Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

BOLIVIE

Appel du POR-Combate, du PRTS-ERP, du POR et du MLN

Inprecor n° 74, 3 avril 1980 · p. 10-11 · 938 mots

Pérou et Bolivie Syndicalisme

Document Bolivie quatre organisations de formation des Comités de les usines, les lieux de travail. ES partis signataires, conscients de leurs responsabilités devant le peuple et vigilants face à la crise que subit le pays, déclarent : 1. Le processus politique engendré par la montée du mouvement populaire train de subir une rapide détérioration dont les causes peuvent être décelées d'une part dans l'incapacité du gouvernement à répondre aux exigences exprimées lors des journées de novembre, alors qu'il lui était demandé de garantir les libertés reconquises après deux années de luttes populaires, part, dans la politique conciliatrice des groupes sociaux-démocrates qui ont joué un rôle de frein des mobilisations des masses et qui ont contribué à désorienter d'une manière permanente les travailleurs.

l'extrême-gauche bolivienne, le POR-Combate (Section bolivienne de la IVe Internationale), le PRTS-ERP, l'organisation Vanguardia Comunista del POR et le MLN appelant, face aux menaces qui se précisent de coup d'Etat militaire d'extrême-droite, résistance dans les quartiers,

2. Au cours de la dernière considéré qu'il ne faisait plus doute que était prêt pour se lancer dans une autre averture. Des auxquels se sont tels Sandoval Moron, sont apparus comme les têtes visibles vernement ne pouvait ou ne joints à eux d'autres dirigeants, et d'autre partisans de Paz Estenssoro, le

PCml de Oscar Zamora, ainsi que des phalangistes et des banzéristes qui opèrent l'extérieur, tantôt à l'intérieur du Parlement. Au sein de l'UDP sont apparus aussi d'autres putchistes, comme le député Rules forces tervenir à la résulter.

Congrès, cette détérioration avait atteint un niveau tel que les groupes putchistes ont

Parlement,

Garcia Mesa,

Luis Arce et Vargas Salinas, joints des putchistes vaincus de novembre, d'un coup d'Etat auquel le gouvoulait pas s'opposer. Se sont ben Sanchez, qui a déclaré que armées avaient droit et même l'obligation d'indans ces moments si elles les jugeaient bon. 3. Dans les cercles officiels, on considérait que le coup d'Etat était inévitable. C'est l'esprit qui dominait au sein du gouvernement et au Parlement et leurs membres se préparaient à la situation qui devait

C'est ainsi que soi-disant représentation popudont était investi ne donnait aucune pour faire face l'aventure fasciste et, de cette garantir les libertés démocratiques. C'est cette situation qui a permis qu'au sein même du gouvernement et du apparaissent les putchistes qui y organisaient et y préparaient le coup d'Etat.

Mais, ces conditions n'étaient pas suffisantes pour les putchistes. Pour cela, il leur fallait provoquer la division et la confusion au sein du mouvement ouvrier et populaire. Consciemment ou inconsciemment, certains secteurs se sont prêtés à ces manœuvres. C'est ce qui s'est produit lors de la grève dirigée par les instituteurs de La Paz, compromis dans les préparatifs putchistes, et qui, en désaccord avec leur Confédération nationale et désobéissant aux consignes unitaires de la

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COB, ont provoqué une division au sein des masses et ont favorisé les plans des conspirateurs. Il y eut aussi les tentatives de provocation de transport qui ont effectué une grève aidant les projets des putchistes, et l'utilisation des fonds régionaux au profit des groupes putchistes. La conspiration de droite s'est développée dans un contexte d'escalade terroriste avec des attentats destinés à semer la terreur dans la population et la concentration des groupes para-militaires, principalement à La Paz où il y mercenaires dont la mission était de «supprimer» les dirigeants politiques et syndicaux. 5. Le peuple sait que seule mobilisation peut garantir le processus démocratique qui a commencé janvier 1978, pour lui la défense et l'exercice des libertés politiques et syndicales (droit syndical, indépendance de classe, unité avec les paysans par l'intermédiaire de autonomie universités, etc.). Nous ne pouvons pas nous tromper réalité à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui. La lutte

3 avril 1980 pour les revendications économiques, préoccupation fondamentale des travailleurs, passe nécessairement par la défense de ce processus. Il faut donc dire que la priorité du moment est la mobilisation du peuple pour affronter la menace fasciset la préparation accélérée des conditions pour repousser la menace de la droite. Nous ne pouvons cacher cette réalité, ni prétendre que l'on peut continuer à pérorer sur le processus électoral, chaque jour plus improbable, sans auparavant gadroits populaires. 6. La Central Obrera Bolivia-

Ana, qui a exercé la direction politique du peuple pendant la Semaine sanglante, a des obligations qui découlent de sa responsabilité. Autour d'elle, masses doivent s'organiser et se mobiliser pour la résistance. Mais, d'un autre côté, il est de la responsabilité des populaires révolutionnaires de donner aux masses une direction qui prépare cette mobilisation, qui prenne en charge les nécessités de l'organisation et planifie la résistance vailleurs et du peuple dans son ensemble. L'unité de ces forces politiques est la base de la résistance. Les partis populaires et révolutionnaires ont l'obligation de répondre à ces appels historiques. Le peuple ne se fait pas d'illusions sur l'action du gouvernement, du Parlement et des fronts électoraux. Le front qui dirige la résistance s'organise pour la préparation de la résistance. Pour cela, au sein des masses, on doit commencer à s'organiser en Comités de résistance anti-fasciste, qui, dans chaque quartier, dans chaque usine, sur tous les lieux de travail, doivent former des noyaux qui s'opposeront aux tentatives des putchistes. 8. Pour que les conspirateurs ne réussisent pas. Si la résistance de novembre, désorgaspontanée, a mis un frein à l'aventure de Natusch et de ses complices, aujourd'hui, le peuple organisé et préparé arrivera à faire définitivement échec au fascisme et avancera jusqu'à son propre but historique : la libération nationale et la construction du socialisme en Bolivie. La Paz, le 6 mars 1980. Antonio Peredo L. PRTS-ELN Jose Antonio Moreno POR (Combate) Victor Sossa VC del POR Loyola Guzman MLN

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