Inprecor 1974–2004

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IRAN

L'évolution de la révolution iranienne : résolution du Secrétariat unifié de la IVe Internationale

· Inprecor n° 87-88, 30 octobre 1980 · p. 37-44 · 6 681 mots

Iran IVe Internationale

L'évolution de la situation iranienne

Résolution du Secrétariat unifié de la IVe Internationale

Nous publions ci-dessous une résolution du Secrétariat unifié de la IVe Internationale, datant de fin juillet

1980. Elle analyse les lignes de force de la révolution iranienne depuis la fin de l'année 1979 et en déduit les tâches politiques centrales pour les révolutionnaires. Les lecteurs pourront se reporter, pour prendre connaissance des analyses et des positions de la IVe

L'insurrection des 9-11 février

1979, qui mit bas la monarchie

Pahlavi, constitue une défaîte d'ampleur pour l'impérialisme. Ce dernier n'aura de cesse de tenter de briser la

Ille Révolution iranienne. Depuis 18 mois, en Iran, les classes dominantes ne sont pas parvenues à canaliser, encore moins à faire refluer le mouvement général des exploités et des opprimés.

Depuis novembre 1979, l'occupation de l'ambassade des Etats-Unis et les épreuves de force avec l'impérialisme, l'échec du raid américain de Tabas et la faillite des complots de concert avec les services tramés occidentaux, provoquérent secrets une nouvelle vague de mobilisations anti-impérialistes et anticapitalistes.

Les manifestations anti-impérialistes ont regroupé des millions de personnes. Les luttes des divers secteurs se sont approfondies et combinées travailleurs pour le droit de s'organiser et de contrôler la production, celles des petits paysans et des travailleurs agricoles pour l'obtention de la terre, celles des masses plébéiennes (mostazaffins) pour la satisfaction de leurs besoins sociaux élémentaires, celles des nationalités opprimées pour la reconnaissance de leur droit à l'autodétermination.

Cet essor survint après l'échec de l'offensive menée par le gouvernement Bazargan et par Khomeiny contre le Kurdistan en août-septembre 1979, et la vague d'atteintes aux droits démocratiques (censure de la presse, interdiction des partis politiques, atteintes au droit de manifes-

Sur cette toile de fond s'inscrit l'aggravation de la crise de la direction nationaliste bourgeoise qui s'exprime tout particulièrement dans son

Centre l'Irak et l'Iran. Internationale sur incapacité à contrôler le mouvement de masse et à réorganiser un appareil d'Etat apte à s'y opposer.

Dès lors, les conflits entre les diverses fractions centuent. Cette direction manifeste toutes ses limites dans la conduite du combat anti-impérialiste, d'autant plus qu'il s'enchevêtre toujours davantage avec les luttes anti-capitalistes. Ainsi, la confiance exploitées et opprimées dans les dirigeants de la République islamique commence à décroître, ce qui accentue les tendances centrifuges dans l'ensemble du pays.

Dans ce contexte, l'impérialisme tente de porter des coups à cette révolution qui s'était rassemblée derrière la figure de Khomeiny et soutenu jusqu'au bout par Washington. Blocus économique, gel des avoirs iraniens, aide multiforme fournie aux partisans de l'ancien régime comploteurs - Bakhtiar de la présence militaire dans la région débouchant sur le raid manqué du 25 avril (qui était mené en liaison avec l'organisation d'un complot au sein de l'armée), offensive diplomatique internationale pour isoler le nouveau régime, campagne de presse pour diffamer la révolution: voilà les moyens mis en œuvre par Carter à l'étape actuelle. L'impérialisme américain, avec le concours de alliés occidentaux et l'aide des régimes réactionnaires de la région (Israël; Egypte, Emirats), en utilisant la politique de l'Irak, multiplie les manœuvres pour parvenir à ses fins.

Néanmoins, sur cette voie, divers obstacles continuent à se dresser: la combativité et la ferme volonté de lutte anti-impérialiste des masses iraniennes, la difficulté de constituer sur place une alternative militaire et poli-

Iran la Ille Révolution iranienne, au numéro 51 d'Inprecor du 26 avril 1979 et au numéro spécial d'Inprecor conte." nant la résolution du 11e Congrès mondial *. En outre, dans le précédent numéro d'Inprecor (numéro 86), a été publiée la déclaration du Secrétariat unifié sur le conflit tique capable de regrouper une base sociale consistante, la crise de domination impérialiste dans la région comme les risques de réaction en chaîne que provoquerait l'échec d'une tentative impérialiste contrerévolutionnaire d'envergure, les problèmes que rencontre l'administration Carter pour surmonter au sein des masses laborieuses américaines la réticence à toute intervention militaire d'ampleur.

La marche en avant des travailleurs de la ville et de la campagne, des masses plébéiennes, des nationalités opprimées est stimulée par trois facteurs: a) L'économie iranienne

June crise profonde, produit des déformations multiples imposées par la domination impérialiste et les diverses puissances impérialistes.

Le nouveau régime comptait sur les revenus du pétrole pour faire face aux difficultés immédiates qu'il allait rencontrer après la victoire de février et pour appliquer sont choix d'aide prioritaire de l'Etat bourgeois à la relance de l'accumulation capitaliste. Or, la baisse des commandes des acheteurs traditionnels de brut, le manque d'encadrement technique, le refus des impérialistes de livrer certains matériels nécessaires à l'in-

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dustrie pétrolière ou, du moins, lenteurs dans les livraisons comme le renchérissement des pièces détachées, la politique des prix et des volumes de livraison pratiquée par l'Arabie saoudite, l'Irak et les pays du Golfe dans une conjoncture de récession des mies impérialistes, les mouvements revendicatifs des travailleurs pétrole et les sabotages provoquent un déclin important de la production exportée. L'Etat iranien recevra en 1980 que le tiers des 23 milliards de dollars de rente pétrolière escomptés. Cette chute tique des rentrées pétrolières,

June politique de conéconomiques significatives (entre autres du secteur nationalisé) et impossible la mise en œuvre de programmes sociaux d'une certaine ampleur, répondant aux attentes des mostazaffins.

* La continuation de la crise agraire, dont aucune des causes fondamentales n'est éliminée par la politique du nouveau régime, dans la misère des millions de pay. sans pauvres et de travailleurs agricoles, provoque le chômage sous-emploi dans les campagnes, stimule l'exode vers les centres urbains et peut déboucher sur une crise alimentaire.

Ces paysans viennent à la multitude des sans-emplois qui forment plus de 30 pour cent de la population active et dont la quasi totalité ne bénéficie d'aucune aide sociale de l'Etat.

les grève

La des prix dans les secteurs traditionnels (textile, tapis, etc.) et dans les entreprises non nationalisées, la désorganisaéconodu plan de courent à accroître le chômage.

ne teint un taux de 50 pour cent. Il va première nécessité. Le marché noir drassi et économique contribue à donner de plus en plus d'importance, niennes, à la défense de leurs inté rêts économiques partiellement masses a maintient pareil d'Etat. La disparition de la et le l'organisation des travailleurs. Dans les campagnes, la gendarmerie et les l'ancien régime se sont trouvées partiellement paralysées. La dislocation du s'ajouter mis en place pendant la «révolution blanche» a les occupations tiatives de lutte des paysans pauvres.

l'éclatement répressif ment leurs

Enfin, existe

1e ede ton, et et seu des investissements tion de l'administration publique et du secteur nationalisé, l'absence de grands travaux publics con

Conjointement, l'inflation a at ran bien au-delà pour les produits de développe. La situation sociale mobilisations des masses et sociaux. Par là, leur mouvement se heurte de plus prentissage en plus fortement à la propriété prolétariennes capitaliste et donc au régime qui pauvre.

b) Le développement de l'activité favorisé par été la désarticulation de l'ancien ap-

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Savak et de ses prolongements dans les entreprises a facilité l'action et autorités locales mises en place par les système coopératif obligatoire secteur également aiguillonné ses modernes, de terre et les inilutionnaire

Certaines des nationalités opprimées ont aussi su profiter de de l'ancien appareil pour faire valoir massivedroits légitimes et pour commencer à s'armer.

parce que l'ensemble de la hiérarchie militaire a soutenu jusqu'au bout la dictature, un sentiment populaire de défiance extrême envers l'ex-armée impériale. comme envers l'ensemble de l'ancien appareil d'Etat. Depuis un an, les opérations de répression conduites par cette armée comme la multiplication des complots d'officiers factieux liés à l'impérialisme n'ont fait qu'accroître ce sentiment. les gouvernements Bazargan et BaniSadr n'ont pu construire un outil efficace pour affronter les mobilisations. A chacune de leurs avancées, les masses battent en brèche les plans de réorganisation de l'appareil d'Etat, suscitant un accroissement des tensions en son sein. Les dirigeants de la République islami-

Use trouvent exploités et opprimés d'un côté, qui mettent question la l'hostilité à leur égard d'une grande partie des cadres de l'armée et de Les fractions se disputant le pouvoir réagissent différemment à ces pressions et s'opposent sur les réponses c) Les exploités et opprimés d'I-

Sont accumulé un énorme capital de confiance en leurs propres forces au cours d'un an de mobilisations de rue contre le chah malgré une répression féroce, de plusieurs mois de grève générale et de l'insurrection finale de février 1979.

Cette confiance en soi et l'ap de méthodes de luttes impriment encore l'action des travailleurs, des couches plébéiennes et de la paysannerie

Au cours des derniers mois, les travailleurs des principaux centres industriels ont pris une place de plus en plus importante dans le développement des mobilisations.

Pour eux, spécialement pour couches employées dans nationalisé, qui représente environ 70 pour cent des entreprile changement révos'est traduit par une série de gains: augmentation des bas

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salaires et réduction du temps de travail effectif, diminution de charge de travail, services sociaux (transports, cantines, ete.). Le cessus d'organisation de travail s'est renforcé: le débat politique dans les entreprises, en se généralisant, est un élément de la constitution du mouvement ouvrier en tant que tel, au même titre que le début de développement d'une presse ouvrière (presse des organisations et des shoras); l'auto-organisation (les shoras) s'est étendue et donne aux travailleurs un premier instrument pour répondre aux problèmes immédiats auxquels ils s'affrontent. Elle constitue déjà l'un des traits distinctifs de la Ille Révolution iranienne.

Aucun mouvement gréviste important n'a éclaté niers mois. Ceci s'explique non seulement par les gains obtenus durant les premiers mois de la révolution, mais aussi par la conjonction divers facteurs: le crédit dont dispose encore Khomeiny auprès de certaines couches de travailleurs, l'utilisation faite par le régime de la menace impérialiste pour lancer la «bataille de la production», la précarité de la structuration du mouvement ouvrier et l'absence de garanties démocratiques (licenciements grèves et manifestations).

pour riposter au la préservation vail, pour relancer la production dans un contexte de désorganisation ou d'obstruction de la gestion et de l'encadrement des entreprises, les travailleurs ont multiplié les initiatives de prise en main de l'appareil de production et de contrôle ouvrier. Les shoras ont servi à réunir les pour accomplir ces tâches et se sont constitués semi-spontanément, usine usine, au cours même de ces Le mouvement de des shoras reste fragmenté et inégal. Il ne peut en être autrement en l'absence d'une structuration syndicale antérieure, même minimale, de la classe ouvrière et de partis ouvriers de masse. Il en découle rences importantes, d'un l'autre, du point de vue du fonctionnement régulier, et unitaire, de la représentation des diverses catégories (représentation disproportionnée personnel d'encadrement), de l'extention des tâches qu'il s'assigne, de son degré d'indépendance face aux directeurs d'entreprises, institutions de la République islamique et face au PRI.

la pro sur les lieux de 70 pour cent) des ouvriers.

leurs participent de shoras, pui à l'initiative diants qui américaine.

revendications durant les derindustrielle ter de américain et la bourgeoisie.

et anticapitalistes.

s'opèrent par la mise nalement environ 900 shoras).

constitution nalistes, réformistes ou

Dirigeant l'action quotidienne des diffétravailleurs, à shora direction nationaliste démocratique

Cependant, les professionnelles du lutionnaire classe face aux ce politique de classe du prolétariat.

La vague de mobilisations anti-impérialistes, après novembre 1979, a favorisé l'extension des shoras à de nouvelles régions et dans les petites et moyennes entreprises qui concentrent une partie très importante (plus

Pour la première fois, les travailen tant que tels, avec leurs propres mots d'ordre et en formant leurs propres cortèges aux manifestations d'apprise par les étuont occupé l'ambassade contenues dans des manifestes de shoras ont un caractère de plus en plus nettement anticapitaliste: pour la nationalisation de la propriété impéria- tions de la liste et du capital national, pour une reconversion de la production qui permette de riposau blocus impérialiste et de répondre aux besoins du peuple, pour la rupture des liens avec l'impérialisme, pour l'armement et l'ap- Khomeiny. prentissage militaire des masses, pour l'épuration approfondie de l'administration d'Etat, pour la publicité de tous les liens entre l'impérialisme

La reprise en compte, dans cer- des montées taines déclarations des shoras, de la revendication de réforme agraire radicale indique la tendance à ce que s'ébaucher une alliance vrière et paysanne, dans le cadre de l'interaction croissante des mots d'ordre démocratiques, anti-impérialistes

Parallèlement, les premiers pas une centralisation des shoras en place de fédérations qui coordonnent jusqu'à plusieurs centaines de shoras (par exemple, le «Centre des shoras islamiques ouvriers» qui regroupe natio-

Dans tout ce processus d'émer- agraire gence et de coordination des shoras, se forge une couche de travailleurs conflits avancés qui ne sont pas organisés par les formations politiques natio- Pahlavi et taires des dans la pratique aux objectifs de la tions de bourgeoise, à ses représentants et aux capitalistes.

limites de la centra- l'occupation lisation des shoras et de leurs tâches traduisent l'absence d'un parti révo-

, d'avant-garde disposant d'une influence importante dans la ouvrière, d'une manière plus générale, l'absence d'une indépendan- les

De là découle que ne se concrétise pas la possibilité pour les shoras s'affirmer comme un pôle d'attraction et de référence alternatif à direction nationaliste bourgeoise. Cette contradiction va marquer de son empreinte toute la situation à venir et accroître les fluctuations dans son développement.

Ni Khomeiny, ni Bani-Sadr, ni le PRI, ne se trompent sur le sens et la portee du developpement des shoras Tous tentent d'user de l'autorité poli tique que Khomeiny possède encore dans les couches significatives de la classe ouvrière pour entamer la contre-offensive. Elle combine la répression contre des militants ouvriers et des membres des organisations ouvrières avec la tentative de contrôler et d'intégrer les shoras aux institu-

République islamique, pour les vider de leur contenu et briser toute dynamique anticapitaliste.

Parmi les travailleurs, la résistançe pratique à ce projet est forte, quelles que soient leurs illusions sur

Des millions de paysans pauvres et de travailleurs agricoles, pour la première fois dans l'histoire révolutionnaires en Iran, s'engagent dans la lutte.

Dès la chute du régime Pahlavi, les mobilisations de paysans ont commencé dans les zones des nationalités opprimées: Turkoman-Sarah,. Kurdistan et dans les territoires des tribus nomades pastorales (récupération des pâturages et forêts passés sous le contrôle de l'Etat au début de la «révolution blanche»).

Dès le milieu de 1979, dans la paysannerie sédentaire des provinces persanes surgissent des mouvements revendicatifs divers: refus de payer les annuités pour les terres distribuées à l'occasion de la réforme du chah, contestation des taux usuraires pour les dettes privées, avec l'administration des coopératives imposées par le régime avec les grands propriéfonciers qui contrôlent toujours la moitié des terres cultivées. Fin 1979-début 1980, les occupaterres se sont multipliées. Les paysans mirent à profit le mot d'ordre lancé par Khomeiny, après de l'ambassade, Sur l'auto-suffisance alimentaire de l'Iran, pour s'emparer des terres des propriétaires absentéistes. Les paysans, dès janvier 1980, commencent: à organiser des manifestations dans villes (Téhéran, Ispahan...) pour populariser leurs revendications et

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faire pression sur les autorités. Toutefois, la crise de direction prolétarienne fait que les liens ne sont pas encore tissés entre la classe ouvrière et les masses paysannes déshéritées.

Une polarisation sociale commence à se dessiner dans les villages au cours de ces mouvements. D'un côté, se retrouvent les paysans pauvres, les travailleurs agricoles et la jeunesse rurale, politisée par les mostatut de migrant lui a permis souvent de participer, les instituteurs; de l'autre, s'alignent les propriétaires les commerçants zar qui jouent un rôle d'usuriers dans les campagnes, les cours de justice islamiques et les mollahs, la propriété Les comités de village qui ont souvent intégré les anciens notables sur l'injonction des religieux, tiennent la plupart du temps les propriétaires contre ceux qui tentent de prendre les terres, le développement d'un mouvement qu'ils ne pourraient plus contrôler. Cette polarisation sociale aboutit parfois à la constitution de shoras paysans.

Le nouveau régime n'a pas hésité, à plusieurs reprises, à réprimer le mouvement revendicatif des paysans, d'autant plus lorsqu'il se combine avec la question nationale et débouche sur une remise en cause directe de son autorité.

Dans la brèche ouverte par l'insurrection de s'est engouffrée une vague de luttes nationalités opprimées qui représentent 60 pour cent de la popu-

Le combat permanent du peuple kurde pour l'autodétermination représente le point le plus avancé de ce mouvement d'ensemble: ment massif, constitution ces, apparition dans diverses régions de comités (baqueh), occupations des. terres, ample mobilisation de la population dans les villes.

Dès février 1979, les dirigeants du mouvement national kurde prod'autonomie impliquant la création d'un gouvernement kurde chargé des affaires locales. Téhéran propositions. affirmer son autorité, le gouvernement central lança l'armée et aussi les milices des «comités Khomeiny» - qui fourniront l'essentiel des forces du corps des pasdars — contre le peuple de Sanandaj.

Depuis, les affrontements militaires entrecoupés de trêves se succèdent. En octobre 1979, la résistance kurde reprend le contrôle des après avoir cassé l'offensive militaire la plus importante lancée en août sous la direction du nouveau «commandant en chef des armées» :

du gouvernement central fait échouer toutes les tractations: il ne veut pas créer un précédent encourageant la lutte des

Après le discours de Now-Rouz de Khomeiny (le 21 mars 1980), alors que les occupations de terres se font de plus en plus nombreuses dans le Kurdistan, se développe une nouvelle offensive militaire conjointe de l'armée et des pasdars contre les villes du Sud-Kurdistan. Bombardements, sièges et blocus des villes centaines de morts, tion Khomeiny utilise les incursions irakiennes pour justifier Le régime irakien a été secoué par l'impact de la révolution iranienne dans les couches les plus défavorisées qui sont chiites, alors que la clique baasiste au pouvoir est sunnite et par la résurgence du combat militaire des Kurdes en Irak. En outre, il y a un conflit ancien entre la hiérarchie chiite en Irak et le régime. Par ailleurs, ce dernier opère un réajustement sur le plan diplomatique et fait des avances en Etats du Golfe. Les manœuvres l'Irak contre la révolution iranienne, entre autres l'aide apportée à partisans de l'ancien régime iranien, pressions militaires, sont alimentées par les difficultés du régime

Dans ce contexte, les dirigeants kurdes ont affirmé à diverses repridéfendraient le régime de l'insurrection .contre toute intervention de l'impérialisme ou contre tout coup d'Etat réactionnaire. Ils prouvé l'occupation de l'ambassade

Néanmoins, le gouvernement de Téhéran exerça une répression sanglante contre le peuple kurde. Il tenta d'écraser les organisations ques et militaires de la résistance. Il a démontré ainsi qu'il donnait la priorité au rétablissement de sa souveraineté et à la défense de l'ordre social existant. En refusant de reconnaître le droit à l'autodéter mination du peuple kurde, il va à l'encontre de ce qu'il proclame: la nécessité d'une unité d'action contre l'impérialisme, contre la pression irakienne et les comploteurs. Sur ce terrain aussi, les dirigeants de la République islamique révèlent leur incapacité intrinsèque à mener un réel combat anti-impérialiste en déniant les droits démocratiques des nationalités opprimées et en s'opposant à l'avance de la révolution sociale (la question de la terre, l'armement...).

La résistance kurde a inspiré la lutte d'autres nationalités .op primées, au Turkoman-Sarah, au Khouzestan, en Azerbaïdjan et au Balouchistan. Le mouvement des nationalités est le cadre d'une convergence entre les revendications sociales et économiques (par exemple, la question agraire au Balou-

Get au Turkoman-Sarah, la discrimination contre le prolétariat arabe au Khouzestan, etc.), la défense des libertés démocratiques et la pour la reconnaissance du droit à l'autodétermination et des droits nationaux.

Toute renonciation, face à la «menace extérieure», à défendre le droit à l'autodétermination aboutit en fait à diviser les rangs des exploités et des opprimés face à l'ennemi extérieur, à faciliter la répression entamée par le régime Khomeiny, à accroître le champ des courants bourgeois nationalistes (au Kurdistan comme en Azerbaïdjan) et à créer les conditions favorisant les manœuvres des comploteurs et de leurs alliés ira-

Or, au nom de l'unité nationale et de la lutte contre l'ennemi principal, l'impérialisme, le Toudeh, une large fraction des Fedayin et des organisations maoïstes ont précisément appliqué cette orientation.

Le rôle politique que continuent de jouer les membres du Conseil de la révolution rend compte, d'une part du prestige popar Khomeiny une partie du clergé chiite dans la chah, d'autre part intrinsèque de périalisme et la dictature Pahlavi -comme de la faillite de ses formations politiques.

L'influence du mouvement religieux, qui dispose d'une vaste struc-

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ture organisationnelle, sur les masses s'explique: a) par la faiblesse du mouvement ouvrier après 25 ans de répression dictatoriale; b) par les trahisons des staliniens du Toudeh lors de la deuxième révolution (1945-1953), le soutien apporté au chah par les bureaucraties de Moscou et de Pékin et enfin l'appui complet du parti Toudeh à Khomeiny depuis 18 mois; c) par l'absence d'un parti révolutionnaire disposant d'une forte base dans le prolétariat et ses alliés; d) par le fait que l'adhésion masses à l'Islam - en tant que religion facilite l'emprise politique de cette direction particulière.

Pour les classes dominantes et les sommets du clergé chiite, l'Islam est avant tout l'argument pour défendre l'ordre privée, pour justifier les aux libertés démocratiques, faciliter la restauration de l'Etat bourgeois, pour étouffer l'œuf les luttes de classes, développer une vaste antimarxiste et anticommuniste.

Les institutions religieuses islamiques fonctionnent comme des instruments fondamentalement conservateurs de l'ordre social et diffusent une idéologie réactionnaire dont les courants intégristes sont les champions.

Pourtant, Khomeiny, en tant que dirigeant politique et religieux, incarne aux yeux de larges tions des masses persanes toute leur haine pour le chah, pour sa dictature, pour ceux qui l'ont soutenu avant tout l'impérialisme américain - et pour la misère qu'elle a engendrée. Par cette médiation, l'Islam chiite est devenu et reste l'enveloppe de leur mouvement de lutte pour l'ensemble de leurs revendications sociales, économiques et politiques. Mais, dans le cours de leurs actions pour les faire aboutir, elles se heurteront toujours davantage aux dirigeants des diverses fractions de cette direction de la Répuolique islamique.

En novembre 1979, après l'échec de l'offensive au l'occupation de l'ambassade permet à Khomeiny de rétablir une partie de l'autorité perdue en donnant son aval aux étudiants et en repoussant une série de compromis avec l'impérialisme proposés depuis les cles dirigeants de la République islamique (Bazargan, Yazdi, Ghobdzadeh). Ces derniers par contre vont payer le prix de leur politique et commencent à se découvrir yeux du mouvement anti-impérialiste;

politique du pays va s'accentuer.

des fonction d'une direction bourgeoise.

la propriété atteintes pour fondrement économique dans pour campagne assurances (place forte foulée, de la moyenne comme de la au système bancaire.

sés avec l'impérialisme et l'annulales nouveaux rapports avec l'impéfracple, dans le pétrole, dans le nuclé-

Quelques avoirs commencé à juillet 1980. Le ratifier, dans un premier temps, un comme les augmentations de salaires.

d'une transformation profonde politique priété capitalistes. L'opposition

Kurdistan, ceraux sur le plan des échanges.

partant, la crise de direction d'intérêt Quelles que soient les luttes menées contre le chah et ses positions actuelles dans les heurts avec l'impérialisme américain, quels que soient les affrontements de fractions de la hiérarchie chiite avec des secteurs de la bourgeoisie, la direction Khomeiny, par les liens qu'elle maintient de longue date avec des fractions du Capital national (le grand réorganiser bazar), par les ressources économide la hiérarchie chiite, entre autres les biens immobiliers (vagf), par le contenu économique, social et politique de son programme, par les liaisons qu'elle maintient avec tel ou tel secteur de l'impérialisme (Europe, Japon) et par son rôle dans le main- sous de l'appareil d'Etat remplit la En juin-juillet 1980, sur la lancée de sa lutte contre le régime du chah, pour faire face au danger d'efpour répondre à l'attente des masses iraniennes, sont prises des mesures de nationalisation des banques et des l'Etat Pahlavi.

des grandes familles ayant profité en premier lieu de la rente pétrolière) et, dans la étroitement liées d'Etat. Les modifications d'accords pastion des contrats léonins traduisent répondent à certaines exigences des travailleurs (par exemaire et dans l'achat d'armements).

impérialistes nationalisés en gouvernement doit mesures: certain nombre de mesures imposées par les travailleurs et leurs shoras

Néanmoins, le refus d'une véritable réforme agraire - accompagnée blée d'experts,

Constitution, système des prix agricoles, du crédit, de l'assistance technique et sociale — Parlement); révèlent la volonté du nouveau ré- b) gime de protéger les rapports de promasses, contre la spéculation, l'ac-

Gc) des biens et le marché ministères. noir organisé depuis le bazar traduit les rapports étroits entre ce secteur geants de la République islamique. Il en va de même de l'inexistence d'un contrôle étatique strict du commoment ou l'impérialisme multiplie les pressions

Enfin, l'Etat bourgeois alloue des crédits prioritaires et à bas taux aux entreprises privées, décide l'amnistie fiscale tandis que les programmes d'aide sociale restent réduits à la portion congrue.

geants de la République islamis'emploient prioritairement affronter le mouvement de masse. Ils maintiennent l'armée avec l'essentiel de sa hiérarchie militaire, reconstituent un haut commandement et interdisent la formation des comités de soldats. Ils désarment les milices et constituent le corps des pasdars, de la révolution. Au sein de l'armée, les ler et 2e régiments d'infanterie sont formés par les tristement célèbres membres de la Garde Djavidan (les Immortels), spécialisés dans les tâches anti-insurrectionnelles. Initialement, les dirigeants de la République islamique laissent presque intact l'appareil administratif de

Or, cette machine étatique, dans la plus grande partie de son encadrement, reste hostile au nouveau régime et s'oppose à la mainmise de la hiérarchie religieuse sur l'appareil

Dans ce cadre, les complots our dis par les nostalgiques de l'ancien régime ne peuvent que proliférer.

Pour disposer d'instruments plus directement maniables et pour tenter de lier le mouvement de masse à la stabilisation du régime et à la réorganisation de l'Etat, Khomeiny et la grande majorité du Conseil de la révolution prennent trois séries de a) l'institutionalisation rapide de la République islamique et de ses organes (référendum sur la République islamique, élection de l'Assemratification de la élection du président de la République et du Majless — la mise en place d'institutions qui doublent partiellement les structures de l'Etat: comités Khomeiny, envoyés de l'Imam, cour de justice islamique, pasdars;

de nouvelles épurations dans les Ces projets restent cependant très fragiles. Des secteurs importants de la bourgeoisie nationale - qui avaient soit soutenu le mouvement contre le chah, soit adopté une position neutre - manifestent une croissante envers les leaders politico-religieux et leur orienta-

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tion. Ils réprouvent la volonté de contrôle de plus en plus complète de la hiérarchie religieuse sur l'appareil d'Etat et la vie sociale en général. Ils constatent le déphasage entre la hiérarchie religieuse, ses initiatives et les besoins de réformes de l'économie ainsi que de l'appareil d'Etat légués par le chah. Ils s'inquiètent de la paralysie de l'administration et du poulancés aux masses par diverses fractions politico-religieuses pour appuyer leurs projets. Ils s'alarment de l'incapacité de la direction Khomeiny à contrôler effectivement le mouvement de masse. Pour l'instant, cette opposition très répandue à la direction Khomeiny n'empêche pas la bourgeoisie de la considérer, en l'abd'une alternative concrète, comme un moindre mal pour faire face au mouvement de masse. Elle hésite donc, se partage et s'engage derrière différentes tiques, toutes situées dans la persla révolution, étant donné leur origine et leur composition, des organismes mis en place par la «révolution islamique» peuvent parfois osciller, se subir très directement la pression du mouvement pasdars ont terres, ce qui leur a valu une sévère réprimande du PRI et du Conseil de

Dans le même sens, se produisent des phénomènes

Les trotskystes dans la Deuxième Guerre mondiale en souscription après le succès du tome Naissance de la IV° Internationale 1930-1940) 2 LA GUERRE N1940-1ANS GUERRE (1940-1946) les congrès de la quatrième internationale éditions la brèche Parution décembre 1980

Textes rassemblés, annotés et présentés par Rodolphe Prager ciation et de polarisation, recoupant leur hétérogénéité sociale, aussi bien parmi les différents groupes et partis qui se revendiquent de la «ligne de l'Imam», au sein du clergé chiite.

Tous ces facteurs stimulent la crise de direction politique qui frappe le régime et favorisent la multiplication des « centres de pouvoir». Des heurts sont de plus en plus nombreux entre les diverses fractions qui se réclament de l'Imam. Ils portent aussi bien sur les rapports à entretenir avec l'ancien appareil d'Etat, la bourgeoisie et l'impérialisme, sur la place et le rôle des nouvelles institutions que sur les relations avec le mouvement de masse. Ainsi en janvier 1980, BaniSadr se prononce publiquement pour la dissolution du corps des pasdars, des comités islamiques et donne son appui aux dirigeants de l'armée. De. tels affrontements, notamment tre Bani-Sadr et Behechti, vont se

Le souvenir d'un siècle de luttes anti-impérialistes, premières révolutions de et de 1945-1953, de l'opposition au pillage des ressources pétrolières se mêle dans la mémoire collective des masses iraniennes à la haine de la

Voilà la racine de la force du mouvement qui démarra autour de New York. posés par la guerre. tes dispersées par la guerre. Règlement • en espèces.

chah et de la récupération des richesL'occupation du «nid d'espions» apparaît tout d'abord pour les masses comme le prolongement logique de la victoire du soulèvement populaire déclenché 18 mois auparavant. Elle du peuple comme quoi la présence construction de la Savak et de l'ar- laissait la lutte contre la dictature comme inachevée. Pour la direction Khomeiny, cette relance d'une campagne anti-impérialiste devait être un moyen de renforcer «l'unité nationale» et masquer les antagonismes de classes et pour organiser une «bataille de la production» et interdire les grèves grâce à l'argument du blocus économique. Au même titre, la consolidation de l'appareil d'Etat (des corps répresMais très vite l'ampleur, l'im pact et la radicalisation vont au-delà strict dans lequel les dirigeants du régime et les organisations intégristes entendent les confiner. Incapables d'affronter de plein fouet ce mouvement et contraint de riposter à ce qui porte atteinte à leur autorité, ils engagent, à partir de mars-avril 1980, une série de nouvelles attaques contre divers secteurs du mouvement de masse, en cherchant à les isoler (attaques contre le Kurdistan, campagne d'ordre moral, obligation du port du tchador, attaque contre les orga49 F AU LIEU DE 75 F + frais d'envoi 10 F L'ensemble des textes des instances de la IVe Internationale • Les prises de position du Secrétariat international • Les nouveaux problèmes théoriques et pratiques • L'histoire et la formation du secrétariat européen clandestin et la réunification des forces trotskys• L'émergence de situations révolutionnaires. • La participation des PC au gouvernement.

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nisations se réclamant du marxisme ou se présentant comme «islamiques de gauche»).

C'est dans ce contexte qu'interviennent les attaques contre les universités dans lesquelles les organisations telles que les Moudjahedin et Peykar disposent d'une forte influence et qui servent parfois de lieu de réunion pour des coordination de shoras ouvriers.

Le discours de Now-Rouz (21 mars 1980) de Khomeiny relance le mot d'ordre de «révolution culturelle islamique». Selon le Conseil de la révolution et le PRI, son contenu est doublement réactionnaire. s'agit d'abord d'une réforme» sur le plan des idées, visant avant tout le marxisme, par l'islamisation de l'enseignement; ensuite, d'une offensive pour épurer l'université des diverses organisations politiques de gauche.

Les sociétés, islamiques et les organisations d'étudiants musulmans reprennent au cœur de l'université cette campagne en l'axant sur le mot d'ordre de fermeture des universités. Elles utilisent à leur propre fin un problème effectif : la contradiction entre le système universitaire hérité de l'ancien régime et les besoins sociaux et culturels des masses déshéritées pour mobiliser dans cette campagne des étudiants qui cherchent une solution révolutionnaire à cette question sociale et politique que les groupes centristes ont ignorée. C'est à ce moment-là que les autori-

Le raid de Tabas a posé le problème de la défaite militaire de la révolution iranienne tés vont organiser l'assaut contre les une période indéterminée.

Le coup porté

Fedayin, gime tente positif.

stabilisation ou recul de révolutionnaire.

sociales motrices - nationalités nienne n'a pleur.

Il

«contreles, reste celle d'une profonde insvile.

périalistes ne conflits de classe à leur paroxysme.

universités avant de les fermer pour décisifs, au mouvement secondaire étudiant est démonstratif de la politique d'affontements avec le mouvement de masse par lequel le réde réorganiser son disMais il ne signifie pas une bourgeois. encore moins un l'ensemble du processus Aucune des forces classe ouvrière, paysannerie, masses plébéiennes et

- de la révolution irasubi une défaite d'amLa perspective en Iran, delà des fluctuations conjonctureltabilité, d'un approfondissement des luttes de classes, d'une interaction accentuée entre la mobilisation et les luttes des diverses couches d'exploités et d'opprimés, d'une accentuation de la crise de direction politique bourgeoise avec les effets cen- ne direction trifuges qui en découlent, pouvant même déboucher sur une guerre cition de classes. La pression et les menaces imchangeront pas les lois de la lutte de classes en Iran. Au contraire, elles pousseront les

Des secteurs de la bourgeoisie nationale et la direction du nouveau régime peuvent entrer en conflit avec l'impérialisme et ses alliés directs. Mais, au moment des chocs de classes leurs affrontements avec l'impérialisme prendront une place par rapport à l'antagonisme irréductible qui les oppose aux ouvriers et aux paysans pauvres et dont la pierre de touche est la défense de la propriété et de l'Etat des combats questions touchant leurs intérêts directs, les masses laboriauses déborderont à maintes rela direction Khomeiny, s'y opposeront plus ou moins directement, se doteront de leurs propres mités, milices, etc.). C'est au cours de tels débordements et à cause du méque des forces telles que les Moudjahidin et les Fedayin ont renforcé leur audience et leur implantation.

Cependant, sans l'existence d'uprolétarienne alternative, les masses resteront malgré tout prisonnières, sur le plan politique, de solutions qui ne rompent pas en dernière instance avec la collabora-

A partir de ce douhle constat, les marxistes-révolutionnaires s'emploieront à construire un parti ouvrier de combat. Pour cela, pour développer, dans les masses laborieuses, un sentiment d'appartenance à une classe indépendante, ils organiseront la lutte autour de l'ensemble des

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revendications démocratiques, tionales et transitoires (anticapitalistes), en sachant les formuler pour les porter au cœur du mouvement réel des masses, en comprenant les effets sur leur conscience des expériences concrètes de mobilisation contradictions qui surgissent entre leurs actions, les plans du nouveau régime et l'idéologie diffusée par la direction Khomeiny. C'est la seule méthode qui permette d'arracher les masses à l'influence des directions bourgeoises et petites d'accompagner le mouvement masses tout en ne renonçant pas à une offensive politique et idéologique contre le contenu réactionnaire des campagnes «d'islamisation». a) Face à une menace d'Etat réactionnaire tion militaire impérialiste, les marxistes-révolutionnaires en ticiperont au combat des ouvriers, des paysans et des masses opprimées, pour la défense - par leurs propres moyens d'action et d'organisation - de l'actuel régime. Il ne s'agit pas d'un soutien mais d'une défense militaire. une situation où le prolétariat et ses alliés ne sont pas en mesure de remplacer le régime présent par une forme supérieure de - un i gouvernement des ouvriers et des paysans cette défense taire est nécessaire. Mais elle liée à la réalisation tâches (auto-organisation vailleurs et indépendance de classe, mesures anticapitalistes, agraire radicale, autodétermination des nationalités, armement) poussent en avant la révolution et sont la garantie ultime pour battre en brèche les projets de l'impérialisme.

marxistes-révolutionnaires appuient toutes anti-impérialistes gouvernement, ils impulsent les mobilisations anti-impérialistes ou y participent. Ils exigent le retour de la fortune du chah. Face au chantage économique sous contrôle des shoras ouvriers, et le monopole du commerce extérieur permettrait d'initier une rupture de la dépendance vis-à-vis mondial. Face aux menaces d'ordre militaire de l'impérialisme et généraux de l'ancien régime, ils proposent de concrétiser le mot d'ordre de «l'armée des vingt millions» en constituant des milices ouvrières et paysannes et en les armant. Dans

. perspective, ils défendent le forme» - dans l'armée ou dans le corps des pasdars - de former leurs

République islamique.

les et crise économique (chomâge, bourgeoises, des plan ouvrier comprenant essentiels des mesures radicales dans le de coup d'interven-

Iran pard'alphabétisation, etc.

commencer politique, cement, l'extension,

Dans tion et la gouvernement milishoras reste pluralisme des grandes des trations de la République islamique).

réforme qui marxistes-révolutionnaires syndicats indépendants.

notamment en chines), d'utilisation produits agricoles.

Ceci tion.

révolutionnaires, comités indépendants de la hiérarchie et des institutions de la c) Défendre les conquêtes ouvrières contre toutes les atteintes reste une tâche essentielle pour l'intervention des marxistes-révolutionnaires (salai-

Pour contrecarrer les effets de la tion) et sociale (services sociaux, logements, écoles), ils proposent un tres: l'extension des nationalisations; un plan de reconversion industrielle contrôle ouvrier; de travaux publics répondant aux bede la distribution pour lutter contre spéculation, en s'appuyant sur le ouvrier et le contrôle des tionnelles à comités; des gnes massives d'assistance sanitaire et appliquer une série de ces mesures, le renforla coordinacentralisation des shoras est un élément décisif. L'unité des rangs ouvriers ne peut que renforcer cette auto-organisation. Elle se constituera d'autant plus facilement que le fonctionnement démocratique

Best assuré (élections, politique, régularité de fonctionnement, indépendance complète face aux patrons et aux instituconcrète Au contraire des staliniens, les refusent d'opposer au développement des shoras la construction par branches de tion sant la Le mouvement des shoras peut faciliter la jonction entre les paysans pauvres et les travailleurs des villes, reprenant à son compte la revendication de réforme agraire radicale et en incluant leurs besoins dans les propositions de reconversion industrielle (engrais, masystème bancaire unifié et nationalisé (crédit) et de mise en place d'un système étatique d'achat et de distribution des contribuera à épauler les au socialisme. mobilisations des paysans qui entrent lentement sur la scène de la révolue) L'exigence de réforme agraire est partie prenante de l'émancipation des nationalités opprimées. Les marxistesà l'échelle de tout l'Etat iranien, défendent les droits linguistiques et culturels, le droit à l'autodétermination, y compris l'indépendance. C'est en reconnaispleinement leurs droits que peut être réduite la division provoquée par l'oppression nationale, que peut se souder un front uni des exploités et des opprimés contre les possédants et leurs représentants, que le potentiel de lutte des minorités nationales pourra aider à affronter dans les meilleures conditions l'impérialisme et les factieux.

Les travailleurs et leurs n'ont aucun intérêt à la plus petite des restrictions des droits démocra-

Toute limitation aux droits de réunion, d'association et de manifestation des travailleurs, la cenfemmes, les attaques physiques contre les militants ouvriers, politiques • et étudiants, les restrictions institul'exercice des droits doublement la affaiblissent direcmouvement de masse, elles constituent un obstacle sur la conquête de l'unité de l'indépendance Elles permettent aux nostalgiques de l'ancien régime, aux Bakhtiar et compagnie d'utiliser frauduleusement la carte de la démocratie pour s'assurer le soutien de certaines couches sociales dans leurs menées révolutionnaires. Les marxistes-révolutionnaires mènent en perma-. nence la lutte contre les atteintes aux droits démocratiques en expli- :. quant et en faisant la démonstration que ces droits servent à renforcer l'unité et l'activité des masses. Au même titre, ils dénoncent les limitations à la démocratie politique qu'entend imposer la direc-

Khomeiny en institutionali« Révolution islamique». g) Aucun gouvernement capitaliste ne peut satisfaire l'ensemble des besoins des masses exploitées et opprimées. Les marxistes-révolutionnaires avancent la perspective d'un gouvernement ouvrier et paysan pour remplacer le régime de Khomeiny, s'appuyant sur les shoras et les mobilisations du prolétariat et de ses alliés, pour briser le pouvoir des impérialistes et de leurs alliés locaux, pour armer les masses, pour instaurer une économie planifiée et établir la dictature du prolétariat ouvrant la voie h) Toutes les sections de la IVe Internationale se doivent de continuer la campagne de soutien à la révolution iranienne en la centrant sur le la revilion iranie nee ! bas les pattes devant Le 28 juillet 1980

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