Défendre la pour défendre
Déclaration du D vernement de Téhéran a lancé, EPUIS le 15 avril dernier, le gousur l'injonction du Conseil de la révolution islamique et de l'ayatollah Khomeiny, sa deuxième offensive militaire d'ampleur contre la révolution kurde.
La précédente offensive, qui a duré du mois d'août au mois d'octobre 1979, s'était terminée par une défaite politique et militaire des forces placées sous le commandement du Conseil de la révolution. Alors que l'ayatollah Khomeiny demandait en personne aux «frères kurdes» de «pardonner à ceux qui les avaient injustement calomniés», le régime de Téhéran concluait par un cessez-le-feu et entamait des négociations avec les représentants de la résistance kurde.
Les organisations de la résistance kurde demandaient un statut de large autonomie pour toutes les régions kurdes dans le cadre de la République iranienne. Ils réclamaient le départ du Kurdistan des pasdars
: la révolution iranienne Secrétariat unifié de la IVe Internationale et de la gendarmerie persane. Ils revendiquaient l'élection au Kurdistan organisme représentatif prenne en charge les questions laissées à leur compétence.
C'est le refus de ce plan d'autonomie, le sabotage des négociations et le renforcement du dispositif militaire gouvernemental (pasdars, armée et gendarmerie) qui aboutit au
Les dirigeants kurdes ont approuvé à diverses reprises l'occupation de l'ambassade américaine. Ils ont réaffirmé, y compris après la reprise des combats, qu'ils défendraient le l'insurrection février 1979 contre toute intervention impérialiste et contre tout coup d'Etat réactionnaire. Cependant, le gouvernement central de Téhéran utilisé la tension créée aux frontières par le régime réactionnaire du Baas irakien pour tenter de justifier l'envoi au Kurdistan d'importantes forces militaires et a monté la procette deuxieme offensive. vocation
L'ayatollah Montazeri et le président de la République Bani Sadr poursuiveraient au Kurdistan ce que l'armée et les pasdars aient nettoyé toute la région».
Les organisations de la résistance kurde sont mises hors-la-loi. Interdiction leur a été faite de présenter des candidats aux élections. Un blocus économique, y compris vivres et les médicaments, est mis en place Kurdistan. Au-delà des petites made couverture, tout cela indique le but que se propose le gouvernement central de Téhéran.
Les attaques militaires, concentrées contre les villes du Kurdistan sud, ont déjà fait plusieurs milliers de blessés et de morts. Des villes, telles Sanandaj et Baneh, ont été dévastées par les tirs d'artillerie
DU DROIT A L'AUTODETERMINATION, ET Y COMPRIS A LA SEPA-
RATION DU PEUPLE KURDE ET DES AUTRES NATIONALITES OPPRIet les attaques réfugiés, au moment du siège de Sanandaj, se comptaient par dizaines de milliers. L'ENJEU D'UNE GUERRE CIVILE deux proquestes centuade porisalie.
volution iranienne.
Tout d'abord, l'approfondissement et la radicalisation du mouve ment de masse au Kurdistan s'expriment aussi bien dans les lisations des paysans, l'occupation et la distribution des terres, que l'armement massif de la population et l'apparition de divers types de comités (shoras, baqehs - comités de quartier).
Ensuite, la lutte du peuple kurde met directement en question l'aptitude de la direction nationaliste bourgeoise Khomeiny-Bani Sadr à reconstruire et à consolider l'Etat bourgeois.
Pour ces deux raisons, le gouvernement iranien fait de la question kurde la pierre de touche de sa capacité de diriger tout l'Iran. Cela concerne, avant tout, l'efficacité de l'armée iranienne et du corps des pasdars ainsi que le maintien de l'intégrité du territoire face aux revendications des nationalités opprimées de l'Etat iranien.
L'expérience de la guerre d'août à octobre 1979 et la défiance très forte des populations kurdes envers le gouvernement central de Téhéran constituent des facteurs qui consolident encore plus le très large soutien populaire dont disposent les organisations politiques kurdes (PDK, Komaleh, Bureau politique du Cheik Ezzedine Hosseini). Cela se traduit, culier, dans leur capacité accrue de résistance militaire face à une offensive importante et durable. Le mouvement national kurde apparaît donc comme la pointe la plus avancée des mouvements qui agitent les diverses nationalités opprimées en Iran.
Or, les derniers affrontements au Kurdistan n'ont pas eu tous les effets escomptés par le régime de Téhéran. Si les villes assiégées du Sud Kurdistan ont été finalement investies après que les peshmergas et les milices kurdes aient décidé replier dans les montagnes, les combats ont accentué la crise au sein d'une armée et d'une gendarmerie
Bani Sadr.
l'insurrection breux sont ple kurde.
mobidésobéissance, dans manque de réelle une forces poursuite au Kurdistan.
naires.
iranien pour se du joug de l'impérialisme.
toutes les mesures première révolution aspirations ses laborieuses.
la solidarité
Fedayins et en parti-
KURDISTAN!
SISTES EMPRISONNES!
MEES DE L'ETAT IRANIEN!
de se
IRANIENNES!
14 juin 1980.
dont l'essentiel de l'encadrement
- nostalgique de lancien regime - reste hostile au régime Khomeinyganisation,
Vu l'instabilité politique et sociale en Iran, vu le précédent de populaire de février et l'exécution de plusieurs dizaines impérialiste.
d'officiers fusilleurs et tortionnaires, les officiers refusent de s'engager trop étroitement aujourd'hui encore de défendre aux côtés d'un régime dont l'avenir ne leur parait pas totalement garanla ti. En outre, dans la troupe, nomceux qui manifestent une sympathie avec la lutte du peuouvriers
La multiplication des cas de de désertion, de zèle dans l'application des ordres, s'ils n'ont pas débouché désagrégation des armées régulières, peuvent dante expliquer pourquoi Téhéran a choisi de se montrer plus discret dans la des opérations militaires c'est faire
Face au gouvernement, qui explique que les Kurdes font le jeu de l'impérialisme, quand ils n'en sont pas des agents directs, il est nécessaire de rappeler les positions fondamentales des marxistes-révolution-
La IVe Internationale réaffirme sa solidarité avec la lutte du peuple tionaux libérer totalement universités ques contre
Elle dénonce et lutte contre la économiques, politiques et militaires que l'impour périalisme peut prendre contre la pour frapper rection légitimes des masl'impérialisme.
Dans le monde, les militants de la IVe Internationale organiseront massive avec le peuple iranien pour paralyser le bras de plète l'impérialisme ; en Iran, ils partimasses kurdes!
RETRAIT IMMEDIAT DES PASDARS ET DE L'ARMEE DE TOUT
POUR LA LIBERATION DE TOUS LES MILITANTS ET PROGRES-
POUR LA RECONNAISSANCE SANS CONDITION NI PREALABLE
VIVE LA REVOLUTION KURDE!
SOUTIEN A LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE DES MASSES ciperont au combat des ouvriers, des paysans et des masses opprimées pour la défense, par leurs propres moyens d'action et d'orde l'actuel gouvernement de Téhéran face à une menace de coup d'Etat réactionnaire ou face à une intervention militaire
Mais l'un des meilleurs moyens la révolution iranienne, c'est précisément de soutenir révolution kurde. Refuser de reconnaître les droits de toutes les nationalités opprimées de l'Etat iranien, c'est diviser les rangs des
Get des masses opprimées face à l'impérialisme.
Refuser de reconnaître aux paysans pauvres le droit à la terre, au peuple kurde le droit de s'armer et de s'organiser de façon indépenpour mener leur combat, pour garantir les acquis de la révolution iranienne et les approfondir, le jeu de l'impérialisme et de tous les revanchards nostalgiques de l'ancien régime.
En s'attaquant aux nationalités qui se mobilisent pour la reconnaissance de leurs droits, aux paysans qui occupent les terres, en menaçant les ouvriers qui seraient tentés de pousser plus loin leurs revendications, alors que les trusts internamaintiennent leurs avoirs en Iran, en organisant le sac des
Get les attaques physiles organisations de gauche iranienne, en portant atteinte à des droits démocratiques lesquels le peuple iranien a payé un tribut aussi lourd, la di-
Khomeiny-Bani Sadr sert la contre-révolution et est à contre-courant d'une lutte effective contre
C'est pour cela que la IVe Internationale réaffirme sa plus comsolidarité avec la lutte des