de gros commerçants indiens, etc. Deu- xièmement, je suis absolument grès dans la prise de conscience de 1973 a marqué un réel pro- de la classe ouvrière noire, futu- Et bien que depuis il n'y ait pas d'une telle ampleur, l'organisa- de nouvellé vague de luttes que la vague de grèves la révolution. classe restent au niveau atteint alors. pense que la récession économi- que actuelle pose à la bourgeoi- sie des problèmes insurmonta- Troisièmement, je bles qui ne pourront être réel- lement résolus dans le système tion objective l'obligera à atta- quer les privilèges considérables En particulier, dont dispose la classe ouvrière plus difficile de problème que c'est précisément la classe ouvrière blanche et je pense que nous pourrons voir des changements en Afri- que du Sud bien plus rapide- suis très optimiste base sociale Pour toutes ces ment que pourrait croire la puissance évidente
Même la CIA n'avait pas prévu les événements d'Iran. peut espérer que nous sommes dans le même genre de situation.