MOBILISATION POUR DEFENDRE LES MASSES REVOLUTIONNAIRES !
D EVANT l'essor des luttes de masse au Salvador, qui ont atteint un niveau encore jamais vu avec le succès de la grève générale des 8 et 9 juin dernier en paralysant toute la vie économique et administrative du pays, la junte salvadorienne et l'extrême-droite ont déchaîné une terreur sanglante qui égale ce qu'on a vu de plus horrible en Amérique latine afin d'éviter un deuxième Nicaragua au Salvador.
Depuis l'arrivée au pouvoir de la Junte, près de 5000 personnes ont été massacrées. Depuis le début de l'année le chiffre des victimes — hommes, femmes, enfants - a atteint 4500. L'escalade de la terreur se précise. Selon des témoignages d'origine catholique, des instituteurs sont abattus devant leurs élèves, des enfants sont torturés devant leurs
Tous ces crimes ne peuvent se perpétrer que parce que l'impérialisme et la bourgeoisie latino-amériLe 18 juilet 1980 Le Secrétariat unifié de la IVème Internationale.
MOBILISATION POUR ARRETER LE BRAS ASSASSIN DE LA JUNTE SALVADORIENNE ! caine continuent à accorder une aide financière, économique, technique et militaire accrue aux assassins. Notamment, l'impérialisme nord-américain ne cesse d'augmenter ses fournitures d'armes et l'envoi de «conseillers» pour aider la junte salvadorienne.
Bien qu'un large éventail du mouvement ouvrier international -notamment les partis communistes de masse d'Europe occidentale, la social-démocratie ouest-allemande et le Parti travailliste britannique — se soient prononcés publiquement contre la terreur de la junte et de l'extrême-droite, pratique pas grand-chose n'a été fait pour arrêle massacre des ouvriers et ouvrières, paysans et paysannes, étudiants et étudiantes, et de leurs enfants.
Il est grand temps de mettre fin à cette inaction. Il est grand temps de mettre les assassins du peuple salvadorien au ban de l'humanité. Il est grand temps que le
A BAS LA JUNTE ASSASSINE ! IMPERIALISTES, BAS LES PATTES DEVANT LE SALVADOR !
mouvement ouvrier international jette tout ser poids dans la buta ne moyens de poursuivre ses crimes.
Il faut réclamer que tous les gouvernements rompent immédiatement les relations diplomatiques avec la junte et cessent toute aide militaire et économique à celle-ci. Il faut particulièrement exiger de tous les partis se réclamant du mouvement ouvrier et qui ont des repré sentants au sein des gouvernement, qu'ils soulèvent immédiatement la question de ce blocus total de la junte et de la réaction salvadoriennes.
Il faut que les syndicats et les partis ouvriers organisent simultanément une campagne publique massive pour dénoncer les crimes commis contre le peuple salvadorien et pour apporter tout l'appui politique et matériel aux organisations révolutionnaires qui dirigent et coordonent la défense des masses contre la terreur.