46 ans après Sandino, le sandinisme révolutionnaire, aujourd'hui au pouvoir, réaffirme les principes de la Révolution populaire sandiniste. La lutte idéologique est une tâche sein de l'organisation révolutionnaire.
Elle devient plus urgente encore surgissent sous une forme rajeunie des courants idéologiques qui tentent de «réviser»
Sandino aux dépens de notre héritage historique. C'est ce que recouvre précisément le «démocratisme», c'est la dernière tentative en date de réviser Sandino pour le fondre dans l'idéologie libérale bourgeoise en faisant abstraction du caractère de classe et anti-impérialiste du sandinisme dont la synthèse s'exprime dans la lutte révolutionnaire qu'ont menée les masses et leur avant-garde, le FSLN.
1.- LE FSLN, AVANT-GARDE DE LA REVOLUTION
L'hégémonie du sandinisme, qui se développe aujourd'hui à travers toute notre patrie et qui représente la force politique dominante du processus révolutionnaire ne peut être compriou expliquée si l'on aborse de Sandino comme une idée abstraite ou si l'on sépare le mouvement sandiniste de 1927-
1934 de tout le processus révolutionnaire.
Sandino est, avant tout, une ligne politique, militaire et idéologique, un exemple dans l'action qui n'ont été suivis, défenjusqu'à dus et développés leurs ultimes conséquences que sandiniste de libépar le Front ration nationale, et lui seul, unique dépositaire des luttes, de l'héritage historique et de la conduite révolutionnaire de notre peuple. C'est pour cela que le
FSLN a été et continue d'être l'unique alternative révolutionnaire des enfants de
Sandino.
«démocratisme» révolutionnaire que
«Il ne s'agit pas seulement de changer les hommes au pouvoir, mais de changer de système, de renverser les classes exploiteuses et d'assurer la victoire des classes exploitées.» (Commandant
Carlos Fonseca, dirigeant de la Révolution)
Le FSLN est l'avant-garde, parce qu'il surgit des racines de la patrie, de l'armée ouvrière et paysanne de Sandino, de la guerre populaire anti-impérialiste, de la conscience de classe du mouvement sandiniste et de sa stratégie armée révolutionnaire.
Il est à la fois le continuateur d'une ligne historique, des luttes anti-interventionistes et anti-oligarchiques du siècle passé, des luttes de Zeledon; en définitive le FSLN est la continuité hisdes luttes de notre
C'est le peuple avant-garde qui, au prix des de l'héroïsme, des massacres, sacrifices, morts et des firent ressurgir Sandino de l'oubli et du silence dans lequel prétendaient le confiner les oligarchies libérales, conservatrices et les autres forces dominantes même inorganisées.
Le Front sandiniste constitue l'avant-garde, non seulement
Dossier Nicaragua
Les militants sandinistes et tout le peuple de Sandino doivent continuellement reprendre la lutte idéologique sans céder le moindre pouce face aux prétentions du «démocratisme» et des autres courants idéologiques.
C'est pour contribuer à forger l'armement des masses en vue de cette lutte que le Secrétariat national à la propagande et à l'éducation politique du FSLN tient à mettre l'accent sur certains aspects de nos positions. La discussion collective et leur enrichissement militant seront indispensables pour réaffirmer les principes de la Révolution populaire sandiniste. Avec cette contribution que nous publions et par la pratimilitants, de nos nous remettrons le «démocratisme» à sa place.
parce qu'il exprime fidèlement ce que fut Sandino et son Armée de défense, mais parce qu'il a été l'artisan de la victoire, la synthèse organique et politique de cinquante années de flux et de reflux de la lutte sandiniste, des souffrances et des conquêtes révolutionnaire de notre peuple.
n'appartient pas à un groupe. Il appartient à tous. Mais seuls les ouvriers et les paysans ont repris à leur compte cet héritage et en ont fait le symbole et le drapeau de leur lutte, et seule leur avant-garde,
FSLN, a converti cet héritage pour tracer le chemin qui mène à la victoire.
Le combat poursuit dans les tâches de la populaire
Révolution aujourd'hui comme hier, l'héritage politique de Sandino reste actuel et valide pour tous les secteurs politiques qui sous la direction de notre avant-garde veulent participer à la révolution.
Mais Sandino n'est pas seulement un idéal, c'est une réalité que les ouvriers et les paysans concrétisent jour après jour, guidés par leur avant-garde sandiniste dans le développement de la révolution populaire.
Au Nicaragua les autres forces patriotiques ont également le droit d'aspirer à faire leur le sandinisme que jusqu'à présent
Le titre d'avant-garde est un titre honorifique qu'une organisation révolutionnaire gagne dans la lutte, au cours de tout un processus, en menant les masses qu'elle représente d'abord à la prise du pouvoir politique puis à sa consolidation.
Dans la lutte contre la dictature, il n'y a eu qu'une seule avant-garde : le FSLN. Ce rôle, il l'a conquis au cours de vingt années de lutte ininterrompue contre la dictature au profit des travailleurs des villes et des campagnes. La force irréfutable des faits parle d'elle-
Alors que les «opposants» traditionnels trompaient le peuple avec de fausses revendications pour obtenir une parcelle du pouvoir aux côtés du dictateur et pour leur seul profit, le FSLN, même lorsqu'il n'était qu'une force embryonnaire armée essentiellement de la force de la raison, de la justice, des principes révolutionnaires et de sa confiance dans les travailleurs, indiquait le chemin de la libération nationale. Ainsi, par l'exemple quotidien de son action, les conditions les difficiles, par la démonstration pratique clairvoyance et de sa capacité de direction, il s'est enraciné définitivement dans le cœur de notre héroïque peuple travailleur pour ne finir par former qu'une seule force, une unité indestructible pilier fondamental de notre Révolution populaire sandiniste.
C'est après que vinrent les alliés, ceux qui parce que la dictature ne représentait plus leurs intérêts et face à la démonstration de force du mouvement populaire se virent conseuls les ouvriers, les paysans et leur avant-garde ont assumé par leur lutte héroïque. Mais ils comprendre qu'ils ne pourront adapter ou subordonner le sandinisme à leur propre celui-ci exprime les intérêts des quels il revient de diriger les secteurs patriotiques et non pas d'être dirigés par une autre force sociale. 2.- L'AVANT-GARDE, LES TRAVAILLEURS ET LEURS ALLIES, DANS LA LUTTE CONTRE LA DICTATURE traints d'agir contre la dictature. Leur action coïncida alors avec les objectifs du FSLN et des travailleurs.
C'est grâce à la politique correcte du FSLN rassembler toutes les forces anti-dictatoriales sur un programme unique, démocratique et anti-impérialiste que les secteurs progressistes de la bourla petite-bourgeoisie se convertirent en alliés des travailleurs pour renverser la dictature.
Il en découle que les alliés qui se sont décidés à accompagner les travailleurs sur le dernier bout de chemin jouèrent, si l'on veut, un rôle im.
décisif. Ce rôle décisif est réservé historiquement aux forfondamentales - celles qui ont versé leur sang sur les barricades, dans les tranchées, montagnes, vailleurs des villes et des campagnes; ceux
FSLN est l'instrument politique le plus avancé, l'avantet militaire de la Révolution.
3.- NATIONALISME
ET ANTI-IMPERIALISME
Le nationalisme est l'une des autres valeurs du sandinisme. Mais à l'époque de l'impérialisme, un nationalisme qui ne serait pas anti-impérialiste ne saurait favoriser les intérêts du
La souveraineté d'un peuple ne se discute pas, mais se défend les armes • la main, disait notre Général des Hommes Libres.
Mais dans l'histoire du Nicaragua il y eut beaucoup de citotoyens et d'organisations qui discutèrent de notre souveraineté autour de moultes tables de négociations.
Après Sandino et avant et des paysans aux- la naissance du FSLN, aucune organisation, aucun parti politique ne fut capable de défendre notre souveraineté. Parce qu'aucun d'entre eux n'osa s'affronter réellement à l'impérialisme nord-américain. Personne ne peut nier que le nationalisme de Sandino avait un contenu et une pratique anti-impérialistes. Le premier mouvement sandiniste au Nicaragua (1927-1934) se proposait d'expulser l'impérialisme de notre sol et y parvint.
Après Sandino et avant le FSLN, il n'y eut que des partis et des mouvements conciliateurs et prêts à pactiser.
Nous voulons qu'il soit bien clair qu'il ne peut ou qu'il ne devrait pas exister de situations ambiguës : soit l'on est nationaliste, anti-impérialiste et en faveur des intérêts populaires, à l'égal des sandinistes du FSLN, soit l'on est «nationaliste » , en faveur de l'impérialisme, et, partant, opposé aux intérêts populaires et dans ce cas, on ne peut se dire sandiniste. Le cas le plus typique d'un tel nationalisme était la couverture patriotarde du somozisme.
On n'empêche personne dans ce pays de vouloir être nationaliste. Même si c'est un nationalisme de la dernière heure, du moment que ce nationalisme se prononce en faveur des intérêts des travailleurs, que ce n'est pas un nationalisme qui ne sert qu'à légitimer l'opportunisme d'un mouvement ou d'un parti.
4.- LE SPECTRE DE LA PROPRIETE PRIVEE
Indépendamment des différentes formes que prend le cours de la lutte historique des classes opprimées pour leur libé mouvements progressistes et révolutionnaires sont confrontés au
réforme ou révolution;et entre les deux il y a le spectre de la propriété privée.
Ce fantôme est aujourd'hui de nouveau brandi démagogiquement pour semer la terreur et le doute, afin de et de gagner la clientèle policlasses moyennes et de la petite-bourgeoisie.
Affirmer qu'il est nécessaire de défendre la propriété vée des biens de consommation les meubles, l'habitation, réfrigérateurs ou les ustensiles de cuisine, ce n'est pas autre chose que de tenter d'agiter façon ridicule ce vieux alors que cette volution, et toutes ont non seulement défendu propriété privée de ces biens mais ont au contraire tenté d'en permettre l'accès à tous;
la petite
Quand Somoza exploitait Quand et massacrait le peuple, il le faisait toujours au nom des «principes sacrés de la liberté». En bon libéral, il défendit à mort sa liberté d'imposer, avec l'appui de l'impérialisme, système de domination et d'exploitation contraire aux intérêts du peuple. Il expropria ainsi les paysans pour qu'ils aient la «liberté» de vendre leur force de travail à qui voulait l'acheter. Il maintint le peuple dans l'ignorance
Usa «liberté» de décider s'il voulait être éduqué ou non. On donna la «liberté » «liberté» aux capitalistes et aux grands propriétaires terriens d'exploiter le peuple comme ils l'entendaient. On réprima les organisations qui représentaient les intérêts de classe des masses, soi-disant pour que celles-ci puissent choisir «librement» si elles voulaient s'organiser, sans être «manipulées».
l'information l'idéologie qui représentaient le point de vue des opprimés furent réprimées sous prétexte de
«liberté» de ce
Les conservateurs n'ont jamais réclamé autre chose, sinon qu'ils voulaient, eux, encore un peu plus de «liberté» pour bourgeoisie, mais aussi aux ouvriers et aux paysans.
Non seulement la révolution réaffirme le bien-fondé de cette forme de propriété privée, cherche l'élargir tous les secteurs et toutes les classes sociales de la société nicaraguayenne.
Les objectifs de la révolution sont de lutter pour garantir le bien-être social de tous les travailleurs.
Au lieu du bidonville, l'habitation décente et humaine;
remplacer la terre battue par le lit auquel a droit le travailleur qui produit la richesse sociale; aménager la vie, libérée de toute oppression, en mettant à sa disposition les ustensiles qui permettent de rendre sa vie, et celle de sa famille, commode et agréable. 5.- LIBERTE BOURGEOISE OU LIBERTE POPULAIRE le peuple et que. Somoza les en privait.
On a toujours parlé à notre peuple de la «liberté» comme quelque chose de pur et d'abstrait, qui aurait toujours existé sous la même forme, afin de cacher la connotation de classe
Mais avec la Révolution populaire sandiniste, ces vieilles histoires sont jamais comprennent aujourd'hui que la liberté n'est pas quelque chose dont il suffit de prononcer le nom pour qu'elle existe, mais qu'elle peut signifier dans les faits deux choses diamétralement opposées, selon le point de vue où l'on se situe. Il n'existe pas pour les masses une liberté abstraite qui serait crée en soi, parce que la seule chose qui est réellement sacrée, ce sont leurs propres intérêts de classe et les principes de la Révolution populaire.
La liberté bourgeoise n'a rien à voir avec la liberté populaire qui reflète les propres objectifs du peuple sur le droit de s'organiser et de s'armer (politiquement, militairement et idéologiquement) comme classe afin d'imposer le projet historique de société qui correspond à sa nature de classe majoritaire. Et face à la liberté populaire qui est fondée sur les intérêts de l'immense majorité du peuple, ce serait une manœuvre grossière et éculée de vouloir imposer au peuple une conception sacrée de la liberté abstraite. Ce serait un artifice idéologique issu de tout un passé d'exploitation et qui tenterait de le faire perdurer, même sous une forme remise au goût du jour.
La Révolution a déjà défini clairement dans quel contexte la liberté doit être conçue. Et l'heure est venue de donner aux mots leur véritable sens. Tenter de le cacher par des subterfuges, c'est porter atteinte aux intérêts du peuple.
6.- L'EDUCATION •EST UNE LIBERATION, PAS
UNE DOMESTICATION Jusqu'au triomphe de la Révolution, l'éducation était au Nicaragua un privilège de classe qui maintenaient les grandes masses exploitées du pays dans l'ignorance, les soumettant à la manipulation politico-idéologi-
Get à la domestication la plus criminelle qui soit. L'éduconstituait un privilège de classe non seulement du fait majorité gens n'y avait quasiment pas accès, en raison de leurs conditions économiques d'exploités, mais aussi de par le contenu même du système éducatif, élaboré pour reproduire l'idéologie des classes dominantes et renforcer les bases de des rapports économiques d'exploitation. Comme dans toutes les sociétés capitalistes, c'était le rôle dévolu au système d'éautres institutions idéologiques de l'Etat (moyens de communication, appareil culturel, etc.).
L'éducation, en effet, n'a jamais été neutre ou pure. On n'a jamais non plus consulté les pères de famille sur le type d'éducation qu'ils désiraient pour leurs enfants.
Ce sont là des arguments , de charlatans. On ne peut pas camoufler le contenu de classe de l'éducation avec une phrase en l'air alors que, dans les faits, que l'éducation est une nécessité objective du système pour survivre.
Avec la victoire de la Révolution et l'arrivée au pouvoir des classes exploitées, cette situation a radicalement changé. La nouvelle réalité socio-économique, les nécessités objectives du processus révolutionnaire et les intérêts de classe de la majorité exigent un nouveau svstème d'éducation qui ne serve pas à couvrir l'exploitation et la faire apparaître comme normale, mais au contraire qui serve à dévoiler aux yeux des exploités l'exploitation, pour les libérer et leur fournir un instrument qui leur permette de devenir des sujets actifs de leur propre histoire.
S'il y a bien quelque chose qui peut exprimer la prise du pouvoir réel par les exploités, c'est leur capacité technique et diriger consciemment la société sur de nouvelles bases économiques. Et le. nouéducatif devra jouer un rôle fondamental pour
La croisade pour l'alphabétisation qui est sur le point de débuter n'est que le premier pas décisif dans cette voie
Et le contenu politicopédagogique de la campagne
Le renversement de la dictature, qui fut le produit de l'action révolutionnaire des masses et de leur avant-garde, a ouvert la voie historique par laquelle les travailleurs, les paysans et les autres secteurs du peuple opprimé debout et impulser leur propre projet politique et socio-économique. C'est pour cela que les travailleurs sont les principaux protagonistes de la construction d'un Nicaragua nouveau. coue jusque dans leurs tréfonds les ennemis du peuple et les pousse a développer les formes les plus variées de diversion ideologique, au sein de notre classe ouvrière, pour la diviser et empêcher la classe d'acquérir sa cohésion organique et po-
Les vocables de «démocratie syndicale» et de «pluralisme idéologique» cachent l'intérêt est précisément fourni par la nécessité impérieuse de rom- de rompre avec la domestication à laquelle ont été larges masses et la jeunesse de notre pays. On peut domestiquer un peuple ignorant, divisé et désorganisé pour qu'il accepte tranquillement l'exploitation et l'idéologie de ses exploiteurs. Mais personne ne peut subjuguer un peuple organisé et conscient de son rôle historique. On ne continuera pas d'exploiter notre peuple au nom de la prétendue «liberté » qu'il aurait de continuer d'être ignorant et
Cela, ce n'est pas la liberté, mais une déclaration de guerre criminelle contre le droit du peuple à sa libération. Avec l'alphabétisation non seulement les larges masses paysannes analphabètes vont se libérer, mais aussi les milliers de jeunes qui étaient hier domestiqués pour assumer comme des moutons l'idéologie de la classe dominante afin de reproduire le système d'exploitation.
pristinaton pollen tent Et quelles que soient les op-
7.- UNE SEULE CLASSE OUVRIERE, UNE SEULE ORGANISATION SYNDICALE qu'ont les ennemis de nos travailleurs à les maintenir atomisés pour empêcher leur unité monolithique, organique politique.
La classe ouvrière nicaraguayenne, reste du monde, est une seule classe. Les intérêts des ouvriers de notre pays, quelle que soit leur place dans la production, indépendamment du fait qu'ils travaillent à Fabritex, à El Caracol, à la Standard Steel ou dans agricole de production, sont les mêmes, l'idéologie est la même, leur organisation syndicale - comme instrument de la lutte de classe même. Des valeurs comme «démocratie syndicale» et le «pluralisme idéologique» sont hors de propos s'il s'agit, en opposant la liberté d'organisation syndicale au projet d'unité ouvrière qu'avance la Révolution, de chercher à fragmenter la classe, à la diviser en autant de petites parcelles que les organisations syndicales peuvent en créer dans le pays. La dispersion organisationnelle de la classe ouvrière n'est pas l'expression de la démocratie prolétarienne mais bien le produit de la structure même du capitalisme qui oppose au capital le travailleur individuel. une politique d'oppression que l'impérialisme a impulsée, avec l'aide de ses alliés, afin de désarticuler la volonté de nos vriers en une gamme multiforme de petites parcelles syndiforment ainsi obstacle à leur développement classiste et revolutionnaire lutte révolutionnaire des masses, seule l'initiative créatrice des ouvriers et des paysans est capable faire triompher les objectifs des travailleurs. La véritable démocorrespond alors à l'impératif historique de forger un seul instrument unique, organique, politique et de classe pour les travailleurs.
8.- REDISTRIBUTION
OU REVOLUTION Le capitalisme a eu recours au petit jeu de la répartition d'une partie des profits des entreprises entre les travailleurs pour freiner la lutte de classes.
Les capitalistes s'imaginent un monde dans lequel, en redistribuant cinq pesos de leurs profits à chaque travailleur individuel, ils vont obtenir cet équilibre ardemment désiré tre la «justice et la liberté». Peut-être même que la charité patronale meilleurs fruits si le fait n'était pas que le monde réel est radidifférent. Dans le réel, leurs désirs ne coïncident pas avec les réalités du fait des contradictions du système, et les travailleurs n'agissent pas comme une somme d'individus, mais comme une classe organisée autour de son
Le sandinisme a rendu les travailleurs conscients qu'ils ne doivent pas se vendre pour quelques pesos. Le pouvoir politique des classes travailleuses ne pourra pas être échangé, même
contre la totalité des profits d'une entreprise. Ce qui est important, c'est de participer aux décisions de l'entreprise et, ce qui est encore plus important, c'est de participer aux décisions économiques et politiques qui sont prises au niveau de toute la société.
Les redistributions, comme qu'elles soient (comme celles du Salvador), ne peuvent remplacer le pouvoir révolutionnaire des masses populaires. Et écoutez bien : quand nous parlons de Révolution, nus parlons de la participation organisée des travailleurs à la construction d'une
LES VALEURS
Nous l'avons dit à de nombreuses reprises, nous le disons maintenant et nous le disions lorsque nous luttions avec acharnement contre la dictature : le FSLN, avant-garde indiscutable de cette Révolution, garantit la pratique individuelle de toutes les valeurs et croyances, de toutes les religions. Nous sommes respectueux de ces croyances, et nous ne cesseront de l'être. Au Nicaragua, la liberté existe, une liberté qui ne porte pas préjudice aux intérêts du peuple, aux intérêts de notre Révolution. Mais ce que la Révolution populaire sandiniste n'acceptera jamais, c'est que la pratique politique organisée de ces opinions se fasse contre la société qui société qui en finisse avec les inégalités et l'exploitation.
La redistribution ne doit tromper personne, surtout lorsqu'il s'agit d'un mécanisme populiste qui sert, comme si nous étions encore au temps de Somoza, à échanger des votes contre des cordobas.
Le modèle le plus avancé de développement du capitalisme est celui qui obtient que les travailleurs limitent la démocratie à l'enceinte des usines ou des entreprises. Il règle l'exploitation pour préserver l'exploi9.- LA REVOLUTION SANDINISTE GARANTIT INDIVIDUELLES Révolution. Ce que nous ne permettrons jamais, c'est que la que la contre-révolution puisse être menée au nom de la liberté de culte, de croyance et de valeurs religieuses. Ici chacun peut aller sans crainte dans ses églises, mettre en pratique ses convictions religieuses. Et personne ne lui demandera comme préalable, pour s'organise dans un syndicat, une coopérative ou un parti politique, qu'il dise quelle est sa religion. La pratique religieuse est une activité privée par rapport à l'Etat. Mais notre Etat ne pourra pas permettre qu'au nom de la religion, on maintienne les travailleurs dans la misère, qu'on organise la décapitalisation des entreprises, qu'on sabote la production ou qu'on réalise des actions contre la Révolution. Cela porterait atteinte indiscutablement à la majorité de la société, au droit de tout un peuple forger sa liberté, de sortir de la misère et de l'exploitation. De la même façon que notre Révolution respecte la liberté individuelle de culte et d'opinion. elle garantit le maintien de la famille et le droit qu'ont les parents sur leurs enfants, un droit qui ne va pas sans obligations à leur égard et sans respect des droits des enfants eux-mêmes. En effet, les jeunes Nicaraguayens ont démontré, par leur exemple et leur participation massive à la lutte, suffisamment de maturité pour ne pas être manipulés. Ils savent comment défendre leurs propres droits, les droits de la Révolution populaire sandiniste.
10.- LA PATRIE LIBRE
OU LA MORT «Patrie libre ou mourir», qui signifie la liberté ou la mort dans la lutte de nos travailleurs et du FSLN pour exercer le droit collectif à leur émancipation politique, économique et sociale, sans entrave de l'impérialisme et de ses alliés locaux, est la plus haute expression de l'héritage classiste de la pensée et de l'action du général Sandino et de son armée d'ouvriers et de paysans. Les milices populaires sandinistes
C'est cette patrie pour la- Cest cette patrie pour laquelle Sandino a lutté. C'est pour son héritage que le FSLN, comme guide politique, militaire et idéologique de notre Révolution, conduit et dirige les ouvriers et les paysans dans la construction de la nouvelle so-
Ce n'est pas la patrie que Somoza et ses séides ont mis en avant pour réprimer dans le sang le peuple. Ce n'est pas la patrie où des opportunistes la pensée sandiniste pour se constituer des clientèles politiques. n'est pas une phrase qui symbolise l'héritage de Sandino mais la pratique concrète de cette petite armée insensée qui, dans un contrefort de Las Segovias, lutta pour la libération du neu. lutta pour la libération du peuple. Cet héritage se concrétise aujourd'hui chez les enfants de Sandino, chez les combattants et les militants du FSLN, dans le peuple sandiniste et révolutionnaire.
Dans le langage de nos ouvriers et de nos que nous construisons aujourd'hui est une patrie libre toute exploitation et de toute domination impérialiste, une patrie avec une direction populaire, démocratique et internationaliste dans laquelle nos ouvriers et nos paysans assurent la sauvegarde de nos richesses et de nos ressources naturelles au profit des grandes dépossédées. Une patrie où les valeurs nationales sont respectées, où les travailleurs, les armes à la main, défendent la richesse sociale qu'ils produisent par leur effort. En résumé, une patrie qui recueille l'héritage programmatique politique de Sandino et de son armée gardienne de la souveraineté nationale. Sandino n'a jamais prêté ses mots d'ordre à la bourgeoisie, parce que «seuls les ouvriers et les paysans iront jusqu'au bout, seule leur force organisée remportera la victoire».
Patrie libre ou mourir Extrait de BARRICADA du 14 mars 1980
Dossier Nicaragua