A participation très importante de la jeunesse des couches les plus pauvres aux nombreuses manifestations qui ont conduit chute de la monarchie et à l'établissement de la République islamique est l'une des caractéristiques les plus frappantes de la Révolution iranienne. Il est particulièrement intéressant de souligner la participation des jeunes d'origine rurale. engagement, qui contraste avec l'itraditionnelle de la paysannerie iras'est manifesté à une relatimanque d'exemples de mobilisations tiques avant 1978 chez les paysans, cette politisation est d'autant plus remarquable. Mais il semble logique demander pourquoi ceux-ci - et en particulier la jeunesse - ont pris une part aussi active dans les
On peut en trouver une explica socio-économiques qui se duits en Iran à partir de 1962. Le programme de Réforme agraire, commencé en 1962 et qui a connu des retouches diverses au cours des 10 années qui ont suivi, a été le catades changements économiques dans les campagnes (2). Alors redistribution de la terre dans une plus large mesure à la population rurale que dans les programmes Moyen-Orient, terme ne se sont pas révélés très favorables une majorité de la paysannerie. Presfamilles paysannes ont été exclues de la disles chefs de famille n'avaient pas de forme. Ce groupe s'est transformé en un prolétariat agricole, à la merci d'emploi sous payés et non qualifiés, agricoles ou non, disponibles localement. L'extrême pau-
Nous publions , à titre de document , une étude sur l'impact de la Révolution iranienne dans les campagnes.
Cette étude est parue dans le numéro 87 de la revue MERIP-
Reports (PO-Box 1247 - New York - 10025).
Sur le même sujet, on peut se reporter à l'étude de M. Dowlat, B. Hourcade et O. Puech parue dans le numéro 10 de
Peuples méditerranéens.
vreté et l'endettement sont devenus les principales caractéristiques la situation économique naissent ces paysans sans terre.
Deuxièmement, parmi l'autre moitié des paysans qui avaient reçu de la terre, environ
84 pour cent ont reçu moins de 10 hectares, généralement dispersés en petites parcel les non contiguës. Les facteurs naturels, tels que la configuration montagneuse du terrain, l'insuffisance des nappes d'eau nécessaire tion, l'aridité du climat et la salinité des sols, tout cela a contribué à rendant ces parcelles à des paysans, même dans les quent, la plus grande partie des propriétaires pratiquaient une agriculture de profit, étaient endettés et à peine moins pauvres que les paysans sans terre.
Troisièmement, à peu près la moitié des terres et qui étaient constituées des meilleurs sols - n'ont jamais fait l'objet d'une redistribution mais propriétaires absentéistes. Initialement, la culture de ces terres donnait des emplois aux
Cet ensemble de changements économiques a provoqué, des courants migrades années 70, toires vers les villes d'une importance dramatique.
déjà connu une il s'est accéléré considérable et dramatique en la situation économique culture et il fut par la suite relancé par le boom économique général créé par les revenus du pétrole. La principale caractéristique du boom au niveau de la paysannerie est cons-
Document Iran paysans, mais avec l'introduction et le développement des cultures commécanisées, produisant pour l'exportation et l'agro-industrie, on faisait de moins en moins appel à la main d'œuvre extérieure, ce qui a provoqué une concurrence intense entre les paysans sans terre et les petits fermiers à la re cherche d'emplois de plus en plus
Enfin, la politique du gouvemement visait à stabiliser les prix à la consommation et maintenait gros du blé et des autres céréales à un niveau artificiellement bas, alors que les prix des biens et des croissaient au rythme de l'inflation. En 1977, le prix de re vient réel pour les fermiers d'une tonne de blé ou de riz était plus élevé que le prix de ces marchandises sur le marché urbain de détail, où les produits alimentaires de base étaient fortement subventionnés par le gouvernement. Etant donné que 75 pour cent environ de la production de subsistance est constituée par le blé et l'orge, cla a conduit à une aggravation tion des paysans et à une grande désillusion sur l'avenir de l'agriculMIGRATIONS VERS LES VILLES titué par l'essor de l'industrie de construction. Les jeunes hommes de la campagne ont constitué la principale source de main-d'œuvre dans ce
L'absence de rébellion paysanne large au 20ème siècle en Iran a fait l'objet d'un examen minutieux de Farhad Kazemi et Ervand Ebrahamian publié dans «The non-revolutionnary Peasantry of Modern Iran», Iranian Studies, XI, 1978, pp. 259304.
Les éléments concernant les conséquences de la Réfome agraire sont tirés de ma thèse de doctorat «The Effets of the Land Reform Program on Rural Iran», (John Hopkins University, 1975).
secteur. Au plus haut du boom de la construction, en gros du milieu de l'année 75 jusqu'à la fin de 1977, plus d'un million d'hommes furent employés sur les chantiers de construction à travers tout le pays, alors que la population totale mâle de 16 ans et plus n'excédait pas 8,5 millions.
Ce mouvement migratoire des paysans vers les zones eu le plus fort impact dans les grandes villes, Téhéran, Ispahan, Mashhad, Tabriz, Chiraz pendant, pratiquement toutes les villes de plus de 50000 habitants connurent un flot migratoire important au cours des années 70, la plupart ont grossi d'environ 4 à 6 pour cent annuellement. Dans toutes ces villes, les migrants ruraux se sont généralement installés dans les zones les plus pauvres, souvent dans des taudis sordides faits de boue séchée, de bidons de tôle et même de simples tentes. Ces zones sont totalement dépourvues de tous les services élémentaires de la vie urbaine, tels que l'électricité, l'eau courante, les égoûts et ils connaissent une densité de population élevée. Cependant, ces conditions n'étaient pas ressenties comme ment insupportables par veaux venus, étant donné que plus de 90 pour cent des 60000 villages manquent totalement du moindre équipement. Bien plus, les migrants étaient attirés par les villes où les occasions de trouver du et de gagner de l'argent étaient plus nombreuses. Même bidonvilles les plus sordides, paysans avaient accès à l'éducation, à des services de santé et à des possibilités de se divertir plus nombreuses que dans les zones rurales.
Si l'émigration rurale a touché tous les sexes et les diverses tranches d'âge, ce sont surtout les jeunes nés après 1953 qui furent les plus nombreux à aller Une partie de ceux qui émigrèrent avaient quelquefois peine dizaine d'années et la plupart ceux qui partaient à la recherche d'un travail avaient entre 15 ans. Ce sont en général des célibataires qui épargnent une partie de leur salaire en vue de leur mariage, prévu en général avec une femme de leur village qu'ils ont l'intention de faire venir en ville. Les hommes plus âgés, et qui sont déja maries, laissent leur famille au village, travaillent pendant plusieurs mois puis amènent leur femme et leurs enfants à la ville. En 1977, il y eut un véritable exode massif de jeunes migrants vers les bourgs et les villes. L'enquête que j'ai mence au cours un grand dans que, villages de l'ouest de l'Iran, 65 à
90 pour cent des jeunes hommes de 14 à 27 ans avaient émigré vers des villes proches (entre 50 et 100 kilomètres) ou plus lointaines (plus de 100 kilomètres) pour trouver du travail. Ces résultats sont confirmés urbaines a vernement lui-même et Ahwaz. Ceparler en toute franchise, mais assurés de surcroît que les critiques porattaque dant, à vernement avait déjà perdu le conparticulière les nourévolution, aucune été mise en œuvre.
L' les villages de la même manière. Le travail dans les les constituaient,
Villes la majorité ne rurale agés de qu'ils vers les villes.
une traient de et 16 généralement ou années, de cette année-là a révélé moi et nombre de les plus de par les rapports de sociologues iraniens ayant étudié d'autres régions qui se du pays. En fait, le précédent gou-
40 à s'était alarmé villes, de cet exode massif et de ses consénes h quences à long terme pour la proférieur d'âge duction et le développement agricoles, au point qu'il avait convoqué cent.
conférence de spécialistes lages mais monde rural en 1977 afin de trouver liers, un débouché et endiguer ce flot migratoire. L'importance de la préoccupation du gouvernement peut être déduite du fait que les participants furent non seulement encouragés à étudié tées à la politique gouvernementale
1979.
ne leur vaudrait aucune censure ni de la SAVAK (3). Cepen ce moment-là, l'ancien goutrôle de la situation économique et, moins d'une année plus tard, il perdait aussi le contrôle de la situation politique. Avant l'éclatement de la n'avait mesure modèle que nous avons rencontré,
LA PROLETARISATION DE
LA JEUNESSE PAYSANNE
Les paysans qui émigrent chaque jour pour travailler dans les en 1978-79, des jeunes gens d'origi-
14 à 27 ans. Bien continuassent à résider curité village, à participer à la vie et aux activités agricoles pendant leur temps de congés, ces jeunes hommes monétaient des couches que de la paysannerie (5). Tout d'abord, ces jeunes hommes considéraient les travaux non agricoles comme leur source
3)
de revenus. Cela ne veut pas dire qu'ils n'aimaient pas les travaux des rent.
champs, bien que cela soit vrai pour
4)
majorité exaltait les ils se monde rural.
plaignaient de ce qu'ils ne pouvaient
5)
en vivre. La plupart d'entre eux, en fait, travaillaient sur leurs parcelfamiliales, le soir, pendant leurs
Il ayant
22 ans, soient associés par fléchir père aux décisions concernant d'autres chercheurs, en 1977 et 1978, était le suivant : dans les villages situés dans les régions lointaines (plus de 100 kilomètres) des grandes villes (plus
100000 habitants) le taux migration était plus élevé alors que dans les villages les plus proches des grandes villes, le taux était plus fai ble. En particulier, dans les villages
, trouvaient dans un rayon de 50 kilomètres des grandes le taux de migration des jeuommes était ordinairement inà 50 pour cent du groupe et souvent inférieur à 20 pour Les jeunes hommes de cs vilallaient régulièrement en ville, migrants journapour travailler sur les chantiers de construction ou dans des usines et revenaient dans leur famille au village chaque soir. J'ai observé et
Ice schéma pour la région de Téhéran-Varamin et celle de Chiraz au cours de la période 1977-
Il correspond aux schémas de migrations journalières observés dans d'autres villes, telles qu'Ispahan, Kermanshah, Tabriz et Semnan (4). Je pense que la plupart des villages situés à une distance relativement faible des villes (jusqu'à une heure maximum de transport) montreraient des caractéristiques semblables; des jeunes gens se rendent en ville pour travailler aux côtés de travailleurs appartenant aux couches citadines les plus pauvres et dont la plupart les travaux des champs même si leur rôle actif se limitait à leur travail en ville. Malgré cela, aucun de ces jeunes gens ne voit son avenir dans l'agriculture. Ils aspirent à une sééconomique qu'ils sentent n'être accessible que sur le marché du travail urbain. Cela ne veut pas dire qu'ils trouvent une quelconque satisfaction dans leur travail. Il y a une importante mobilité de l'emploi, les travailleurs étant sans arrêt
Information fournie par plusieurs étudiants iranienn qui y participèInformation orale donnée par divers sociologues iraniens spécialistes du Les éléments suivants sont fondés sur de nombreuses interviews et conversations que j'ai eus avec de jeunes ruraux de la région de Chiraz sur une période de 14 mois en 1978-79. Je remercie les nombreux jeunes gens qui ont bien voulu réavec moi et m'ont apporté à ce moment-là leur aide et leur amitié.
Le second des phones une variations dans minorité tater que six années vième année.
Dans presaue signifiait secondaire, on tirent une cer-
Il est rare qu'ils ressent particulière problème reste niveau réel de alors que soutien les cas. cela domaines, en diabolique tivement.
Les communécomptent au débattues (6).
Ce groupe plaisir.
faibles chances contradictoire étant donné naissance ceux qui cléricalisme est soi en leurs eux, cependant, il se de conscience l'Ayaà
Khomeiny doive dans tous les hommes dans le voyagé chaque fois des enjeux de
6)
les des courants de la étrangère, nale, garde feu Ali de devrait actions entre la
La plus grande partie des jeunes
Le clergé sa et
Ali lui-même sont
18 ans ont de parties de islamo-progressistes, conscience natiospécifique-
Toute étude effets des inter-
l'Iran, soit lorsqu'ils ont fait leur service militaire ou lorsqu'ils ont rendu visite à des amis, à leur famille ou sont allés en pélerinage dans les lieux saints. Presque tous ont de la famille villes et leur contact et leur connaissance de la vie urbaine est aussi étendue que celle de n'importe quel Iranien. Ils montrent un intérêt pour tous les • événements nationaux qui sont souvent de discussion dans les rassemblements sociaux. Ils certainement comme mieux més que leurs pères et ainsi n'hésitent pas à faire entendre leur point de vue auprès des anciens du village. Ecouter les informations à la radio est un passe-temps courant. Pendant la Révolution, beaucoup ont commencé à lire régulièrement journaux et la plupart ont continué de manière plus ou moins suivie. Pendant toute l'année 1978, jeunes hommes étaient au des événements politiques fin de l'année, ils étaient aussi tisés . que n'importe quel groupe.
Quels sont les facteurs spécifiques qui ont influencé leur conduite politique en 1978-79 et quelle attitude ont-ils prise à l'égard de la Révolution ? Un de frustration concernant leur situation économique paraît avoir été déterminant pour les préparer à une activité politique. La très majorité de ces Jeunes gens occupait des emplois non qualifiés pour des salaires très bas. vaiilaient sur des chantiers de construction, mais on les trouvait dans tous les emplois mal payés que l'on, rencontre en ville et qui demandent un faible niveau de qualification. Les salaires moyens étaient de l'ordre de 15000 rials (8) par mois (environ 200 dollars), somme qu'ils considéraient tous comme insuffisante.
Les revenus n'étaient pas la seule source d'insatisfaction. peu d'entre eux étaient de leur travail. Les travailleurs de la construction, en particulier, redoutaient le chômage puisqu'il avait pas de syndicat procurer un travail lorsqu'un chantier était terminé. Ils bauchés pour des périodes courtes, ce qui les obligeait à être sans cesse à la recherche d'un autre emploi. emploi. Les mesures économiques «delationnistes» prises par le gouvernement Amuzegar, en 1977, ont eu pour conséquence une baisse d'activité dans la construction, dès le début de l'année 1978. Chez tous les hommes interrogés, on sentait un grand ressentiment à l'égard des hauts salaires payés par le gouvervivant dans les périeures aux grand sujets par mois (3000 dollars) (8).
se considerent
Une inforcontente possibilité dans trouvait laquelle elle des qui les paysans enseignement certains cas, secondaire.
ces courant et à la yés poliautre fort sentiment de l'enseignement dispensé villageoises.
écoles grande d'une meilleure fort rissaient un
Beaucoup tral'égard des étudiants aussi ducation qu'ils ne
Très tions aux diverses inégalités sociales.
satisfaits
Les frustrations n'y pour leur nouvelle société.
étaient emtrès
1978.
L'identification mobiliser ces fusion telle à cette action.
Les politique furent «l'élite intellectuelnement et les entreprises privées aux salariés qui avaient un haut niveau de qualification. Les hommes de la campagne critiquaient à l'unanimité au l'injustice dont ils étaient victimes, alors que ces salariés touchaient des rémunérations de 10 à 20 fois suleurs. L'animosité était aussi dirigée contre les 100000 étrangers présents en Iran en 1978 et dont on pensait que la plupart gagnaient au moins 20000 tomans petite minorité de ces jeunes ruraux n'était pas tant méde sa situation économique que frustrée en raison de l'imlaquelle elle se d'arriver à la position à aspirait. Il s'agissait avaient suivi un secondaire ou, dans un enseignement post- lieu Ils travaillaient comme instituteurs, employés qualifiés dans les industries, techniciens ou emplode bureaux de l'administration ou des entreprises du secteur privé. Ces hommes composaient une sorte d'extraction «d'élite intellectuelle» au sein de la jeunesse rurale. En tant que groupe, par un ils aspiraient à poursuivre des études supérieures, mais ils n'avaient pas réussi l'examen d'entrée, en raison problablement de la qualité médiocre dans les Ils étaient en général rendus très amers par cette exclusion dont ils étaient victimes cats éducation et nourressentiment à ties sociales, des universités, dont ils pensaient que la plupart gaspillaient les possibilités d'équi leur étaient faites et des les méritaient pas. Ce nombre groupe de jeunes hommes avaient les sans aucun doute une conscience de classe. Alors qu'un certain nombre les était assez familiarisé avec la terminologie marxiste, presque tous considéraient que l'Islam, en particulier un Islam revitalisé tel que le prêchait Shari'ati, pouvait apporter des soluque connaissaient tous ces jeunes gens les rendaient particulièrement sensibles aux discours politiques promettant une
C'est précisément ces jeunes ainsi que le mouvement politique tisés, aient contre le chah fut perçu à la fin de
Centre une idéologie nationaliste et une idéologie religieuse fut déterminante pour jeunes gens et les démontre engager dans l'action politique. Une donnait une légitimité premiers paysans qui répondirent à l'appel du mouvement
8) le». Celle-ci observa avec sympathie et participa quelquefois activement aux manifestations appelées par les religieux au cours du printemps et début de l'été 78. Puisqu'ils étaient mieux éduqués et avaient des emplois meilleurs que la moyenne des paysans, ils étaient en général bien informés des problèmes politiques nationaux, ils pouvaient devenir très persuasifs et en sont arrivés à exercer une influence considérable sur leurs aînés. A l'automne 1978, ils ont ouvertement défié les anciens des villages et les autorités en prenant la parole en public et en participant à des manifestations. Il en a émergé rapidement des leaders villageois qui consciemment employaient les symboles religieux et nationalistes pour gagner la majorité de la jeunesse rurale à la Révolution. Ces jeunes gens ont réussi à organiser un soutien aux manifestations anti-chah qui avaient presque quotidiennement à travers tout le pays au début décembre 1978. Ces jeunes ruraux qui se rendaient en ville tous les jours pour participer aux manifestations avaient en commun avec les manifestants urbaine le désir de remplacer le gouvernement du chah gouvernement islamique. Bien que leur conception d'un gouvernement islamique n'ait jamais été clairement définie, les discussions qui réunissaient des dizaines de jeunes hommes révélaient qu'ils partageaient dans l'ensemble les mêmes espoirs : sécurité de l'emploi, syndiouvriers, salaires plus élevés, assurance médicale et autres garandistribution de la terre, prix plus élevés des produits de la terre, prêts à faible taux d'intérêt, enseignement gratuit, électrification zones rurales et un plus grand de dispensaires, tels étaient revendications que la plupart des jeunes villageois avançaient dans discussions tout au début de 1979. Après la victoire de la révolution en février 1979, la majorité de la jeunesse rurale reconnut que la réalisation de tous les programmes et la mise en œuvre d'une politique qui satisfasse les diverses attentes serait une tâche de longue haleine pour le gouvernement. Alors que la Révolution a maintenant plus d'un an, il n'y a aucun signe que gens, maintenant politout à fait renonce à leurs espoirs. La question qui se pose maintenant est la suivante: quelle durée sera considérée comme suffisante pour que le gouvernement qu'un progrès est en voie de réalisation et quelle seront leurs réactions si naît un sentiment général d'insatisfaction ?
Environ 75 rials pour un dollar. Le toman est l'expression qui désigne couramment 10 rials.