A lelà de des 2, 2en et
29 février pour les 80 sièges parlementaires attribués à la communauté noire par les accords de Lancaster House auront été l'expression de l'engagement profond de la population aux côtés des nationalis- tion tes qui ont mené la guérilla. Avec une participation électorale de 94%, la ZANU-PF de Mugabe obtient 62,9% des suffrages et 57 élus, soit la majorité absolue. Le Front patriotique sous l'étiquette duquel se présentait la ZAPU de N'Komo obtint 24,1% des suffrages et 20 députés.
Les résultats reflètent ainsi à peu près fidèlement les rap ports de force instaurés lors de la lutte armée.
L'échec cuisant de Muzorewa (UANC) qui, avec 8,2% des voix, dispose de trois députés alors même que les Sithole et Chikerema n'en aucun, démontre clairement le sentiment populaire de rejet sentiment des leaders trop ouvertement compromis avec le régime raciste de Smith. En votant pour la ZANU-PF, les masses populaires noires ont exprimés leur désir d'en finir avec le régime raciste de Smith.
Il faut apprécier l'importance de ce résultat, dans la mesure où les élections se sont déroulées dans un tion entretenu par les forces racistes sud-africaines et rhodésiennes et sous l'encadrement militaires du Common-
Tout avait été prévu par le gouverneur britannique et les dirigeants racistes pour margi-
20 mars 1980 naliser la ZANU-PF dont les di-
Get militants ont été victimes de nombreuses provocations pendant la période électorale. Tous les moyens furent utilisés pour tenter d'atteindre cet objectif, des restrictions apportées à la campagne électorale des candidats de la ZANU-PF aux provocations des «Selous scouts» qui incendièrent plusieurs églises, en passant par des attentats contre la personne de Mugabe.
De plus les élections se sont tenus sous la surveillance de l'Afrique du Sud qui avait rappelé ses réservistes pour africain de la Défense n'hésitait pas à déclarer que « dans l'éventualité d'un effondrement du gouvernement et de chaos en Rhodésie, l'Afrique du Sud considérera de son devoir d'intervenir militairement».
Tout cela n'empêcha pas les masses africaines de se rendre par centaines de milliers dans les meetings organisés par la ZANU-PF ou le Front patrioalors que Muzorewa, dont la campagne électorale était financée par des capitalistes blancs, ne parvenait pas à réunir plus de quelques milliers de personnes dans des kermesses à l'américaine où l'on offrait gratuitement à manger.
Pourtant les fortes potentialités de mobilisations ainsi exprimées n'auront pas été mises à profit par les dirigeants nationalistes de la ZANU-PF et du Front patriotique qui menèrent une campagne électorale faite de vagues promesses et toute orientée à fournir des garanties aux colons blancs.
Zimbabwe
Ainsi, Mugabe a rencontré en secret les dirigeants racistes sud-africains au Mozambique et promit le 27 février au général Walls de l'armée rhodésienne de le maintenir dans ses fonctions après l'indépendance. question des privilèges des colons blancs et notamment l'accaparement des meilleures terres, N'Komo et Mugabe sont d'accord pour refuser les nationalisations et les expropriations. Car, comme l'a dit Mugabe, il ne faut surtout pas «casser la machine».
Le projet des dirigeants nationalistes est donc tout simplement d'incorporer tel quel l'appareil d'Etat raciste en intégrant les forces de guérilla à l'armée rhodésienne sous les ordres du général Walls.
Mugabe a d'ailleurs, dès sa victoire électorale, appelé à la constitution d'un gouvernement de «large front national» dans lequel il intègre des représentants du Front patriotique de N'Komo, mais aussi des dirigeants racistes blancs. La philosophie du projet néo-colonial s'associent totalement les dirigeants nationalistes noirs, résumée par Mugabe qui en appelant à la réconciliation nationale après les élections a exprimé de bâtir «l'avenir à partir de la base de la société actuelle, qui est capitaliste», et suivant un processus de «réformes graduelles».
Cet étapisme vulgaire n'a qu'un seul objectif : maintenir l'essentiel des intérêts capitalistes dans le pays dans le cadre du marché économique impérialiste. D'ailleurs, une des premières demandes de Mugabe à l'ancienne puissance coloniale. fut la
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396,505
ZANU-PF 10-02 1
79-0% 9
WANG 7-620
• Victoria Falls
North
ZANU-PF 6-840
¡TOTAL:
Encored
2,883,000
Seats
TOTAL VALID VOTES CAST 2,649,490
ZANU-PF(Robert Mugabe)
63? of Votes Cast 57 Seats
PF (Joshua Nicomo)
247
82 "
participation du futur Zimbabwe indépendant au Commonwealth.
les
Pour l'instant, blancs ont adopté face à ce processus l'attitude qui leur a été conseillée par Smith lui-même, celle du «wait and see» (voir venir). Le dirigeant raciste, fort des concessions des nationalistes noirs, a d'ailleurs affirmé que pour sa part, il désirait « travailler ensemble avec nos compatriotes pour faire de cette nouvelle aventure un succès.»
HOW THE VOTES WERE CAST
174,930
ZANU-PF 83-82 6
PF
2-34 0
282,932
862 0
UANG
AND-PF 72-0% 6
(13-42 1
West
Central
MASHONALAND
East
Umtali lIDLANDS
•Gwelo
MATABELELAND
¿ Fort Victoria
Bulawayo
VICTORIA
South
PF
ZANU-PF 59-72 8
27-021 modération sont encore consicolons moindre mesure s'attaquant à part. Car, on voit mal comment les rilléros qui se sont battus contre le régime raciste et le pouvoir des blancs pourraient accepter cela
Compte-tenu de la situation
Textes et résolutions du
XIe Congrès mondial de la IVe Internationale
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ZANU-PF 80-5*14
PF
4-67 0
UANC 11-9% 2
MANICALAND
313.786
ZANU-PF 84-0211
162 0
PF
622 0
UANC
326,717
ZANU-PF 87-32|11
192 0
LUANG 4-5% 0
Toutefois, les appels à la dérés par le petit colonat blanc comme des déclarations tactiques d'anciens «terroristes». La leurs privilèges pourra donc provoquer des réactions de leur nationalistes masses africaines, et les milliers de guébien donc à prévoir.
actuelle, leur expression politique indépendante sera évidemment difficile, mais c'est là que se situe la voie de la lutte contre le système d'exploitation qui va se perpétuer quelle que soit la composition du nouveau gouvernement.
Paradoxalement, la victoire massive de la ZANU-PF peutêtre un élément stabilisateur dans la mesure où elle écarte momentanémment les risques de mobilisation des masses provoquée par une surenchère entre organisations nationalistes concurrentes dans le cas résultats électoraux équivalents.
Mais ce succès électoral a aussi été l'expression d'une d'une puissante volonté populaire de changement radical de société, et notamment de la fin de la ségrégation raciste qui règle actuellement la vie des masses zimbabwéennes. Les dirigeants n'ont pas pour l'instant émis la moindre intention de s'y attaquer. Et il paraît peu probable que les masses travailleuses zimbabwéennes s'en satisfassent comme d'une
Une longue période d'affrontements de classe est