Lucienché un nouveau coup d'Etat
qui a provoqué le renversement de Lidia Gueiler et amené à la formagouvernement sous la présidence du général Garcia Meza.
Début novembre de l'année passée, un coup analogue avait été organisé par Natusch Busch. Mais, après un succès éphěmère et le départ de Guevara Arce, Busch avait dû renoncer à son aventure - condamnée y compris par une partie de l'armée et presque unanimement à l'échelle internationale face à la riposte massive du mouvement des masses.
Garcia Meza avait participé à l'opération de Busch qui nommé commandant de de terre. Destitué quelques jours après sa désignation, fois imposé à la présidente Gueiler de nommer au poste de responsabilité qu'il avait dû abandonner le «dur» Rocha, à la place du «modéré» Villaroel. Au mois de mai dernier, il avait repris ses fonctions. Deux mois lui ont suffi pour mettre au mécanisme d'un nouveau coup qu'il avait de toute évidence conçu dès le lendemain de l'échec de Busch.
L'opération a été préparée cette plus soigneusement, y avec la participation de «conseillers» argentins et, en fait, aucune division apparente ne s'est manifestée au sein combinée à la rapidité avec laquelle les militaires ont pu arrêter de nombreux dirigeants des organisations politiques et syndicales de la classe ouvrière et en assassiner certains, a rendu possible le succès du coup, malgré une grève générale très suivie courageuse, qui, une semaine après, n'avait dans les régions minières.
Le but proclamé des tes» était d'éviter qu'arrive présidence, après un vote lement, le représentant de la gauche du MNR, Hernan Silez Suazo. Déjà, en 1978 et 1979, les élections générales n'avaient abouti à aucun résultat, respectivement à la suite de leur annulation pour fraudes et du coup du général Pereda et de la destitution rapide de Guevara Arce. Cette
ES généraux boliviens ont dé- fois, les généraux encore plus de Banzer.
Suazo modérée de la rable politiques empêché condamné
Mais les généraux l'avait demment l'Armée il avait toutede masse, avec le point le encore plus brutale de mauvaise droits démocratiques.
«golpisà la du Parpériodiquement tater que passé
APPEL DU SECRETARIAT UNIFIE DE LA
IVe INTERNATIONALE contre le coup d'Etat!
sont intervenus directement et plus durement et ils ont repris le pouvoir en mains, en se reliant à la tradition réactionnaire de Barrientos et succès. La représente l'aile bourgeoisie. à «l'institutionalisation» et à une normalisation des rapports assurer avec les syndicats et les organisaouvrières. ne rien constituait en lui-même aucun danpour les classes dominantes des paysans. l'impérialisme, qui justement ne voulait pas que son avènement à la présidence soit et
Get qui a jusqu'à présent ouvertement le coup craignaient évi- régime qu'il ne puisse pas offrir de garanties suffisantes de contrôle darité et de canalisation du mouvement recours à la répression si nécessaire, dans une étape où la situation économique catastrophique ne permet pas d'envisager des concession tant soit peu sé
L'attaque a été lancée avec une déjà nombreuses et une répression mineurs qui sont encore une fois à l'avant-garde d'une résistance héroïque. Le stade de La Paz, remplis de prisonniers, évoque des souvenirs augure pour les militants ouvriers et les défenseurs des
Le nouveau coup indique encore une fois les limites étroites de «l'institutionalisation» préconisée par des secteurs des classes dominantes et de l'impérialisme et la précarité de toute restauration des droits démocratiques tique aussi longtemps que les appareils de répression de la dictature ne sont pas démantelés. Il confirme de la façon la plus dramatique que la classe ouvrière et les masses paysannes ne peuvent compter que sur leur organisanomique! tion généralisée et centralisée et leurs organes d'auto-défense pour défendre leurs droits démocratiques et leurs intérêts les plus élémentaires et éviter l'exil! désarmées de la férocité des classes
Garcia Meza! Il faut malheureusement consles multiples leçons du n'ont pas donné de fruits. 25 juin 1980
Bolivie
Le coup était prévisible et tout le monde s'y attendait. Malgré cela, il n'y a pas eu la préparation nécessaire pour le contre-carrer avec
COB avait joué, au cours de la dernière année notamment un rôle important. Mais elle était sous l'influence prépondérante de diri geants qui n'ont pas pu ou voulu
June centralisation effective et, en dépit des déclarations, n'ont fait pour organiser sérieusement l'auto-défense des ouvriers et
Le mouvement ouvrier bolivien, durement frappé dans ses dirigeants
Uses militants et menacé d'une répression beaucoup plus dure que dans le passé par l'instauration d'un à la chilienne, doit pouvoir compter immédiatement sur la solimassive du mouvement ouvrier international. L'opération des «golpistes» a été si cynique et brutale que pas une seule voix ne s'est élevée jusqu'à maintenant pour les défendre et même ceux qui y ont collaboré de l'extérieur de la Bolivie n'osent pas revendiquer ouvertement leur participation. Il est encore possible d'éviter que la résistance soit écrasée et consolident Les partis ouvriers, les syndicats, les comités de défense des droits démo cratiques doivent se mobiliser sans délai dans tous les pays et s'associer partout aux protestations déjà été organisées par l'occupation d'ambassades boliviennes et d'autres
Il faut exiger la cessation immé diate de toute action de répression. Il faut exiger la libération de tous les prisonniers politiques et la garantie du plein fonctionnement démocrade toutes les organisations du mouvement ouvrier.
Aucun pays ne doit reconnaître le président imposé par les armes! Le nouveau gouvernement ne doit recevoir aucune aide militaire ni éco-
Assurons de notre solidarité tous les Boliviens qui sont obligés encore une fois de reprendre le chemin de
Contre la dictature militaire de Solidarité avec la classe ouvrière et la paysannerie boliviennes!