Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

BOLIVIE

Extrait de l'éditorial de VANGUARDIA (organe de Vanguardia Obrera) de janvier 1980

Inprecor n° 74, 3 avril 1980 · p. 9-10 · 918 mots

Pérou et Bolivie

L tures de la COB aux pro-

chaines élections a éveillé intérêt inusité auprès des masses ouvrières et populaires, et c'est pourquoi nous pensons qu'il est nécessaire de continuer de pusérie d'articles qui éclaircissent et justifient cette position qui, pour le moment, a été prise par Vanguardi Obrera seule. L'approbation par une partie du Parlement de la tenue d'élections générales en 1980 signifie avant tout une nouvelle victoire de la volonté populaire sur les intérêts des classes dominantes qui conspirent sans relâche contre le processus démocratique. Les motifs pour ce faire ne leur manquent pas : actuellement, la droite ne peut compter sur aucun candidat capable d'entrer au Palais du gouvernement avec un appui massif et populaire. Pour la droite, les résultats électoraux de 1980 seront pires que ceux des deux années passées; surtout si l'on tient compte de ce qu'un de ses candidats, Victor Paz Estenssoro, s'est démasqué devant le peuple qui sait désormais ce qu'il est: un agent de l'impérialisme.

Comment vont se passer ces élections pour le peuple ? DES CANDIDATURES D'UN

FRONT DE GAUCHE AUTOUR DE LA COB L'année 1979 a permis au peuple de faire l'expérience des limites et de l'échec des alternatives politiques qui avaient recueilli les votes majoritaires de la population. Mais 1979 a signifié aussi la puissante montée du mouvement ouvrier et populaire à travers la Central Obrera Boliviana (COB), en tant que force unique capable de faire face au fascisme pour défendre les libertés menacées.

3 avril 1980

Les événements ont eu la vertu d'enterrer définitivement les illusions sur tel ou tel front électoral et ont fait de la COB l'unique autorité aux yeux des masses, comme expression du pouvoir populaire et de l'espoir de millions d'opprimés.

C'est de cette évidence que nous sommes partis pour proposer que la COB appelle à la formation d'un Front unique de la gauche qui participerait aussi à la lutte électorale de 1980.

Différentes réactions ont eu lieu dans les milieux ouvriers, populaires et politiques depuis que Vanguardia Obrera a lancé cette proposition, en décembre onpouvait le penser, la réaction fut unanime dans les milieux ouvriers et populaires pour appuyer d'éventuelles candidatures de la COB. Et, dans les campagnes, l'accueil réservé à cette idée ne fut pas moindre; la preuve en est dans les différentes interventions des déléguées au premier congrès des femmes paysannes qui ont toutes été d'accord pour affirmer que seule la COB avait appuyé le mouvement paysan lors des événements consécutifs à la dévaluation de la monnaie et pour condamner l'attitude des partis politiques. Il n'est pas difficile de deviner pour qui vont voter les paysans lors des élections de juin. silencieux, d'autres ont appuyé et d'autres comme le MIR et le PS (Uno) ont décidé de déclarer la ques» de ques» de Vanguardia Obrera. Les raisons ? Les voilà : si la COB participe aux élections,

Document Bolivie il ne reste plus de place pour Silez Suazo et Quiroga Santa Cruz.

Comment se défendent«La COB n'est qu'une organisation syndicale,» disent-ils, «ce que vous proposez est purement et simplement de l'anarcho-syndicalisme». «Les partis doivent prendre l'initiative politique et ne pas la laisser à la COB. «La COB doit maintenir son indépendance politique».

Ce sont donc quelques-unes des appréciations de nos détracteurs auxquels nous répondons avec beaucoup de 1. La COB n'est pas seulement une organisation syndicale. En raison des spécificités du pays, de l'expérience du mouvement ouvrier, joue dans des circonstances déterminées, comme aujourd'hui, un rôle de véritable organisation au travers de laquelle s'exprime le pouvoir des ouvriers, paysans et des pauvres. Le derété fourni par l'action de la COB contre le coup de Natusch Busch. 2. Si la COB a pris la direction de la lutte du peuple contre Natusch au niveau politique, «plus politique» que les élections elles-mêmes, pour quelle raison ne peut-elle participer avec ses propres candidats aux prochaines élections ? 3. Si l'on dit que la COB n'est qu'une organisation syndicale et qu'elle ne peut agir sur le terrain politique, nous devons en conclure qu'elle ne devait rien faire face au coup de Natusch, étant donné que c'était là agir en tant qu'organisation politique. 4. Quand ils disent que la

COB doit maintenir son indépendance politique, ils insi-

Page 10

nuent que la COB ne doit pas participer aux élections. Nous répondons que les travailleurs, pour maintenir leur indépendance de classe, ciper aux élections avec leurs propres candidats, meilleures candidatures celles de la Central Obrera Boliviana. 5. Enfin, seul le renforcement de la COB permettra aux exploités d'affronter nouveau le fascisme (qui n'arrête pas de conspirer). Il n'y a, comme nous l'avons vu, aucun motif pour s'opposer à ce que la COB participe aux nes élections. Les partis de gauche qui le reconnaissent n'ont pas d'autre voie que d'appuyer cette initiative.

ALIN

COB doivent parti-

CUCB et que les

MLN sont

MNRH

MNRI

MNR - Alianza

MIR

PCB

PCml

POR

PRIN

PRTB

PS 1 prochai-

UDP

VC-POR

VO

INDEX DES SIGLES

Alianza de Liberacion Nacional

Central Obrera Boliviana

Confederacion Unica

Bolivia

Movimiento

Historico (Paz Estenssoro)

Izquierda (Siles Suazo)

Paritido Comunista Boliviano

Partido Obrero Revolucionario de Bolivia

Unidad

Democratica électoral : MNRI, PCB, MIR

Vanguardia Comunista del POR

Vanguardia Obrera de Campesinos de

Movimiento de Liberacion Nacional

Nacional

Revolucionario

Movimiento Nacional Revolucionario de

Front électoral du MNR, PDC, PCml et PRA

Movimiento de Izquierda Revolucionaria

Partido Comunista marxista-leninista

Partido Revolucionario de Izquierda Nacional

Partido Revolucionario de los Trabajadores

Partido Socialista 1 (Quiroga Santa Cruz)

Popular - Front

Une erreur sur cette page ?