pour la légalisation des commissions de délégués d'usine, élues démocratiquement par les trapour une CENTRALE UNIQUE DES TRAVAILLEURS, élue démocratiquement par tous les pour le droit de grève sans restriction (abolition de toute législation répressive)
pour l'amnistie générale et sans restriction; pour la réintégration à leur poste de tous ceux qui ont été démis, licenciés ou mis à la retraite par l'application des Actes d'exception (5);
démantèlement des organes répressifs et dissolution des groupes para-militaires, bras clandestin pour la fin des tortures, ainsi que pour la poursuite de tous les actes policiers arbitraires; pour
Document
Plateforme
La plateforme politique du
Parti des travailleurs doit exprimer les engagements réels de ce parti concernant les intérêts des travailleurs qu'il représente.
Mais en même cette plateforme si temps, constitue un instrument fondamental pour l'organisation de ce parti, apportant des réponses concrètes aux luttes des travailleurs, elle doit être aussi le fruit de ces luttes, car
LIBERTES DEMOCRATIQUES
- pour des syndicats libres et indépendants de l'Etat : abrogation la structure syndicale en vigueur;
pleins droits syndicaux pour les fonctionnaires publies;
travailleurs de la répression le châtiment des coupables;
pour la fin des tribunaux d'exception;
politique à chaque moment de nouveaux problèmes surgissent et de nouvelles solutions doivent être apportées. Dans cette perspective, la platelorme qui est proposée ici n'est qu'un point de départ pour le débat politique sur l'organisation du parti. Ces points, qui traduisent le programme du parti aux différents moments des luttes, doivent être suffisamment détaillés pour que chaque revendication retut modèle», à l'origine des syndicats; liberté de formulation pour une liberté d'organisation effective sur les lieux de travail;
du Parti des travailleurs présente effectivement les intérêts qu'elle prétend exprimer. Il s'agit aussi d'indiquer les voies, ou les fornes de luttes, pour la réalisation de chacun de ces points qui, hiérarchisés, iront dans le sens des objectifs centraux du
Parti des Travailleurs.
Les différents points de cette plateforme peuvent être regroupés en trois grands axes qui sont intimement liés : de l'impôt syndical, fin du «stades statuts; enfin, dissolution de
pour la fin immédiate des élections indirectes;
pour des élections libres et directes;
droit de vote aux analphabètes, aux caporaux et aux soldats;
pour la fin du régime militaire;
pour la convocation d'une Assemblée nationale constituante, libre, démocratique et souveraine ;
pour un Gouvernement des Travailleurs
DE MEILLEURES CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL fin de la politique salariale et récupération des pertes salariales provoquées par «l'arrôcho» salarial du régime autoritaire, qui prenne en compte l'augmentation de la productivité du travail;
pour un SMIG national unique qui satisfasse les besoins fondamentaux des travailleurs;
échelle mobile des salaires, à chaque fois que le coût de la vie augmente de 5%, ou par des rattrapages trimestriels et cumulatifs;
réduction de la journée de travail, pour les 40 heures hebdomadaires, sans diminution des salaires mensuels;
abrogation du système des «heures supplémentaires»;
pour des contrats collectifs de travail;
contre le chômage, pour un salaire-chômage;
pour la stabilité de l'emploi dès l'admission au travail;
pour les congés payés;
pour la retraite avec maintien du salaire intégral;
sécurité du travail, sous la surveillance des organes propres des travailleurs;
à travail égal, salaire égal;
extension aux travailleurs ruraux des droits dont jouissent les travailleurs urbains;
blocage des prix au consommateur de tous les produits de première nécessité;
socialisation de la médecine et développement de la médecine préventive;
démocratisation de l'enseignement, enseignement public gratuit pour tous; garantie d'accès à l'école à tous les niveaux pour toute la population;
politique de logement garantissant des logements à tous les travailleurs;
pour la fin des entreprises loueuses de main d'œuvre;
LA QUESTION NATIONALE liquidation des latifundia improductives et distribution des terres aux travailleurs sans terre;
titre de propriété de la terre aux «posseiros» (6);
garantie de financement aux «posseiros», petits propriétaires ruraux depuis le labour de la terre jusqu'à la distribution du produit;
favorisation de l'organisation de coopératives pour les petits propriétaires;
nationalisation des entreprises de base (transports de masse, éducation, santé, production et distribution de l'énergie);
nationalisation de toutes les entreprises étrangères;
nationalisation des grandes entreprises et des banques;
nationalisation des sources et des entreprises d'énergie, des industries d'extraction et de l'infrastructure;
contrôle populaire sur les fonds publics;
respect absolu des particularités culturelles de chaque région qui compose le pays;
respect des droits des minorités ethniques;
pour une politique économique et sociale qui empêche les décalages régionaux;
pour une politique extérieure indépendante
tions des délégués syndicaux avec stabilité de l'emploi, constituent quelques-unes des revendications adoptées par les syndicalistes au sein des «comités pour l'amnistie générale», dans les associations de quartiers, comités contre la víe chère ainsi que la création d'une coordination syndicale.
Le débat sur le PT a pris une place importante dans les discussions de ces journées. Deux propositions ont été débattues : la formation du PT - soutenu par les dirigeants syndicaux «authentiques» - et le maintien de l'unité du MDB, proposé par les dirigeants syndicaux communistes. Pendant que ces derniers expliquaient qu'il éxistait déjà un parti prolétarien, le PCB (depuis 1922), d'autres appelaient à lutter pour sa lé galisation et plus généralement pour celle de tous les partis étant dans la clandestinité : «camarades du PC, il faut que vous quittiez le MDB. ce parti n'est pas un parti ouvrier. Si vous ne pouvez pas légaliser votre parti, rentrez au PT, car ce sérait un moyen d'agir légallement. Les tendances doivent y exister, méconnaitre les différents tendances au sein du mouvement ouvrier cela rélève de l'utopie». Telle fut l'intervention du réprésentant du Syn dicat des cuirs de Sao Paulo.
Dans le débat il a été décidé qu'aucune proposition ne sérait votée, parce qu'il y avaient des syndicalistes qui n'étaient pas d'accord avec le projet partidaire majoritairement votée, et qu'il sérait impossible de les obliger à reprendre ce mot-d'ordre auprès de leurs bases.
Même si l'on considère le projet de constitution d'un «Parti des travailleurs» comme étant un pas significatif de la classe ouvrière vers son indépendance politique; même s'il exprime le niveau d'organisation. de combativité et conscience atteints par le mouvement ouvrier brésilien, il se heurte, d'un autre côté à des obstacles objectifs et à des limitations et carences subjectives importantes. Il faut au moins en ennoncer quelques unes :
1) le faible niveau de consciende formation politique et d'expérience organisationnelle de la plupart des dirigeants syndicaux qui appellent à la création du PT est le premier de ces obstacles. Ce faible niveau de conscience est d'ailleurs une des caractéristiques de cette nouvelle couche de syndicalistes combatifs, classistes, émergé lors des dernières luttes contre le patronat et la dictature.
MAGICOS
PRE FORAM UNIDIS SERR 2) De son côté, le Parti communiste brésilien s'oppose clairement au projet de constitution du PT et continue de prôner le travail au sein du do B. (maoïste), le MR8, s'opposent ment à ce projet. Seules les organisations centristes, com-
(Mouvement riat), ou trotskystes, la Convergence socialiste, le POC ( Parti ouvrier communiste), participent politiquement à la discussion sur le programme et l'organisation du PT. 3) Un autre obstacle de taille peut être la reconstitution du vieux parti travailliste brésilien, PTB, l'organisation populiste animée par Leonel Brizola. Fort du soutien de la social-démocratie européenne et misant sur une certaine «flexibilité» de la dictature, il tente une rentrée en force sur la scène politique et d'occuper l'espace politique du PT. 4) Pour construire le PT, les militants syndicalistes classistes se heurtent au maintien de la structure syndicale verticaliste contrôlée par l'Etat et par la dictature. L'interdiction par la loi de toute structure syndiTAS - CATU 11/9/79 AMA SA DAWAI ESTABILIDADE-837 ENSISTE EN 9:
ENCIDO ISHI BRA
CKENDE cale inter-proiessionnelle est un obstacle majeur à la recomposition syndicale sur des bases de du mouvement ouvrier me organe politique autonome et de front unique de la classe ouvrière. 5) Enfin, il faut signaler les manœuvres de l'aile des députés dits «authentiques» du MDB qui appellent à la formation d'un Parti populaire. Ce
Ceux qui aujourd'hui exercent la plus grande pression auprès des dirigeants syndicaux combatifs qui se sont investis dans le projet du PT. Plusieurs commissions de parlementaires, d'intellectuels et de syndicalistes se sont formées. Des rencontres et des discussions entre partisans du PP et supporters du PT se succèdent, à l'initiative
APARELHO DE REPRESSÃO PÓLITICA des députés du MDB. Depuis la rencontre de Sao Bernardo (banlieue de Sao Paulo), ou de celle de Vila Betania (à Porto Alegre) ou encore la plus ré cente qui s'est tenue à Sao Paulo, on entend les députés «authentiques» tenir le même discours «réaliste» : «Il faut rassembler toutes les oppositions dans un seul parti», «ceux qui combattent vraiment la dictature doivent former un parti véritablement populaire». Pour mettre en œuvre leur projet inter-classiste et collaborationiste, les députés «authentiques» peuvent faire valoir un argument de poids : c'est que «l'ouverture» de la dictature prévoit que, pour qu'un parti soit légal, il doit disposer de trente députés dans le parlement qui a été élu en novembre dernier; c'est-à-dire qu'il doit bénéficier de la caution ou de l'adhésion de trente des députés qui ont été élus sur les listes des deux partis officiels, le MDB ou l'Arena. Le chantage des «authentiques», expliquant qu'on ne peut pas construire un parti politique national uniquement avec des travailleurs et des syndicalistes, mais qu'il faut compter aussi avec des politiciens et des parlementaires connaissant toutes les us et coutumes de la vie publiques, prend avec cette condilégale tout son poids.
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Une autre des grandes faiblesses centrales du projet de construction du PT est la lenteur, les retards qu'il rencontre pour se construire à la base, sur les lieux de travail ou d'habitation. Jusqu'à présent, ce ne noyaux restreints des dirigeants syndicaux «authentiques» (à ne pas confondre avec l'alle bourgeoise du MDB qui porte le meme nom) et une grande partie des militants des oppositons syndicales qui ont commencé à s'organiser, à se coordonner dans ce projet. Cette absence, pour le moment, d'organisation à la base du mouvement pro-PT ne peut évidemment que favoriser les vacillations, voire les tentations opportunistes, des dirigeants qui en ont pris l'initiative.
Et s'il est impossible de ne pas prendre en compte les faiblesses qui obèrent le projet de construction du PT, il est tout aussi important de se rendre compte que ce projet est repris et de plus en plus assumé par l'ensemble des masses travailleuses dans leur lutte contre la dictature. Dans la mesure d'ailleurs où ce sont les luttes de la classe ouvrière brésilienne qui jouent de plus en plus un rôle moteur et central dans le moument anti-dictature, la question politique posée par la construction du Parti des travailleurs,
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par la nécessité objective, telle qu'elle découle des luttes de classe, de doter les travailleurs brésiliens d'une expression politique autonome sur des bases de classe, devient un enjeu majeur.
Il ne fait pas de doute pour nous que la dictature et la bourgeoisie utiliseront toutes les possibilités, mettront en œuvre toutes les formes de répression, et de collaboration, en les combinant parfois, pour désarticuler ou dévoyer le projet de constitution du PT.
Pour la construction du PT, une échéance immédiate s'annonce : il s'agit de la prochaine campagne salariale qui rassemblera plus de 2000000 de travailleurs dont la négociation des contrats de salaire viendra à échéance au cours des prochains mois d'octobre et de novembre. Ce sera évidemment un test très important pour vérifier la viabilité du projet et permettre la structuration à la base du mouvement pro-PT. Selon le dirigeant syndical Paolo Skromof, dont nous publions une interview ci-après, cette campagne salariale peut devenir «la plateforme de lancement permettant de tenir au bout de six mois le congrès de fondation du PT, le premier parti ouvrier et sans patrons de l'histoire du Brésil.»
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