La polémique du (Extrait de Revolucion
Proletaria) Bandera socialista, organe du PST, dans son numéro 25 du 8 février 1980, rend compte de la conférence du PST dans les termes suivants:
- Aussi bien le PR ue le POMR ont laissé pa ser une occasion favorable pour présenter aux masses un pôle de regroupement pour une politique d'indépendance de classe, aux côtés du PST, qui soutient la candidature d'Hugo Blanco à la présidence de la Prépublique, à la tête d'une liste de candidats ouvriers, paysans et de repré sentants des associations de quartier, qui lutte pour un gou-
Get paysan, sans patrons ni militaires, qui et en avant un programme ar
-capitaliste et anti-impérialist de solution à la crise. 2 - Exiger que le candidat
Hugo Blanco, le PRT et le POMR mènent bataille au sein de l'ARI pour chasser l'ARS et tous les représentants bourgeois et pour impulser la lutte pour un gouvernement des travailleurs, sans généraux ni patrons. Dans ces conditions, le PST serait alors prêt à se joindre aux listes de l'ARI».
Dans divers documents, déclarations publiques et dans notre presse, dans les accords unitaires signés avec le PRT et le PST les 2 et 3 janvier, et aujourd'hui, dans l'article ci-contre, nous avons affirmé 'notre position sur l'ARS, soi-disant membre de l'ARI. Si le POMR est entré dans l'ARI, c'est essentiellement parce que le point VI de l'accord affirmait clairement que l'«Alliance ne pourra accepter en son sein de partis bourgeois et selon la clause introduite par le PRT, aucune or-
POMR et du PST anisation membre de l'ARI n
Il faut le réaffirmer, l'ARS n'est pas membre Dans le cas où une des organisations, membres de l'ARI, tenterait de l'y introduire, il s'agirait d'une violation flagrante de l'accord. Le POMR réitère son affirmation que, si cela se prosait, il dénoncerait les liquidateurs de l'ARI et, manœuvre devait réussir, il quitterait immédiatement l'ARI.
Le PST le sait parfaitement; par conséquent, la manœuvre entreprise par quelques-uns de ses dirigeants et de ses cadres qui affirment que le POMR se situe sur des positions de front populaire échouera. Nous demandons fraternellement à la direction du PST de cesser ses accusations calomnieuses car la poursuite d'une telle campagne ne peut que dégrader les relations fraternelles que nous avions jusqu'à ce jour.
QUELLE EST DONC
L'ERREUR DU PST ? 1 - Dans la création du «pôle indépendant», seuls les trotskystes, PRT, PST et POMR, parmi les organisations de l'Alliance, ont cette orientation. Le but de cette Alliance était de constituer un pôle comme «axe de regroupement des masses ouvrières et paysannes contre le gouvernement militaire, l'impérialisme et la bourgeoisie»; c'est-à-dire de regrouper les organisations et les partis qui se situent sur le terrain de l'indépendance de classe.
Il est évident que les organisations qui sont entrées dans l'ARI, du fait de leur orientadans la lutte de classe, mais essentiellement du fait de leur signature du point VI de l'accord entre le PRT et l'UDP, se sont placées sur le terrain de l'indépendance politique de
2 - Considérant que l'ARI reganisations des masses ouvrieres la majorité des oret paysannes et que ce fait est affirmé au point VI, il fallait alors s'y intégrer pour y mener la bataille «de l'intérieur» pour application de l'Alliance et l'accomplissement complet de l'accord. Seulement de cette manière, pourra être cet instrument du unique anti-impérialiste constitué avec tant de difficultés. Et cet instrument est à la disposition des masses populaires, tout comme l'est la candidature du camarade Hugo Blanco. Le POMR a toujours affirmé qu'un des aspects de cette bataille était la lutte pour une candidature unitaire, ouvrière et paysanne, sans bourgeois, qui
June alternative de gouvernement.
Nous affirmons de plus que nous sommes prêts à mener la bataille pour un gouvernement ouvrier et paysan, sans repré sentant du capital. Cette position se voit confirmée par l'actualité, alors qu'est discuté le problème du gouvernement et que doit être menée une lutte rontale contre tous ceux qu u sein de l'ARI, sont en taveu d'un gouvernement d'alliance avec la «bourgeoisie nationale»; 3 - Si le PST ne s'intégre pas à l'ARI, c'est parce qu'il ne croit pas au front unique, c'est-à-dire en la tactique révolutionnaire qui, dans un pays arriéré, permettra au prolétariat de se libérer de l'oppression nationale et d'accéder au pouvoir. L'abandon d'une telle tactique mène à adopter une position sectaire, à croire que le parti révolutionnaire pourrait se construire à partir de la simple augmentation de ses effectifs. Cette erreur peut de plus entraîner une conception «d'appareil» pour la construction du parti révolutionnaire. Par conséquent, si, aujourd'hui, le PST pense qu'il s'est trompé en n'entrant pas dans l'ARI pour y mener bataille pour le front unique antiimpérialiste (FUA) et pour lui faire adopter des positions indépendantes de classe, il peut rectifier cette erreur. Et pour cela, il n'a pas besoin d'utiliser la couverture qui consiste à de-
mande a en es pro qui donne rent et rest tants bourgeois et qu'ils im- «en dehors du coup» jusqu'à posent de mener la lutte pour un gouvernement des travailleurs, sans généraux ni patrons». C'est précisément lutte qu'a mené dès le premier jour le POMR, en accord avec son orientation politique, sans avoir besoin d'attendre les conseils de dernière heure que ce jour.
camarades du PST, nous débattons avec vous dans un esprit de fraternité trotskyste et en mettant de côté toutes les polémiques d'importance econdaire comme celle qu lous venons de dénoncer en ente ecteie pules et les.
masses se trouvent de plus en plus démunies. Une partie très importante de l'appareil d'Etat se trouve pratiquement sans raison d'être à cause de la récession économique, et des dizaines des milliers de travailleurs des ministères sont menacés de chômage.
Le gouvernement militaire toutes les ressources économiques du pays pour garantir les profits de l'impérialisme et des capitalistes péruviens tout en détruisant les forces productives nationales, c'est-à-dire en privant de capi-