Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ALGERIE

A la recherche de l'homme providentiel

· Inprecor n° 82-83, 31 juillet 1980 · p. 21-24 · 3 093 mots

Syndicalisme Femmes Maghreb

N an aura suffi pour faire éclater la coalition férentes fractions de la bourgeoisie, coalition realisee apres de dures batailles autour d'un homme de compromis : Chadli. Le Bureau politique mis sur pied lors du 4eme Congres du FLN était conçu dès le départ comme un cadre pour canaliser les luttes inter-bourgeoises. Ce qui n'a pas empêché les chefs de file

La crise du capitalisme mondial a des effets démultipliés sur l'économie algérienne, rançon de sa dépendance par rapport au marché mon-

Usa rente pétrolière, la bourgeoisie algérienne n'a pas cessé d'emprunter sur le marché capitaliste pour réaliser son «accumulation». L'industrialisation s'est révélée un gouffre financier, les détournements de fonds, la gabegie et l'inflation importée ont engendré sur-coûts qui atteignent tains projets quatre fois le montant prévu, avec des délais de réalisation supérieurs. Certains projets ont été abandonnés. quant à ceux qui ont été réalisés, ils ne tournent qu'à 30 à 40 pour cent de leur capacité, et de nombreuses réalisations n'ont fonctionné : ammoniaque d'Arzew, machines agricoles de Bel-

Mostagadem et Les installations réalisées fonctionnent indépendamment les unes par rapport aux autres, se font concurrence et importent les produits qui leur sont nécessaires, mais que fabriquent d'autres entreprises secteur des hydrocarbures, conçu comme créateur de devises permettant de financer les secteurs et, par conséquent, tourné vers le marché reproduisant uniquement par mondial. C'est ce secteur qui reçut grosse partie des investissede se comporter publiquement comme des prétendants (1).

Cela s'est traduit par une paralysie totale au moment des prises de décision, que ce soit dans le doéconomique ou bien face aux mobilisations de masse.

La dernière en date, en Kabylie, autour du problème berbère, a fait voler en éclats cette pseudo-collégialité. HORIZON 80, PAS DE MIRACLE ALGERIEN différents plans, renforçant le sous-développement des autres secteurs : mécanique, chime, etc., et son effet d'entraînement sur le reste de l'économie est nul.

L'intégration économique, sée être réalisée par les «industries industrialisantes», est un leurre. Le régime impute son échec au modèle de De Bernis. Pour le ministre de la Planification, c'était un modèle valable pour les pays européens au 19ème siècle. Il a donc été greffé sur la «spécificité algérienne». Le rêve disparaît dès que l'on jette un coup d'œil sur l'agriculture où l'échec est flagrant, d'autant plus que les «progrès en organisation» (Réforme agraire) intégrés dans le modèle sont eux

Peu de gros propriétaires fonciers ont été touchés par la réforme. 40 pour cent des recours ont été acceptés alors que la majorité des terres distribuées lors de la première et de la deuxième phase appartenaient à l'Etat. Cette dernière phase mandataires, ment écartés, sont revenus sur la poindes pieds du temps de Boumédienne; ce retour est aujourd'hui légalisé par la dernière circulaire du ministère de la Réforme agraire.

Pendant ce temps, toutes sortes d'obstacles sont dressés devant les coopératives, ce qui a pour effet une faible augmentation de la production et la stagnation de certaines cultures alors que la population elle, de 3,2 pour cent par an.

constat d'échec est reconnu par toute la bourgeoisie, aussi bien

Algérie

par la tendance «libéralisante» que par les tenants de la «continuité», d'où leur accord sur les «réajustements» ; à plus lorte raison parce que les conditions de vie des masses rendent la situation explosive et peut-être incontrôlable. Les exemples tunisiens et égyptiens sont présents dans les esprits.

La situation des masses est en effet intenable; trouver un logement relève du miracle, sauf pour ceux qui peuvent payer 50 à 100000 dinars (*) de «pas de porte», (le soi-disant plan de résorption de la crise du logement, en tenant compte de leurs hypothèses qui prévoyaient 200000 logements par an, ne permettra de ne revenir qu'en l'an 2020 au taux d'occupation de 1964 !). Quant à l'auto-construction, étant donné le prix des terrains et celui des matériaux de construction, elle ne touchera que les bureaucrates postes élevés et la bourgeoisie.

On trouve la même situation dans le domaine des transports urbains et suburbains, qui sont utilisés surtout par les couches populaires.

encore plus dramatique dans le secteur de la santé, point que les masses vivent dans la hantise de la maladie. Pour obtenir un rendez-vous à l'hôpital, il faut attendre jusqu'à un an, ou bien salaires sont très bas. Et cette situation profite surtout aux médecins du secteur privé. ALGERIE NOTES

Yahiaoui : tenant de la «continuité» autour duquel se retrouve l'appareil du parti qu'il a mis en place depuis sa nomination à sa tête en 77, les staliniens du PAGS et la bureaucratie syndicale.

Bouteflika : homme de la bourgeoisie d'affaires et des technocrates «ouvert» à une libéralisation économique.

Le compremis s'est fait au détriment de ce dernier.

Un dinar algérien vaut 0,88 francs

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L'enseignement, fleuron des trolière réalisations», connaît aussi une situation catastrophique; la sélection opère à tous les niveaux, du primaire au moyen, du moyen au secondaire, le baccalauréat étant le barrage le plus sélectif (23 pour cent de reçus). Seuls les enfants de la petite bourgeoisie parviennent à franchir ces obstacles l'aide de cours privés (100 dinars de l'heure), qui sont un salaire d'appoint pour les enseignants, étant donné le bas niveau des salaires.

sur toute la ligne peut être résumé par les chiffres suivants : 40 pour cent de la population active est au chômage, 70 pour cent de l'économie nationale aux mains des multinationales; la dette extérieure s'élève à 110 milliards de dinars, le service de la dette à 23 pour cent des exportations (soit 13 milliards de dinars), croît avec un tiers de la rente pé-

L'emprise de Boumedienne sur la classe ouvrière commençait à montrer des signes de faiblesse de son vivant. La série de grèves de l'été 77, menées en dehors et contre les bureaucrates syndicaux, l'avait amené à réformer l'UGTA pour la rendre plus crédible aux yeux des travailleurs, d'autant plus que les bureau-

Men place sont un obstacle à son projet de construction d'un parti intégrant les staliniens du PAGS. L'élimination partielle de cette caste bureaucratique a permis l'émergence d'une nouvelle génération de syndicalistes combatifs, non corrompus, certes minoritaires, mais influents.

Après le 5ème Congrès IUGTA, on compte globalement trois tendances : les staliniens du PAGS, les bureaucrates du FLN et des syndicalistes combatifs encore prisonniers de l'idéologie populiste. Différées momentanément par l'agonie, puis la mort de Boumedienne, les luttes des travailleurs reprennent à la veille de l'élection de Chadli, annonçant la ferme détermination des travailleurs de ne pas faire les frais de la crise économique, conséquence de l'incapacité de la bourgeoisie.

Dans la plupart des cas, la bourgeoisie a cédé aux revendications des travailleurs, se contentant de lockouter certaines entreprises à la veille des congés. Pressée par les travailleurs à la base, craignant de ne pouvoir contrôler la situation, la bureaucratie syndicale a élaboré, au mois consacré à l'importation de produits alimentaires (15 milliards masses, ce bilan se traduit par une détérioration constante de leur niveau de vie, le SMIC étant de 950 dinars, alors qu'une etude du ministère du Travail évalue à 2000 dinars le budget minimum familial.

Dans le même temps, des fortunes colossales se constituent; certains dignitaires du régime se font villas dont le prix atteint un milliard de centimes. Pour s'en sortir, la bourgeoisie algérienne entend combiner des mesures économiques allant dans le sens de l'infitah (libéralisation) et des mesures répressives à l'égard de la classe ouvrière, par la discipline au travail, codifiée par un nouveau «Statut du travailleur» et par les atteintes aux libertés syndicales. POUR UN SYNDICAT AUTONOME, POUR UNE UGTA DE CLASSE de juillet, un cahier de revendications, ce qui est un pas qualitatif important dans la vie syndicale.

En effet, depuis le coup d'E tat de 1965 et la décapitation de

Boumedienne, dernier décidait vouloir des augmentations laires. Ce cahier de revendications reste bien sûr très en-deçà part, les revendications telles qu'elles sont présentées, par catéfaut des revendications Enfin, la façon dont a été élaboré revendications, dehors des travailleurs, sans discussions à la base, est anti-démocratique et ne permet pas de les mobiliser pour faire aboutir ces revendications. Seule une prise en charge effective par les travailleurs de leurs revendications élaborées, discutées en assemblées générales, peut faire reculer négociations en coulisses telles que les mène la direction syndicale.

Il n'y a pas d'illusion à se faire sur cette direction. Elle est complètement intégrée à l'Etat bourgeois, chaque occasion les luttes, comme lors de la grève géné-

• Postes et TélécommuniDemene a traité les syndicalistes de «fauteurs de troubles» et leur a intid'accepter les nars accordés par le gouvernement; seule l'intransigeance leurs a permis pouvoir et d'obtenir les

De même. cette tion accepte le «Statut général du travailleur» qui remet en cause les acquis de la précédente législation syndicales sont bafouées dans toutes les entreprises, où des sections syndicales entières sont arrêtées et envoyées en prison, (comme à l'Institut algérien du pétrole, comme Boufarik, etc.), la direction syndicale n'a pas mobilisé les travailleurs pour riposter, se contentant de protestations timides, sans perspectives.

Au moment où la bourgeoisie lance une offensive contre les syndicalistes combatifs (voir les modifications des statuts du FLN, obligeant les responsables syndicaux à adhérer au FLN), la lutte pour l'indépendance de l'UGTA à l'égard du FLN et de l'Etat bourgeois, est une nécessité vitale pour la classe

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RENAISSANCE DU

MOUVEMENT DE Pris au dépourvu, effrayé par la détermination de la classe ouvrière, le pouvoir bourgeois va tenter une démonstration de forces, ayant pour but d'intimider les masses. En septembre-octobre 1979, les brigades anti-émeutes, aidées de chiens, traquent les ouvriers, les jeunes, et envoient dans des camps de travail tous ceux qui ont protesté contre abus de pouvoir. Ce ment de forces baptisé «campagne d'assainissement» pérer les masses et ne les a nullement intimidées.

la lutte menée par les lycéens quelques semaines plus tard. Ponctuée de manifestations, d'affrontements avec les forces de répression pendant une semaine entière, cette lutte a fait reculer honteusement le pouvoir qui a dû céder devant les «gamins».

POUR UN SYNDICAT

ETUDIANT AUTONOME

POUR UNE ARABISATION

FONDEE SUR L'ARABE POPULAIRE, A peine en avait-on fini avec les lycéens que les étudiants des sections arabisées entament une grève qui se généralise rapidement dans toutes les universités du pays, touche certains lycées et une partie des enseignants. Les étudiants refusaient la politique démagogique qui fait d'eux un alibi et les laisse sans possibilité d'embauche à la fin leurs études.

L'arabisation est encouragée par une fraction au sein du pouvoir qui, par sa formation arabophone, se trouve exclue des prises de décision économiques et dont les possibilités de de cette formation pratiquement nulles. des secteurs économiques élargirait donc ses possibilités d'enrichissement.

Cette politique s'explique par le dilemme devant lequel se trouvait la bourgeoisie dustrialisation rapide et arabisation lente ou l'inverse.

Etant donné le type d'industrie choisi, à technologie de pointe et, par conséquent, la nécessité de former des cadres, des ouvriers qualifiés, il n'y avait pas d'autre possibilité de choix que la première solution. combat pour une arabisation basée sur l'arabe populaire et la suppression de la langue française comme langue dominante doit être mené tes algériennes, vont, mier temps, problème de l'oppression femmes en Algérie, de la n'a fait qu'exasrediscussion

La me.

la famille va femmes travailleuses.

nes et les Algériens, te qu'une seule femme.

discuté et amendé population de femmes plus protesté arbitraire.

s'organisant en qu'en nome.

sont culminant avec la lutte pour la re-

L'arabisation connaissance de la langue Tamazirt

(berbère).

d'arabisation

POUR LA RECONNAISSANCE

: in-

DE LA LANGUE TAMAZIRT

POUR L'ARABE POPULAIRE

Influencé par l'idéologie jacobine, centralisatrice et

MTLD culturelle algérienne.

Le grande majorité sa

PPA, la petite-bourgeoisie algérienne qui a investi l'appareil d'Etat colonial a traduit dans les faits cette «unité aussi bien par les étudiants «francophones» qu' «arabophones». L'utilisation du français ou de l'arabe classique exclut les masses populaires de l'in-

Get donc ne leur permet pas un contrôle sur toutes les déciradio berbère. POUR UN MOUVEMENT DES

FEMMES AUTONOME Par la constitution de «groupes de travail d'étudiantes», les étudian-

1980. Les nation dont elles sont l'objet dans domaine du travail, leur enferbon vouloir de l'homdu Code de relancer la mobi-. tre lisation et l'étendre à des syndicadonné listes de l'Université et à certaines

Le pouvoir entend élaborer un lation. Code de la famille en dehors des principaux intéressés, les Algérien-

Men confiant sécurité) l'élaboration du projet à une com- poursuivent mission composée en majorité de membres du clergé et qui ne comp-

Il faut refuser tout code non par toute la algérienne. L'organisation des colloques d'Alger et d'Oran, la mobilisation du 8 mars indiquent me anti-kabyle. la possibilité de mobiliser de plus en mensonges, et d'hommes. L'UNFA, complice du pouvoir, n'a protesté contre Les femmes algériennes ne pour- en ront lutter contre leur oppression dehors de l'UNFA, dans un mouvement auto-

Cette renaissance du mouvement de masse a atteint son point dès sa constitution devenu uniformisante, le PPAa imposé en son sein l'unité cratique Issue dans des rangs du culturelle», par des attaques systématiques contre l'expression culturelle et linguistique berbère, en supprimant l'enseignement du berbère à l'Université, en boycottant dans les organes d'information la chanson et la poésie berbère, et en tentant, en 1962, de supprimer la chaîne de

Menée au début uniquement par les étudiants de Tizi-Ouzou, la lutte pour la langue berbère et l'arabe po. pulaire s'étendra à l'Université d'Alger, à la suite de la répression sauvage de la manifestation du 7 avril étudiants d'Alger se mettent en grève et exigent la libération des 125 détenus. Pendant 3 jours, les tentatives de manifestation sont réprimées et les meetings se succèdent jusqu'à -la libération des 125. A partir du 19 avril, date à laquelle l'assaut conl'Université de Tizi-Ouzou fut et qui s'est soldé par 500 blessés, la lutte s'étend à toute la Kabylie, touchant toute la popu-

Les grèves et les affrontements entre les CNS (Corps national de

Get la population se pendant 3 jours. La mobilisation reprend à Alger.

Le pouvoir tente alors d'isoler la lutte en répandant mensonges et calomnies au travers de ses organes d'information, prétendant que le mouvement est en réalité un complot néo-colonial et attisant le chauvinis-

Mais ni les calomnies, ni les ni la répression ne viennent à bout de la détermination des masses à faire aboutir leur revendications et obtenir la libération des 24 détenus pour «complot contre la sécurité de l'Etat». En s'organisant comité populaire, regroupant INDEX DES SIGLES UGTA - Union générale des travailleurs algériens PAGS — Parti d'avant-garde socialiste (ancien PCA) UNFA - Union nationale des femmes algériennes

PPA - Parti du peuple algérien

Mouvement pour MTLD, le triomphe de la libération démo-

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enseignants, étudiants, ouvriers et

Centre eux, les masses et les étudiants ont montré la nécesde l'auto-organisation pour faire aboutir les luttes, la nécessité de construire un syndicat étudiant autonome et qui soit au côté des masses.

Convoqué pour adopter le Plan 80-84, ce congrès s'est transformé en concert de louanges pour Chadli; les grandes décisions économiques ayant été prises lors des comités centraux de décembre et d'avril, la seule fausse note fut l'agriculture.

Le projet du ment énoncé dans le rapport de la commission économique du Parti, prévoyait le démantèlement du secteur de la Réforme agraire et la transformation du secteur géré selon les normes industrielles. C'est le PAGS qui a engagé publiquement la bataille contre jet, et ce, avant le comité d'avril, en organisant des discussions dans l'UGTA qui furent ensuite publiées dans la presse, ce qui lui valut de violentes critiques de la part du régime et des menaces de la commission économique du Parti. Le secrétaire général de l'UGTA s'est fait rappeler à l'ordre, accusé dêtre manipulé par le PAGS.

Les difficultés la politique agricole, les bévues en Kabylie, tout cela a paralysé le gouvernement et, pour s'en sortir, la bourgeoisie s'en remet à Chadli.

UN CONGRES DE DUPES POUR PLEBISCITER CHADLI positions.

pouvoir, clairecollégialité était comme la

«pouvoir autoce procentral la Révolution».

impasse. Son soulevées par veut pas perdre sa à l'Université, faire le défenseur des «acquis de la

Au moment oû les courants féministes occidentaux brisent le silence tutélaire de la société patriarcale, qu'en est-il des femmes musulmanes ?

Editions

La Brèche

La lutte pour la langue berbère, pour l'arabe populaire, pour un syndicat étudiant sont inséparables de la lutte pour les libertés démocratiques en général, pour le droit de s'organiser librement, le droit d'avoir sa

Pour Chadli, consacré homme providentiel par la bourgeoisie afin de juguler le mouvement de masse et de préserver son pouvoir, le congrès sera donc l'occasion de renforcer ses

Alors que quelques mois plus présentée qualité principale du sant. permettait flèches personnel» Boumedienne, les dignitaires se mobilisent tout à coup derrière Chadli. Il n'y a pas d'intervention qui se fasse sans référence à la «parole de Chadli»; les staliniens du PAGS en- remise fourchant le même cheval de bataille pour «préserver les acquis de continuant à Le PAGS est en fait dans une au FLN a éțé freiné par la mort de Boumedienne et il n'est toléré que toutes les s'il fait preuve de docilité. Il est d'autre part largement rejeté par une fraction du régime. S'il ne base qui se rétrécit de jour en jour, surtout

Oil est obligé de se tionalisation 30 juin 1980

Révolution», sur lesquels la bourgeoisie passera dans sa marche vers

Les attaques ouvertes dont il a été l'objet pendant le congrès sont un avertissement et préparent une «chasse aux sorcières». Les amendements aux statuts du FLN sont en fait des manœuvres pour l'acculer à s'intégrer au FLN. PAGS continue à induire en erreur les militants de base et à entretenir des illusions sur ce régime pourri, sur son anti-impérialisme de façade, alors que la dépendance du pays vis-à-vis de l'impérialisme ne cesse de se renforcer : dépendance technologique, dépendance alimentaire, contrôle de l'industrie nationale par les multinationales, endettement crois-

Il ne s'agit pas pour les marxistes-révolutionnaires rester «neutres» dans la bataille que se livrent les différentes fractions de la bourgeoisie sur la «Révolution agrai-

Ils doivent se battre contre la des terres aux propriétaires fonciers, contre la privatisation des terres appartenant à l'Etat, tout en dénoncer cette Réforme agraire bourgeoise limitée.

Ils exigent la nationalisation sans indemnisation de propriétés des «absentéistes», en premier lieu des capitalistes et des dignitaires du régime.

Ils doivent lutter contre le retour des mandataires dans le circuit de distribution, pour la nationalisation du commerce de gros, exiger la nade tous les capitaux étrangers, l'application effective du monopole sur le commerce extérieur, tout en sachant les limites et l'incapacité de cette bourgeoisie à réaliser ces tâches démocratiques.

LEs femmes Naval L Islam

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