Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

NICARAGUA

Comment le FSLN combat la contre-révolution

· Inprecor n° 85, 25 septembre 1980 · p. 23-24 · 726 mots

Nicaragua

Will REISSNER

U cours de la campagne d'al-

A phabétisation au Nicaragua, il

By eut un certain nombre d'attaques contre de jeunes alphabétiseurs et de jeunes volontaires médicaux dans les campagnes. Le gouvernement révolutionnaire du Nicaragua, tout en luttant vigoureusement contre ceux qui procédaient à ces attaques, faisait cependant la différence entre les contre-révolutionnaires déterminés et les paysans influencés par la propagnade anti-cette attitude à la mi-juillet dans la de Yali. Un petit groupe de contre-révolutionnaires s'était introduit au Nicaragua depuis le Honduras et avait lancé des attaques contre les équipes d'alphabétisation

Un membre d'une équipe membre de la milice. La milice est intervenue rapidement contre les contre-révolutionnaires turé les leaders du groupe. Au cours de leur interrogatoire, ils ont admis

LN combat la c

avoir reçu des vivres, des armes et de l'argent de la part de 26 paysans de la région.

Ces paysans furent arrêtés. Lorsqu'on les interrogea, ils expliquèrent qu'on leur avait dit que la révolution sandiniste était en train d'installer

Etat marxiste totalitaire» que leur liberté religieuse serait réduite et leurs terres saisies par le gou-

Les 26 paysans furent détenus pendant 11 jours dans un centre d'éducation et, le 3 août, ils furent relâchés. Le gouvernement sandiniste, à l'occasion de leur libération, tint un meeting d'explication au La Rica, situé près de la zone où les contre-révolutionnaires avaient opéré.

Tomas Borge prit la parole au cours de ce meeting et saisit l'occasion pour expliquer les buts et la nature de la révolution et pour répondre à la propagande contre-révolutionnaire. Son discours fut largement reproduit dans le numéro du 4 août du quotidien du FSLN, Barricada.

ontre-révolution

dinistes étaient «des ennemis de la religion», disant que cela était de la propagnade anti-communiste primaire. «Tant que le Sandinisme existera, le Christianisme existera, a dit Borge, re. «Tant que le sandinisme existera, le christianisme existera, a dit Borge, en ajoutant : Nous nous entendons très bien avec les chrétiens, y comavec les prêtres; l'Eglise, dans ensemble, soutient Borge s'attaqua ensuite à l'argument selon lequel les brigades d'alphabétisation ne faisaient que répandre le communisme. «Ceux qui ont dit que les membres des brigades étaient des communistes ont menti, parce que les jeunes ne connaissent rien du marxisme, bien qu'ils aient envie de connaître cette science.» membres des brigades, continua Borge, enseignent aux paysans beaucoup plus qu'à lire et à écrire. Ils enseignent la petite hisreconstituée à partir de la vieille histoire cachée. Nous pensons que c'est ce qui fait peur aux ennemis de notre révolution, ce que

Page 24

les paysans apprennent aujourd'hui, parce que cela veut dire qu'il n'y aura pas de retour de l'exploitation.»

«La révolution n'essaie 'domestiquer' les ou de leur prendre leurs terres, continué Borge. Mais, au contraire, nous sommes en train de distribuer la terre, de créer des coopératives dans diverses parties du d'aider les paysans à ensemencer.» Il ajouta que les 26 paysans libérés avaient eu la possibilité de retourner travailler la terre, si bien que leurs familles n'avaient leur emprisonnement. Mais Borge a dit très clairement que «l'on confisquerait la terre» de ceux qui collaboreraient avec les groupes contre-révolutionnaires ou ceux qui récidiveraient.

Borge a rappelé relâchés que, s'ils avaient été capturés par la garde nationale somoziste, ils ne seraient pas vivants à l'heure actuelle.

Il a conclu sur des remarques d'ordre général, sur la nécessité pour la révolution de maintenir ses forces armées. La révolution n'abandonnerait «jamais un fusil, jamais un revolver», face à la «revendication insensée» de désarmement des milices sandinistes.

Ceux qui demandent cela, a-t-il dit, «essayent de nous mais nous ne nous trouverons pas dans la situation dramatique du gouvernement d'Unité populaire au Chili, lorsque les réactionnaires n'ont pas accepté les mesures démocratiques prises par le gouvernement Allende.» pas de esprits des gens pays afin pas souffert de aux paysans qu'Allende n'avait ce qu'il avait été vaincu.

désarmer, entière par l'intermédiaire mement de la penser que «les

Pueblo, Ejercit

0, Unidad

GARANTIA DE

LA VICTORIA

Borge a souligné que c'était pard'histoire.»

La révolution nicaraguayenne, de son côté, a des armes et elle arme la population tout armes des miliqui existaient ces. Ceux qui demandent le désarpopulation doivent des sandinistes sont des qu'ils n'ont lu aucun livre a ajouté qu'aujourd'hui, les étaient différentes de celles sous le régime de

Somoza. «Elles ne tirent plus sur innocents;

aujourd'hui, elles servent à défendre le peuple.»

Bolivie

Une erreur sur cette page ?