Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

GRANDE-BRETAGNE

Les femmes dans la remontée des luttes

· Inprecor n° 6, 12 mai 1977 · p. 25-28 · 3 224 mots

Femmes Grande-Bretagne Syndicalisme Économie mondiale

Quatre cents ouvrières du textile de l'usine Laird Portch à East Kilbridge en Ecosse ont déclenché une grève pour l'égalité des salaires, revendication qu'elles avaient déjà présentée une première fois à leur employeur, le trust multinational Coats-Paton, en décembre 1975. Bien que Coats-Paton ait ouvertement saboté la loi stipulant l'égalité des salaires (Equal Pay Act), la direction du syndicat des travailleurs du textile (TGWU : Tailors and Garment Workers Union - syndicat des travailleurs de l'habillement et de la confection) n'a pas reconnu officiellement la grève de Laird Portch. Les femmes ont décidé de poursuivre quand même la lutte. Ce type de lutte de femmes pour l'égalité des salaires a constitué, durant ces quinze derniers mois, une caractéristique persistante de la lutte des classes en Grande-Bretagne, tandis que les bastions de la classe ouvrière étaient relativement moins combatifs. Un article dans Inprecor (n°65 et n°66 des 13 et 27 janvier

1977) a déjà analysé les raisons de ce creux dans les luttes revendicatives de la classe ouvrière britannique, et prédit que la courbe de la lutte des classes allait connaître une nouvelle inflexion. Aujourd'hui, alors que les dirigeants ouvriers préparent le terrain pour une nouvelle phase de blocage des salaires qui doit entrer en vigueur fin juillet, lors de l'expiration du deuxième terme de la convention collective (Social Contract), l'opposition se développe contre les mesures antiouvrières que le gouvernement travailliste a mises en œuvre ces trois dernières années. Les indices d'une prochaine remontée de la lutte de classes s'accumulent. Les luttes des femmes ont joué et jouent un rôle important de ce point de vue. Les débuts d'un regain de combativité d'importance nationale sont apparus le 17 novembre dernier lors de la manifestation à Londres de 60 000 travailleurs des ser-

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vices publics contre la réduction des prestations sociales. Il n'est pas étonnant que les femmes travailleuses se soient mobilisées massivement pour cette marche. Les 8 milliards de livres (1 livre = 8,5 FF) que le gouvernement travailliste a déjà retranchés dans le secteur public ont réduit au chômage des milliers d'employés de l'Etat, dont de nombreuses femmes. Et ces réductions ont aussi rejeté sur chaque famille le coût des services fournis précédemment par l'Etat. Mais le terrain de la lutte de classes se modifie maintenant, son centre se déplaçant de plus en plus de la question des réductions des prestations sociales à celle du blocage des salaires qu'implique la politique des revenus du gouvernement travailliste. En mars, les ouvriers des ateliers d'outillage de la British Leyland se sont battus pour un salaire décent. Ils l'ont fait malgré la décision de leurs dirigeants syndicaux d'accepter l'ultimatum du patron impliquant que tout ouvrier qui ne reprendrait pas le travail serait renvoyé. La grève récente des employés de l'aéroport Londres-Heathrow et le conflit actuel des électriciens de l'usine de Port Talbot de la British Steel Corporation ont suivi les traces des ouvriers de l'outillage chez Leyland. Des luttes menées par des femmes ont joué un rôle dans la préparation de cette résistance. L'éventail des questions dont les femmes se sont emparées est vaste, et indique la profondeur de la crise actuelle de la société britannique, qui affecte chaque aspect de la vie quotidienne et s'élargit à une crise des rapports sociaux, avec des effets particuliers sur la famille. Sous l'impact de cette crise, et comme conséquence de certaines caractéristiques structurelles de la famille dans le capitalisme du troisième âge, un certain nombre de questions sociales se sont tranformées en acquérant une dimension politique. Le parlement a été contraint d'intervenir par le biais de législations et de comités spécifiques sur des questions qui vont de la ciolence au foyer jusqu'au viol. Les réticences antérieures de ces législateurs à s'immiscer dans le domaine des affaires "personnelles et privées" ont été levées face au danger de désintégration de la fibre morale même de la société. Ainsi, tant dans le domaine de la crise sociale que dans celui des luttes dans les entreprises, le combat des femmes vient à l'avant-scène de la lutte de classes en Grande-Bretagne. En défense du droit à l'avortement De toutes les questions sociales exacerbées par la crise, c'est l'ingérence de l'Etat dans le domaine de la reproduction et de la fertilité des femmes qui a provoqué la plus large résistance. Des milliers de femmes sont entrées en lutte pour défendre leur droit à l'avortement. Les attaques auxquelles elles s'efforcent de faire échec résultent à la fois d'une législation restrictive et de l'absence de facilités pour avorter due aux restrictions apportées par les travaillistes au budget du Service national de santé. L'impact de la lutte pour le droit à l'avortement a frappé au cœur même du mouvement ouvrier, en mettant à nu la crise de direction de la classe ouvrière. Des militants dans le mouvement ouvrier et dans les quartiers ont commencé à mettre en cause la politique des parlementaires qu'ils ont élus. Dans la section de North Finchley du Parti travailliste à Londres, par exemple, un futur candidat aux élections législatives a dû céder la place après un débat intense sur ses positions sur l'avortement. Cela s'est répété dans au moins deux autres circonscriptions, rien qu'à Londres. Dans chacun de ces cas, c'est le refus par ces "démocrates" d'appliquer la décision prise par la Conférence du Parti travailliste de soutenir le droit à l'avortement libre, financé par l'Etat, qui a été mis en cause. Ce genre d'opposition s'étend au mouvement syndical lui-même. L'avortement a été la question la plus vivement débattue depuis deux ans à la conférence annuelle du syndicat national des enseignants (National Union of Teachers). Des militants s'adressent également aux parlementaires qui ont des liens formels avec leurs syndicats. En Grande-Bretagne, de nombreux parlementaires sont parrainés par les syndicats, ce qui leur donne un certain prestige aux yeux des travailleurs et un plus grand poids dans la bureaucratie ouvrière elle-même. Mais maintenant, des militants syndicaux commencent à réclamer que leurs dirigeants mettent fin à ces parrainages si les parlementaires refusent d'engager la lutte sur la politique définie par les syndicats (TUC) sur la question de l'avortement. L'exemple le plus récent est celui de la manifestation à South London devant le bureau de Tom Cox, parlementaire travailliste de la circonscription qui est parrainé par le syndicat des électriciens (EEPTU). La section locale l'a censuré. Des militants syndicaux se sont joints à d'autres organisations qui ont pris position pour l'avortement, par exemple des directions syndicales locales, des enseignants, des employés de la municipalité, pour organiser cette action. La récente campagne ouvrière pour le droit à l'avortement (LARC : Labor Abortion Rights Campaign) a commencé à regrouper des militants au sein du Parti travailliste autour d'un programme d'unité d'action avec d'autres forces du mouvement ouvrier. Elle a centré son activité sur la lutte pour des dirigeants défendant les intérêts de la classe ouvrière. Elle exigea du gouvernement de contraindre les parlementaires travaillistes à voter en accord avec les décisions de la conférence sur l'avortement. C'est là une pratique courante sur toutes les autres questions d'importance cruciale pour la classe ouvrière. Le LARC refuse de traiter l'avortement comme une question "au-dessus des classes" Le LARC travaille en liaison avec la campagne nationale pour l'avortement (NAC : National Abortion Campaign), le comité de front unique qui dirige le plus large mouvement pour l'avortement en Grande-Bretagne. La décision du NAC d'organiser une grande campagne de mobilisation indépendante de masse a été confirmée à sa conférence nationale en mars. Le NAC a lancé un appel au mouvement ouvrier et aux organisations d'étudiants et de femmes pour organiser une manifestation de rue le 14 mai afin de rejeter une motion contre l'avortement présentée au parlement par le député conservateur William Benyon. Les manifestants réclameront également l'avortement libre, sans danger et légal et le droit pour les femmes de choisir. A la conférence nationale du mouvement des femmes qui s'est tenue à Londres en avril, plus de 2000 femmes ont répondu à cet appel par un vote unanime. La manifestation sera précédée par un meeting international sur la lutte pour l'avortement, avec des orateurs venus d'autres pays.

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Contre la politique économique des travaillistes Les femmes ont fait preuve d'une détermination tout à fait comparable dans le domaine de la politique économique. La crise économique a affecté particulièrement sévèrement le niveau de vie des femmes. L'inflation n'a pas seulement contribué à accroître le travail domestique, elle a aussi réagi sur le marché de l'emploi. Les femmes gardent des emplois qui sont moins organisés, ce qui les rend plus vulnérables à l'inflation. Bien que le salaire moyen des femmes soit seulement un peu plus de la moitié de celui des hommes, un cinquième des foyers sont dirigés par des femmes. Les femmes ont pris massivement des emplois dans la période de l'après-guerre. D'après les chiffres du Ministère du Travail 90% des nouveaux salariés entre 1951 et 1971 étaient des femmes. Cette tendance fléchit aujourd'hui, vu que le chômage touche des secteurs où la main-d'œuvre féminine prédomine. Par exemple, 10 000 enseignants diplômés sont sans emploi. Les différenciations croissantes qui apparaissent dans la bureaucratie des syndicats du secteur public, en particulier du secteur de la santé, sont étroitement liées à la pression à la base des femmes syndiquées, des femmes qui ont besoin de leurs revenus pour maintenir le niveau de vie de leurs familles. L'année dernière, il y a eu des centaines de cas de femmes qui se sont saisies de la question de l'égalité des salaires comme d'un moyen pour poser le problème de leurs bas salaires. Le gouvernement travailliste a pris ses fonctions en 1974 en se présentant comme le défenseur dévoué des droits des femmes. Il a présenté le décret sur l'égalité des salaires comme une évidence. Cette législation s'est révélée totalement inadéquate. Elle avait été introduite par les travaillistes en 1970 et il a fallu cinq ans pour qu'elle prenne complètement effet. Malgré cela, entre 1975 et 1976, le décalage entre le salaire horaire moyen des hommes et celui des femmes s'est accru de 50p à 60p (environ 4,25FF). Le salaire hebdomadaire moyen des femmes n'est encore que 57% de celui des homIl n'est pas difficile de comprendre pourquoi la législation a fait aussi peu pour modifier le bas niveau de salaire des femmes. Les employeurs ont mis à profit les cinq années avant qu'elle ne s'applique complètement pour trouver les moyens d'y échapper, et les dirigeants syndicaux n'ont entrepris aucune action contre ce sabotage. Les tribunaux spéciaux mis en place par la loi sont presque aussi discrédités que la loi elle-même. Bien que 2053 cas aient été examinés dans les douze premiers mois qui ont suivi l'adoption du décret, seuls 598 ont fait l'objet d'une audience. Et moins encore ont été résolus en faveur des femmes : 198. Les décisions des tribunaux ont provoqué une réaction de colère chez de nombreuses travailleuses. Prenons le cas négatif de Mme Hobson. Elle travaille sur une machine d'emballage de boîtes de chocolats et elle a réclamé l'égalité de salaire avec les hommes qui font le même travail dans une autre entreprise. Le tribunal a accepté l'explication du patron comme quoi les hommes "sont concernés par le produit qui est consommé par le consommateur, tandis que l'ouvrière n'est concernée que par l'emballage extérieur". Cette manière de tourner en ridicule la justice a conduit les ouvrières de l'usine d'essuie-glaces de Trico-Folberth, en grève pendant 21 semaines l'été dernier, à boycotter les tribunaux quand leur affaire est venue à l'audience. Les grévistes ont compris qu'elles n'obtiendraient l'égalité des salaires qu'en s'appuyant sur leurs propres organisations et non pas sur les tribunaux mis en place par l'Etat. Néanmoins, l'existence même de la loi stipulant l'égalité des salaires, de même que d'autres éléments de la législation introduits par les travaillistes en 1975 à l'occasion de l'année internationale de la femme (comme la loi protégeant l'emploi et celle sur la discrimination entre les sexes), ont joué un rôle dans le développement dans la conscience du mouvement ouvrier sur la question de la discrimination à l'égard des femmes. La lutte dans les syndicats Les directions syndicales ont rapidement compris que les femmes représentaient un source potentielle de nouveaux adhérents. Elles ont compris tout aussi vite la détermination dont font preuve les femmes dans la lutte pour leurs droits. En tant que nouveaux adhérents, les femmes ne sont pas pleinement intégrées dans la vie quotidienne des syndicats. Une raison importante de cette absence d'intégration réside dans les tâches domestiques auxquelles les dirigeants syndicaux font rarement attention lorsqu'ils fixent la date des réunions. Néanmoins, bien que les femmes restent exposées aux risques d'isolement, elles représentent aussi une mise en cause puissante de l'inactivité et des trahisons de leur direction. Engagées dans une lutte, des femmes ont plus d'une fois refusé de se laisser apaiser par les assurances de leurs camarades : "Ne vous faites pas de souci ; c'est comme ça que çu se passe dans le syndicat." La bureaucratie syndicale est confrontée à d'énormes contradictions sur les questions des "droits des femmes". Elle a réussi à attirer des femmes dans le syndicat par une politique radicale. La section des employés du syndicat de la construction mécanique (AUEW/TASS) a lancé une grande campagne autour du mot d'ordre : "le salaire des hommes pour les femmes" . L'association des employés du personnel exécutif et des ordinateurs (APEX : Association of Professional Executive and Computer Staff) réclame systématiquement l'égalité des salaires à chaque revendication de hausse des salaires. Le nombre des syndiqués s'en est trouvé augmenté d'autant. Sur les 10 millions de membres que compte les syndicats (TUC), 2,6 millions sont des femmes. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance du nombre de femmes syndiquées a été considérable. Un peu plus d'un million de femmes se sont affiliées au TUC. L'accroissement correspondant pour les hommes a été de 605 000. Mais les attentes des femmes, entretenues par cette politique, n'ont pas été satisfaites. La bureaucratie syndicale a fait tout ce qui était en son pouvoir pour s'assurer que la lutte pour les

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droits des femmes ne se transforme pas en une mise en cause de la politique des travaillistes, en particulier des conventions collectives. Elle s'est parfaitement préparée à soutenir sa politique radicale sur le paier par des discours sonnants. Mais dès que les femmes commencent à agir sous une forme qui met en cause des relations délicates entre les dirigeants syndicaux et le gouvernement travailliste, c'est l'allégeance des bureaucrates syndicaux au pacte social qui prend le dessus sur les intérêts des syndiqués. Le pacte social a été imposé aux travailleurs par des promesses que les plus bas salaires en seraient bénéficiaires et que serait assuré un développement des services sociaux. Le blocage des salaires est entré en vigueur, mais l'égalité des salaires et l'extension des services sociaux - y compris la santé, les écoles, les logements et les crèches - restent aussi lointains qu'avant. Au contraire, l'inflation, le chômage et les bas salaires persistent. Le Parti communiste qui poursuit sa stratégie d'alliance avec la gauche de la social-démocratie est coupable de complicité dans la trahison des "directions" . Il avait adopté une politique en faveur du mouvement indépendant de libération des femmes. Elle avait rencontré un certain succès. Mais le PC a dressé une barrière entre les "problèmes des femmes" - qu'il considère comme concernant seulement ce mouvement - et la lutte pour les droits des femmes dans l'entreprise, qui concernait seulement le mouvement ouvrier. Un seul exemple suffit à l'illustrer. Malgré le poids du PC dans le secteur de l'automobile, les militants du PC n'ont pas appelé à une campagne active de boycott dans l'ensemble de l'industrie automobile pendant la grève de Trico. En outre, l'Union syndicale locale contrôlée par le PC a attendu la vingtième semaine de lutte avant de donner son accord, sous la pression du mouvement de libération des femmes, pour appeler à une manifestation de solidarité. Et même alors aucune date n'a été fixée pour cette manifestation. La lutte des travailleuses de Trico s'est conclue victorieusement quelques jours plus tard - mais très peu grâce à l'Union locale. L'explosion des luttes pour les droits des femmes représente une composante importante de la mobilisation face à la crise généralisée en Grande-Bretagne. Les dirigeants ouvriers ont démontré leur complaisance et leur refus de lancer un défi au gouvernement travailliste. Une opposition organisée sur un programme de lutte de classes, et non pas de collaboration de classes, doit être forgée à tous les niveaux du mouvement ouvrier. La campagne pour la charte des femmes travailleuses La campagne pour la charte des femmes travailleuses (WWCC : Working Women's Charter Campaign) s'est fixée comme objectif d'engager ce processus. La charte a été rédigée par la commision femmes du conseil syndical de Londres (London Trade Council) en mars 1974. Elle a reçu le soutien national de 11 syndicats, de structures du Parti travailliste, d'associations de locataires, de syndicats étudiants et de groupes femmes. Mais au-delà de ce soutien par écrit, la WWCC reconnaît que l'activité indépendante de masse de la classe ouvriècision du groupe pour la charte de Hull de présenter un de ses membres comme candidat aux élections municipales sur la liste des "Socialistes contre les restrictions des dépenses sociales" (Socialists Against the Cuts). Cette liste unitaire a été formée à la suite de la démission de deux candidats travaillistes. Ils se sont retirés de la liste du Parti travailliste, écœurés par le fait que les dirigeants du collège électoral de Hull ont refusé de s'opposer à la politique de restrictions du gouvernement. Leur appel à l'unité a réussi à gagner l'appui de larges secteurs pour une nouvelle liste électorale unitaire. La campagne pour la charte cherche à garantir que la classe ouvrière dans son ensemble assume ses responsabilités en défendant et en étendant les droits des femmes. A l'assemblée syndicale convoquée par les outilleurs de British Leyland le 3 avril, à laquelle ont participé 1700 travailleurs, la campagne pour la charte a reçu le soutien direct des délégués. Si ce soutien peut maintenant se transformer en unité d'action, alors un pas sera franchi dans la lutte contre l'offensive idéologique qui voudrait forcer les femmes à retourner dans leurs foyers. Cela jetterait aussi les bases pour mettre fin à l'utilisation des femmes, isolées dans leurs foyers, comme briseuses de grèves. De ce point de vue, le comité de soutien formé par les femmes des travailleurs qui ont occupé l'usine de Wildt Mellor Bromerly le mois dernier, une usine de construction de machines pour l'industrie textile, a fourni d'importantes leçons. Les femmes se sont jointes à la lutte contre les licenciements. Elles sont venues dans les meetings, ont distribué des tracts et organisé une manifestation de soutien. Ce type de soutien est en contraste flagrant avec la réaction des femmes des travailleurs de l'usine automobile de Cowley, il y a juste deux ans. Les femmes de Cowley avaient eu droit aux gros titres de la presse pendant des jours parce qu'elles s'étaient organisées pour faire reprendre le travail à leurs maris. Les tâches pour l'avenir sont claires. Chaque secteur de la classe ouvrière britannique doit être entraîné dans la lutte contre la politique de collaboration de classes des travaillistes. Et la construction d'une opposition socialiste armée d'un programme qui défende les intérêts de la classe ouvrière doit inclure les droits des femmes, et finalement leur libération comme partie intégrante de cette lutte.

2 mai 1977.

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