Les 2 et 3 juin à Anvers
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Dans le cadre de la campagne pour les élections du Parlement européen, et après le rassemblement de Turin (voir INPRECOR/INTERCONTINENTAL PRESS, no. 54), la IVe Interrence de cadres syndicaux de ses sections européennes les 2 et 3 juin à Anvers, en Belgique. 250 militants et dirigeants syndicaux trotskystes se sont donc rencontrés et ont débattu deux jours durant des problèmes rencontrés dans la lutte contre l'austérité capitaliste et la politique de collaboration de classe des directions ouvrières traditionnelles.
lui étaient les présents à l onterence y avait 17 hommes et 73 femmes venus de 13 pays européens, 43 venaient d'entreprises de la métallurgie et de la sidérurgie, une quinzaine de la chimie, du textile et du bâtiment, et 25 de l'automobile. 47 délégués venaient des services publics (hôpitaux, PTT, admnistration centrale et locale) et des banques, 29 de l'éducation. La branche la plus représentée était l'automobile. Les sections de la IVe Internationale sont en effet présentes dans tous les grands trusts de cette branche: Renault (France), Ford (GrandeBretagne, Espagne, France, Belgique), FIAT, Alfa Romeo (Italie), British Leyland (Grande Bretagne), SEAT (Espagne), Mercedes, Daimler-Benz (RFA), Volvo, Saab (Suède).
calistes trotskystes
conférence
La répartition de ces délégués reflète le développement important - même s'il est encore insuffisant - de l'implantation de* militants trotskystes dans les secteurs clés de l'industrie. De même, l'intluence et les responsabilités syndicales des militants et militantes présents témoignent de leur participation active aux luttes quotidiennes de leur classe.
La réalité de cette implantation industrielle ne donnait que plus de relief à l'absence de toute centralisation de notre travail au niveau de l'Internationale (aussi bien en termes de conférences de ce type ou de conférences de branches que, surtout, de direction). Un des objectifs issus de cette conférence est d'y remédier; nous y reviendrons.
Le rapport introductif pré senté par un dirigeant de l'Internationale fut centré sur les conséquences de la crise ca- conséquences pitaliste - et de son «remède», l'austérité - pour le mouvement ouvrier : sur ses mobilisations, la politique de collaboration de classe de ses directions, l'apparition des courants d'opposition à cette politique, présentant le lien inévitable qui existe entre riposte à l'austérité, lutte pour une alternative politique et bataille pour conquérir la direction du mouvement ouvrier.
L'absence de centralisation préalable du travail et donc de circulation de l'information a fait que souvent ces commmissions ont servi plus à diffuser dans les différents pays qu'à débattre. Dans la commission sur la lutte pour les nationalisations et dans celle sur les femmes travailleuses par contre un véritable débat a pu être ébauché. Dans le cas de cette dernière commission, cela est du au fait qu'une centralisation effective du travail femme existe avec la campagne avortement-contraception internationale et que la discussion a donc pu s'engager rapidement sur les problèmes à debattre.
Un des résultats positifs de cette conférence est que le samedi soir des réunions de branches ont pu avoir lieu pour confronter les questions d'interventions, mettre en place une centralisation, etc. Cela a été le cas pour la sidérurgie (où une coordination France-LuxembourgAllemagne existait déjà et ou ont pu s'inscrire les camarades italiens), l'automobile, la santé et l'enseignement.
Avant de tirer les conclusions de la conférence et de tracer des axes pour la poursuite du travail, les délégués ont entendu un rapport sur la situation des oppositions anti-bureaucratiques dans les pays de l'Est et les initiatives que le mouvement syndical pouvait prendre pour
les défendre. Ce rapport était particulièrement d'actualité puisque l'on venait d'apprendre que, deux jours auparavant, Petr Uhl et 9 autres porte-paroles de la Charte 77 avaient été arrêtés en Tchécoslovaquie. Chaque syndicaliste présent allait done quitter la conférence avec la préoccupation immédiate de faire prendre position à son organisation syndicale, de proposer des initiatives visant à assurer la libération de militants qui représentent la tête de l'opposition tchécoslovaque au régime bureaucratique.
Dans sa conciusion, le camarade Udry devait souligner contradiction mentionnée plus haut entre le développement de notre implantation et de notre rôle dans les luttes ouvrières et l'absence de centralisation de ce Italie travail. Il devait montrer qu'il ne s'agit pas seulement d'un problème technique de circulation de l'information et d'orgade rencontres, d'un problème fondamental de direction, tant au niveau national qu'international : à savoir la nécessité pour les directions politiques centrales de nos sections d'assurer la direction quotidienne du travail industriel au lieu de se décharger de cette tâche sur des directions de «secteurs».
Au niveau international, il a présenté des objectifs réalistes à atteindre, qui sont une précondition pour l'organisation nouvelles conférences de ce genre. Le premier est la publication d'un bulletin qui fasse circuler l'information, même brute, sur la situation dans les différents pays. Le second est la stabilisation de coordinations avec mise en place de secrétariats, pour les branches où cela est possible possible comme l'automobile et la sidérurgie. Ceci permettra d'organiser alors des conférences de branche «rentables» politiquement pour tous les participants.
Il devait conclure sur la tâche centrale de nos sections dans la période présente : développer et amplifier notre présence dans les bastions clés de l'industrie. Au moment où l'on voit que le programme marxiste-révolutionnaire permet de répondre aux problèmes fondamentaux de la situation, il est en effet essentiel d'enraciner ce programme dans les masses, grâce, notamment, à une implantation massive des militants révolutionnaires dans les entreprises.