Alors que l'on pensait généralement qu'il y aurait une accalmie sociale, au moins temporaire, après les élections,
Belaunde doit déjà affronter une vague de grèves dans le secteur public, parmi les employés municipaux, dans les compagnies aériennes, les postes et une série d'entreprises. Les revendications sont doubles et portent sur l'augmentation des salaires et la réintégration des militants et syndicalistes licenciés sous la dictature. En outre, le projet de restitution à leurs anciens propriétaires des journaux qui avaient été saisis par la dictature suscite des réactions parmi les journalistes de gauche et la gauche qui se mobilisent contre ce projet en proposant la constitution de coopératives. Le coup d'Etat en Bolivie a également suscité une réaction de masse déroulée à Lima le 25 juillet pour dénoncer le coup.
E processus de transfert du pouvoir aux civils bourgeois, qui faisait partie du «Plan Tupac Amaru» de la dictature militaire et qui a commencé il y a trois ans, s'est achevé avec les élections présidentielles au cours desquelles une large majorité s'est prononcée en faveur du parti bourgeois, l'Accion Popular. Celui-ci a recueilli approximativement 43 pour des votes. L'APRA vient en seposition, le PPC (Partido Popular Cristiano) en troisième, et, aux quatrième et cinquième rangs, on trouve les organisations de gauche,
On doit voir que ce triomphe de la droite est le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs qui ont eu une influence sur la conscience de larges secteurs que la gauche n'a pas pu canaliser en sa faveur à cette occaa - Le PRT estime que le triomphe de l'AP s'est produit dans une situation caractérisée par l'absence d'un mouvement de masse d'importance nationale, s'affrontant directement à la dictature militaire et à la bourgeoisie. La lutte héroïque des travailleurs municipaux a eu lieu à fin de la campagne électorale. Elle n'a pas obtenu un soutien massif et ne s'est pas généralisée au niveau de l'ensemble de la métropole. Le mouvement ouvrier et avait soutenu, au cours la période précédente, diverses lutn'avaient pas victoires importantes (grève des mineurs, des enseignants, des postes et télécommunications, etc.).
La dictature est parvenue à imposer ses mesures contre la sécurité de l'emploi, à ajourner les négociations sur les revendications syndicales. Pourtant, dans l'ensemble, les
Il était tout à fait prévisible que l'AP obtiendrait la majorité électorale mais on ne pensait pas que son score serait aussi élevé. Le pourcentage obtenu dépasse largement toules prévisions puisqu'on estimait qu'aucun parti ne dépasserait 36 pour cent. D'autre part, les résultats de la gauche sont bien au-dessous des chiffres escomptés.
Les élections ont révélé l'APRA était le grand perdant de son électorat l'a empêché d'apparaître comme l'alternative politique en ce moment. Cependant on ne pas parler d'une défaite historiLE VOTE POUR BELAUNDE syndicats et les travailleurs maintiennent leurs forces intactes. Les luttes qui sont apparues lorsqu'existait l'ARI n'ont etre centralisées, montrant dans les talts les limites de ce projet unitaire. Les staliniens, à partir de la direction de la CGTP, et les maoïstes de Patria Roja ont contribué à la division du mouvement syndical. b- Le vote pour l'Accion Popular
La été l'expression d'une cience anti-apriste et anti-militaire, au terme de 12 années de dictature militaire. Pour les masses, il fallait tout faire pour éviter un gouvernement apriste parce que cela était synonyme de l'imposition de «méthodes fascistes» de gouvernement. Cristiano est perçu comme un parti franchement plus, en comparaison de Belaunde et de Villanueva del Campo, Bedoya est pratiquement inconnu dans le pays. c- L'AP n'a pas vu son prestige comme l'APRA le PC du fait de leur action à l'Assemblée constituante où ils se sont clairement révélés être les fers de lance de la dictature militaire en
Pérou et une importante manifestation s'est agissant contre les intérêts des masses. Cela a été largement mis en évidence par le PRT et toute la gauche.
L'AP n'a pas participé aux élections pour l'Assemblée constituante mais elle ne s'est jamais opposée au gouvernement pour défendre les libertés démocratiques. Au contraire, elle a fait entendre de rares protestations pour défendre certains secteurs de l'industrie privée. C'est l'AP a veillé à comme le fidèle serviteur du gouvernement, mais elle n'a pas pour autant critiqué les liens de dépendance à l'égard de l'impérialisme, imposés par la politique économique de la dictature militaire qui s'est totalement soumise
En fait, l'AP a montré qu'elle défendait certains secteurs de la bourgeoisie contre les interventions de l'Etat. d - Belaunde a largement bénéficié opposition apparente au gouvernement ; de plus il a axé campagne sur le thème qu'un «vote pour l'AP n'était pas vote perdu», ce qui a été très efficace. De la même manière, il n'a pas mené une campagne d'attaque systécontre les autres partis afin d'apparaître comme un «bonaparte» qui voulait établir un «gouvernement pour tous», bien que l'on sache qu'il masque derrière cela son pro-impérialiste. Il s'est activement employé à faire apparaître ce qu'il y avait de positif dans son plan de gouvernement. Ses propositions ont un aspect pragmatique qui les rend apparemment viables et susceptibles d'apporter une solution à la crise qui touche le pays. C'est, par exemple, la de création d'un d'emplois. Belaunde, logique avec le pragmatisme de son parti, n'a pas l'impression de se revendiIl a soutenu la nécessité des liens l'impérialisme étaient toujours source de travail» et permettraient de résoudre le problème de l'emploi au Pérou.
Ce sont les événements rieurs qui ont permis à donner à Belaunde son image charismatique d'ex-président par un coup d'Etat contre la démocratie bourgeoise. alors la possibilité de dire que son parti ne recherchait pas l'hégémonie et travaillait à l'entente natio-
Nous avons dit que, pour les masses, le vote Accion était un vote contre en effet, la chute des votes Pour l'APRA consacre son échec alternative pas encore dire qu'il s'agisse d'une défaite historique du vieux réactionnaire. Cela pourrait désarmer le mouvement ouvrier et populaire et lui laissser négliger cet ennemi de classe, en particulier à un moment où il va apparaître comme l'opposition bourgeoise à Belaunde.
La dictature avait initialement choisi l'APRA pour lui succéder au gouvernement, étant donné que son projet politique, que nous n allons pas analyser dans ce bilan, permettait à la dictature militaire de maintenir la continuité de sa politique, ainsi que celle du FMI. Lors des élections et de toutes les séances de l'Assemblée constituante, on a pu consture, à chaque occasion.
Mais après la mort d'Haya de la Torre, l'APRA s'est épuisée en luttes internes pour le contrôle du Parti. Ces luttes sont ensuite devenues publiques, notamment pour l'établissement des listes de élections, présidentielles et mentaires. Les «armandistes» et les «andresistes» ont été s'affronter physiquement. L'élection de Villenueva, et plus tard la disparition presque totale de Townsen de la vie politique, ont provoqué rieux bouleversements et sions à l'intérieur de l'APRA, Villenueva, comme on peut le supposer, n'étant pas considéré par ses adversaires comme le plus apte à gagner les élections. D'autre part, la nationalité de sa femme a aussi joué contre lui, sans aucun doute, parce que cela heurtait le chauvinisme tra.ditionnel de larges secteurs des masses qui n'auraient pas accepté une «première dame chilienne».
L'APRA a également reçu l'appui politique et financier de la socialdémocratie, des partis qui appartiennent à la Seconde Internationale, et qui connaissent surtout un développement important dans les pays nale. Le PRT déclare que la seule l'AP de renversé
Cela lui donnait vement ouvrier et populaire.
L'APRA, LA GRANDE PERDANTE d'Europe capitaliste où ils ont une
Popular influence tants de la classe ouvrière. Ils sont l'impérialisme.
considérables de gouvernesommes car elle période campagne peut occasion parti blée constituante, elle
170000 voix.
alternative unique de gauche
APRA-PPC-dictapour laquelle candidats aux jusqu'à historique.
L'ECHEC DE L'UNION
DE LA GAUCHE de sédes diviété a l'ARI, on a connu une certaine démoralisation, surtout dans les secteurs illusions concernant un projet d'unité
UNIR et l'UDP en portent l'entière responsabilité. D'un côté, les maoistes d'UNIR n'acceptèrent pas qu'un trotskyste était le symbole de l'indépendance de avec l'orientation contre-révolutionraison de cette ouverture est que l'AP ne peut mettre en place seule un «gouvernement pour tous» et qu'elle devra faire appel aux autres partis bourgeois, à l'APRA et au PPC, parce que cette alliance est in- lons-nous dispensable pour faire facı au mou-
PRT, des secteurs impor les agents contre-révolutionnaires de
L'APRA a investi des pensait que ces élections étaient pour elle la grande d'arriver au pouvoir, mais cela n'a servi à rien; son électorat s'est réduit en fait à ses militants et à ses sympathisants inconditionnels.
pas, Par rapport aux élections à l'Assemperd environ Cependant, le PRT estime la principale raison de la défaite électorale de l'APRA est liée au aucun combat que les masses mènent dans d'erreurs. les syndicats et les organisations ouvrières où la gauche a gagné le con- que le trôle de secteurs importants. C'est ainsi que les masses n'ayant pas une tout fait, au sein de la confusion qui régnait, pour éviter un gouverne-
La gauche a été à la tête des luttes de masses lors des affrontements contre la dictature; c'est la raison s'est implantée dans les organisations populaires qui combattent aussi l'APRA. C'est la raison pour laquelle on ne peut pas dire que la diminution des votes pour l'APRA constitue une défaite
C'est l'absence d'un accord unitaire pour présenter un seul bloc qui le facteur déterminant et la cause des faibles résultats électoraux gauche. Après la rupture de d'avant-garde du mouvement ouvrier et populaire. L'ARI avait semé des qui n'est pas parvenu à se concrétiser ;
soit tête de liste. Blanco naire de la bureaucratie chinoise sur laquelle ils s'alignent.
Les centristes de l'UDP, de leur côté, ne cherchaient qu'a profiter du prestige d'Hugo Blanco pour se construire en tant que parti. Rappequ'ils n'ont recherché tout d'abord que l'unité avec le
Get non avec UNIR dont ils étaient plus proches sur le plan programmatique. Ont-ils plus d'affinités avec le trotskysme ? Et pourquoi n'incluaient-ils pas alors POMR et le PST dans cet accord ? Si l'UDP répondait à ces questions, il serait démontré qu'elle ne cherchait pas à faire l'unité de toute la gauche car elle n'a fait aucun effort pour retenir UNIR dans le front et, pire encore, elle a signé avec le PRT un accord qui était en contradiction avec son programme concernant la négociation de la dette extérieure à l'égard de l'impérialisme, c'est-à-dire qu'elle n'avait dans la pratique, l'intention de respecter cet accord.
Le PRT a lutté jusqu'au dernier moment pour l'unité, en faisant des concessions importantes sur son programme mais il a commis sans doute un certain nombre La principale fut renoncer à mener la bataille pour front se prononce sur un programme de gouvernement, c'est-à-dire pour une orientation en faveur du Gouvernement des travailleurs, sans généraux ni patrons. Cela était fondamental pour le front qui n'était qu'un front électoral, au moment où les masses allaient voter pour élire un gouvernement et pas autre chose ; de plus, le PRT n'a pas dénoncé le centrisme ni le maoïsme se refusant à lutter pour l'unité et l'indépendance
Cependant, l'UDP et UNIR, à travers Marka et Amauta, ont lancé des attaques contre le PRT, utilisant la calomnie et l'injure afin de discréditer le trotskysme. De plus, pendant la campagne électorale, ils ont passé sous silence les énormes de masse que le PRT a tenu dans tout le pays; en ce sens, ils n'ont pas eu une attitude différente de celle de la presse officielle.
Mais l'impossibilité de parvenir à un accord garantissant l'unité et l'indépendance de classe plonge racines loin dans le passé. Avec la destructien du FOCEP, la dictature qui a accordé à Ledesma le sigle, a consacré la fin de cette alternative politique existante, beaucoup plus développée que l'ARI. En effet, les considéraient FOCEP c'est-à-dire comme une arme politique pour lutter contre la dictature et contre les
Pendant la campagne électorale, FOCEP de Ledesma et l'UI (Unidad de Izquierda), qui, malgré leurs di-
Sont pour dénominateur dance de classe, se sont refusé travailleurs, à mettre en avant cette ligne politique qui aurait permis aux masses de considérer la gauche comme un pôle totalement opposé à la droite. Cela a augmenté la confusion et Belaunde a canalisé ces «votes pour le moindre mal». L'UDP au cours des mois précédents avait reconnu la justesse d'ordre de gouvernement, mais plus tard elle l'a rejeté. Le PRT a commis alors l'erreur de ne pas accentuer la pression sur l'UDP - comme il est d'usage - afin de gagner certains à une politique d'indépendance de classe.
A la proposition de retirer ses candidatures, le PRT a répondu affirmativement par l'intermédiaire de son journal, mais à la condition qu'UNIR et l'UDP s'engagent à voter au Parlement pour aucun parti bourgeois. La réponse de l'UDP fut échange de la candidature présidence de Malpica, on leur laisse la tete de liste dans 18 départements,
PRT et UNIR se partageant le reste. C'est-à-dire qu'ils avaient la même attitude qu'UNIR au moment
Les staliniens du PC(Unidad) comme les autres petites organisations réformistes ont préféré l'unité avec le PSR, parti bourgeois, en lançant comme candidat à la présidence le général Leonidas Rodriguez. C'est la vieille tactique stalinienne du «front populaire» impulsée dans de nombreux pays à des moment divers et qui consiste, pour les partis ouvriers, à s'allier à des partis bourgeois réformistes, qualifiés de «patriotiques» ou de «progressistes», avec un programme qui défend un secteur de la bourgeoisie contre les autres sur la base du maintien de l'Etat bourgeois.
Au Pérou, la base du «front populaire» est le programme du «velasquisme». La proposition de l'UI, d'un gouvernement populaire vers le l'approfondisseen outre la concrétisation l'archi-trahison que signifie la transition pacifique au socialisme. PC(U), en tant que bureaucratie, n'a pas hésité à utiliser la CGTP de l'ARI. Le PRT répondit d'une était d'arriver à un accord politique ce à quoi l'UDP ne répondit pas, démontrant une fois sa proposition de reconstruire l'ARI n'était rien de plus que le désir de retourner aux méthodes opportunistes en vigueur au moment de l'ARI.
Parallèlement, UNIR a mis en avant un programme qui intègre la droite de l'UI, assaisonnant de temps en temps ses discours de déclarations anti-trotskystes. Il est bien connu que son mot d'ordre de «gouvernement non aligné» découle en droite ligne de l'orientation contre-révolutionnaire de la bureaucratie chinoise; mais la plupart du temps, ils n'en parlent pas. A tel point que lors de leur meeting central de la place San Martin à Lima, le camarade Zeballos n'a pas dit un seul mot à ce sujet. conclut que la lutte pour le front et que la pierre angulaire en est la défense de l'indépendance politique de la classe ouvrière, en seule classe dirigeante du mouvement populaire. De la même manière, dans le cas d'un front électoral, il est tout à fait correct de
Men avant de maniere tactique le mot d'ordre de Gouvernement
Men signalant l'organisation et la mobilisation des masses est l'unique voie pour y parvenir. Sur ce point, toute la gauche classiste est d'accord. «L'UNIDAD DE IZQUIERDA», LA BANQUEROUTE DU FRONT POPULAIRE pour mener à bien son projet de collaboration de classe, y compris lors du meeting du ler mai. La CGTP s'est laissée manipuler par le PC(U) pour servir sa campagne électorale. Cela fut remis en question par cer tains secteurs classistes qui assis taient au meeting.
Mais cela a hypothéqué la lutte de la classe ouvrière et du peuple contre tout ce qu'avait représenté la dictature militaire dans ses deux aspects. Et cela lui a coûté cher sur le plan électoral, au sein même de l'électorat du PC(U) qui lui était resté relativement fidèle jusqu'alors Car la classe ouvrière n'a pas reconnu dans le stalinien Gamarra son représentant naturel de classe, ni en Jorge del Prado, son représentant politique.
Cette défaite du «front populaire» doit être largement utilisée par le PRT pour approfondir la crise du stalinisme. Le PRT a lancé un appel à la base du PC(U) et de la CGTP afin réfléchisse et condamne la trahison du PC(U), pour oblige les directions à prendre le chemin de la lutte en appelant à un front unique pour l'indépendance de
Ledesma a connu le même sort. Le FOCEP a été quasiment déhésitations et ses trahisons des aspirations à l'unité et à la lutte des
Sont valu le mépris le
LE VOTE POUR LE PRT
Notre parti a recueilli plus de 160000 voix et cela revêt une importance particulière que nous devons souligner. Ce qui apparaît à première vue est l'homogénéité entre les votes présidence, les sénateurs et effet minimes. Ce n'est pas le cas d'UNIR ni de l'UDP, dont l'électorat a voté avec la lampe dans une main et la torche et l'arbre dans l'autre.
Nous affirmons avec certitude que les votes pour le PRT ont connu une évolution allant de la simple sympathie à l'égard de notre camarade Hugo Blanco jusqu'à devenir un vote plus conscient pour le PRT, pour l'indépendance de classe et pour un gouvernement des travailleurs sans patrons ni généraux. Nous en sommes au point où Blanco est au PRT et au trotskysme et c'est une grande tique que nous devons approfondir.
Le PRT est sorti renforcé de campagne électorale au niveau national. Nous avons la possibilité de nous construire comme parti avec une structure nationale. Nous avons obtenu nos plus forts pourcentages à Lima surtout dans les bidonvilles du nord et dans d'importantes concentrations ouvrières; à Puno, de larges secteurs paysans ont voté pour le PRT, ainsi qu'à mentionner que quelques endroits importants.
LE PROCHAIN
GOUVERNEMENT DE BELAUNDE D'une manière générale, les votes nombreux obtenus par l'AP ne sont pas dus à la cohérence de son programme ni à la faiblesse de ses opposants les plus immédiats, l'APRA et le PPC, mais au manque d'une direction révolutionnaire de la classe ouvrière qui puisse attirer à elle les masses, c'est dire à quel niveau on se trouve de la construction du parti trotskyste au Pérou.
Le triomphe de Belaunde signifie la venue au pouvoir des secteurs de la bourgeoisie industrielle les plus
étroitement liés à l'impérialisme et les résultats électoraux vont être par l'impérialisme comme et exemple de la validité de la démocratie bourgeoise. Les position affichées Carter en faveur de la démocratie en Amérique latine lui permettent de marquer un point grâce au Pérou.
L'appel à former un «congrès signifie rechercher l'unité des réactionnaires contre les exploités, mais c'est aussi la reconnaissance par Belaunde de la faiblesse parti et de son incapacité à gouverner seul. Bedoya s'est empresqu'il a intérêt à négocier avec l'AP une partie de son programme tout en maintenant l'APRA dans l'opposition bourgeoise au gouvernement de l'AP.
Belaunde prend le pouvoir alors que l'économie connaît une reprise relative mais la tendance est encore à l'hésitation et à la récession. En effet, la production dans l'agriculture l'élevage a diminué au cours des trois premiers mois de l'année 1980 de même période de l'année précédente. Cela est dû à la sécheresse, à baisse de la production qui a fait perdre 90000 millions de soles (*) ; plus de. 160000 hectares sont restés non ensemencés, ce qui représente plus de 16 pour cent des surfaces cultivées.
eu un effet direct sur les; approvisionnements en aliments et; a aussi provoqué une augmentation des prix à la consommation parallèlement à une aggravation du chômage et de la misère d'un grand nombre de paysans.
Les industries d'extraction ont augmenté leur production globale, grâce à l'augmentation de la production de pétrole, mais celle du cuivre et du fer a diminué. L'aug mentation de la production signifie une surexploitation brutale de la classe ouvrière. De plus, au Pérou, la production minière en grande partie orientée vers l'exportation grâce à laquelle l'impérialisme obtient des surprofits importants. Ainsi la hausse conjoncturelle des prix sur le marché mondial ne sera apparemment pas de longue durée. Ce qui pourrait signifier l'entrée en lutte du prolétariat des
Un franc français vaut 66 soles.
mines mais cela dépendra en grande partie de facteurs subjectifs, du niveau de conscience et de la direction politique. La Fédération minière est à demi paralysée; ses dirigeants les plus importants appartiennent à l'UDP et ils se sont montrés incapables de construire un front unique politico-syndical.
Le secteur industriel montre des signes de croissance mais surtout dans les branches orientées vers l'exportation et à forte concentration monopoliste comme dans les industries de biens de capital (montage, par
L'axe de la tactique du PRT réimpulser le mouvement de autour de la lutte pour les revendications économiques et démocratiques en appliquant les méthodes du front unique ouvrier, c'est-à-dire de l'indépendance politique de la classe ou-
L'APRA se trouve aujourd'hui dans l'opposition bourgeoise au gouvernement et elle va chercher à canaliser le mouvement de masse. C'est un danger qui va nécessiter un combat particulier contre ce parti. Pour cela, le PRT défendra inlassablement l'indépendance politique de la classe ouvrière.
Il va lutter pour approfondir la du stalinisme qui contrôle la CGTP ainsi que le sectarisme des d'UNIR, en se battant pour la Centrale unique de classe, en appelant à l'unité d'action, en exemple). Mais ce redressement ne touche pas les branches orientées vers le marché intérieur alors que celui-ci est touché par la détérioration des salaires réels des travailleurs.
L'inflation est phénoménale. Comme toujours, Silva Ruete diminue les chiffres, il parle de 40 pour cent mais tout paraît indiquer que la hausse des prix approchera pour cent à la fin de 1980. L'inflation qui se profile dans les pays impérialistes se répercutera au Pérou. NOTRE LIGNE POLITIQUE menant la lutte idéologique contre eux, mais tout en maintenant le front unique contre l'APRA.
Notre politique se résume en une plate-forme de lutte qui regroupe les aspirations de divers secteurs exploités. Elle pose la nécessité ser et d'organiser les masses en fonction de ces objectifs avec pour axe principal d'impulser des assemblées populaires, des assemblées de syndicats et de fédérations, dans les campagnes, les bidonvilles, les secteurs etc., en recherchant leur centralisation au sein d'organisations
Belaunde a fait de nombreuses promesses. Le PRT va le prendre au mot et proposer la mise en œuvre ces promesses; ainsi, à travers des actions de masse, nous démontrerons la démagogie de l'AP qui n'est pas un «gouvernement pour tous» mais celui des capitalistes locaux et de l'impérialisme.
- Augmentation des saluires et des traitements de 100 pour cent, avec
- Dissolution de l'OCI, du SINADI et de tous les organismes qui portent
- Etablissement d'un fond régional, c'est-à-dire qu'une partie des impôts nécessité publique et de donner également du travail à la population. La priorité des emplois devra être définie par la population réunie en assemblée; ces
- Dénonciation des contrats pétroliers défavorables au pays et récupéra-
Cette même plate-forme doit être présentée par les parlementaires de gauche lors de l'installation du Parlement bourgeois, le 28 juillet, qui doit être accompagné d'une mobilisation à Lima jusqu'à l'ouverture du congrès et qui sera coordonnée au niveau national pour mobiliser d'une manière unitaire dans toutes les provinces. Nous appelons toute la gauche à ne gauche à ne soutenir aucun parti bourgeois au sein du Parlement.
cours de la lutte parlementaire, démontrerons l'incapacité du Parlement bourgeois à satisfaire les besoins des exploités et de la même manière, la nécessité pour les masses de s'organiser sous la direction de la classe ouvrière. Nous démontrons que seul un Gouvernement des travailleurs sans patrons ni généraux pourra apporter des solutions à ces problèmes. C'est ainsi que les trotskystes luttent pour faire avancer le mouvement ouvrier et
«les masses au cours de la lutte quotidienne à faire la jonction entre leurs revendications actuelles et le programme de la révolution socialiste» *
Trotsky, «Programme de transition»
- Pour la Centrale unique avec comme axe la CGTP
-
Centralisation des pa sans autour de la CCP
Amnistie générale po • les prisonniers politiques
- mentation du coût de la vie
Suppression de la loi sur l'instabilité du travail
-
- Reconnaissance de toutes les organisations syndicales, comme le SUTEP, la CCP, le CITE, etc.
atteinte aux libertés publiques
- Distribution immédiate et gratuite de la terre aux paysans, sous forme collective ou individuelle à déterminer lors d'assemblées paysannes assemblées devront également gérer les fonds.
«pueblos jovenes» et bidonvilles du pays
-
- Rétablissement de la gratuité de l'enseignement à tous les niveaux tion des mines et autres ressources naturelles
- Dénonciation de la dette extérieure
- Respect des droits démocratiques des forces armées
NOTRE PLATE-FORME DE LUTTE un minimum de 50000 soles mensuels et un réajustement suivant l'augreste dans chaque département ou province afin de créer des emplois de Installation de l'électricité, de l'eau et d'un système d'égouts dans tous les Suppression de toutes les lois et dispositions légales qui instaurent la discrimination à l'égard des femmes, égalité de traitement et de salaires des soldats et des officiers subalternes Afrique du Sud