Assez de manœuvres et d'hésitations ! Appliquons nos accords ! (Extrait de Revolucion Proletaria, organe du POMR)
L Revolucionaria de Izquier- A constitution de l'«Alianza da», ARI (Alliance révolutionnaire de la gauche), est indiscutablement une victoire politique pour le prolétariat et les masses opprimées des villes et des campagnes.
Pourquoi ? Parce que nous pensons, nous qui formons la majorité des organisations politiques de la gauche que nous avons fondé cette alliance sur le terrain de l'indépendance politique de classe du prolétariat. Ce principe est affirmé au point VI de l'acte de constitution de l'ARI, signé le 17 janvier par le CEN (Comité exécutif national) de l'UDP et PRT d'Hugo Blanco. Cette position de PRT reprend les termes essentiels de l'accord des 2 et 3 janvier entre le POMR, le PST et le PRT. Dans ce document fondamental que P'UNIR, le POMR, le PCP(M), le PSR(M) du FRAS ont adopté, sont affirmés clairement, comme fondements de l'accord, les principes suivants : «VI/ Le CEN de l'UDP fait sienne la déclaration unitaire, y compris le point de la plateforme qui précise que l'alliance ne pourra accepter en son sein de partis bourgeois et la clause introduite par le PRT selon laquelle aucune organisation, membre de l'ARS ne sera acceptée».
Cette clause de l'accord, comme toutes les autres, est contraignante pour toutes les organisations qui ont signé l'accord, ou, comme dans le cas du MRS, pour les organisations qui se sont jointes postérieurement à l'Alliance en reconnais-
Unité contre la bourgeoisie ! sans ses documents constitutus. Rien de plus normal. LES LIMITES DE L'ACCORD
Dire que l'ARI est une victoire politique partielle, c'est reconnaître ses limites. En fait, l'ARI n'est qu'une alliance électorale. Elle n'est pas un front. Ses limites résident dans le fait que l'ARI ne comporte pas explicitement le mot d'ordre pour un gouvernement ouvrier paysan, ni de programme qui la situerait sur ce terrain, sur le terrain de l'unité des ouvriers, des paysans et des masses opprimées dans la lutte pour instaurer leur propre gouvernement, sans représentants de la bourgeoisie qu'ils soient civils ou militaires. Par conséquent, composantes de l'ARI gardaient toute liberté de proposer leurs propres formules de gouverne-
ment. Cela était aussi un des éléments du «contrat». Comme l'affirme le point Il de déclaration unitaire de l'ARI: «En tenant compte du fait que les plateformes politiques contiennent forcément des formules de gouvernement et qu'il existe des divergences, les organisations signataires gardent toute liberté d'agitation sur ce theme.»
C'est sur la méthode du front unique qui se résume dans la formule suivante : «Frapper ensemble, marcher séparément» et essentiellement sur le point VI de l'acte constitutif que se fonde la participation du POMR à l'ARI.
L'OFFENSIVE
REACTIONNAIRE D'UNIR Au sein de l'ARI, sous la pression de la bourgeoisie et de l'appareil stalinien du PCP(U), d'UNIR, du PC(P) «Patria Roja» qui soutient la bureaucratie contre-révolutionnaire de Pékin, est menée une offensive politique de nature contre-révolutionnaire dont le but est de modifier la nature politique de l'ARI, de la faire éclater en lui faisant abandonner le principe de l'indépendance de classe du prolétariat.
En fait, les dirigeants d'UNIR ont organisé pour modifier le point VI, en exigeant l'entrée dans l'Alliance de partis bourgeois. Ils ne le taisent ni ne le dissimulent; pas plus qu'ils ne cachent ni ne camouflent leur volonté de former un «gouvernement anti-dictatorial, patriotique
«UNIR considère que l'ARI doit regrouper toutes les organisations anti-impérialistes, j compris celles représentant des l'ARS et le FENETRACA. C'est ce qu'a déclaré hier Cesar Augusto Rojas. «el Personero» devant le JNE d'UNIR» (Expreso du 30 janvier 1980).
«Nous sommes opposés aux positions unilatérales des groupes trotskystes (PRT, POMR, PST). Nous ne voyons aucun inconvénient à ce que l'ARS soit représenté sur les listes de
20 mars 1980 l'ARI, comme candidat au Parlement.» (La Prensa du 3 février 1980).
LES HESITATIONS DE
L'UDP FAVORISENT UNIR
Les accords des 17 et 18 janvier - ratifiés le ler février dans la circulaire numéro 1 de l'ARI - signifient clairement un compromis accepté par les direcpetites bourgeoises qui interviennent dans le mouvement ouvrier et dans les masses opprimées avec les représentants d'une véritable ligne prolétarienne qui sont à l'initiative de l'exclusion de l'ARI de toute organisation ou représentant bourgeois. Il s'est donc produit une chose inattendue et apparemment impossible : des goupes partisans de la collaboration avec la bourgeoisie, en vertu de leurs soi-disant raisons principielles, à savoir qu'il peut des. secteurs bourgeois «révolutionnaires» et démocratiques, ont signé un accord sur une autre ligne politique, une ligne en réalité contradictoire : l'exclusion de la bourgeoisie de l'ARI. Ils affirment qu'ils «ont fait des concessions». Nous, nous disons que ceux qui ont écarté, les 17 et 18 janvier, les représentants petits bourgeois ont agit correctement et ont fait un pas en direction de la défense des intérêts de classe du prolétariat (...).
L'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui l'ARI a sa racine politique objective dans les hésitations que connaissent les dirigeants petits bourgeois qui, soumis aux pressions de la bourgeoisie, sont incapables de tenir des positions fermes en obligeant l'UDP à respecter l'accord qui se résume dans le point
VI. Ce sont ces hésitations qui ont ouvert la porte à l'offensive réactionnaire d'UNIR, en même temps ont favorisé les électorales. Mais, c'est un problème politique et il ne s'agit pas simplement de nommer des candidats. A travers la discussion sur les nominations pour établir les listes présentées par l'ARI, se retrouvent les mécanismes de la politique de classe qu'ont mis en évidence les déclarations d'UNIR et qui n'ont d'ailleurs jamais été dissimulées. Pourcette raison, le seul moyen de faire reculer UNIR, le groupe qui défend avec le plus de constance la collaboration avec la bourgeoisie, est le combat politique pour la défense du point VI : exclusion de la bourgeoisie des listes et des actions de l'ARI, aucune remise en question de cette position politique, indépendance de classe du prolé-
LA POSITION DU POMR
Telle est la position du POMR sur l'ARI. Notre parti restera dans le cadre fixé par l'accord signé avec les directions petites-bourgeoises, tel qu'il est défini au point VI, tout en estimant que la signification logique et naturelle de cet accord est la bataille pour un gouvernement ouvrier et paysan, sans représentant de la bourgeoisie que l'ARI, le PCP(U) et le FOCEP doivent constituer une liste unique, sans généraux ni patrons, et un gouvernement ouvrier et paysan. C'est ainsi que exprimons, de succinct, notre orientation pour la période actuelle, au niveau tactique, pour un gouvernement ouvrier et paysan, seul capable de prendre des mesures anti-impérialistes et anti-capitalistes nécessaires, dans la situation actuelle, pour sortir le pays de la
Get pour éviter la catastrophe. Le 23 février, se réunira à Lima une rencontre nationale des premiers militants organisés autour de la liste unitaire, ouvrière et paysanne, anti-impérialiste, sans représentant bourgeois, qui constitue une alternative de gouvernement.