Inprecor 1974–2004

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NICARAGUA

Les bourgeois quittent le Conseil d'Etat

· Inprecor n° 90, 3 décembre 1980 · p. 22-25 · 3 099 mots

Nicaragua Amérique centrale États-Unis IVe Internationale

Les bourgeois quittent le Conseil d'Etat cessé de s'approfondir depuis le départ d'Alfonso Robelo et Violetta Chamorro de la Junte, apparaît aujourd'hui avoir atteint un point de non-retour. »

C'est en ces termes que la revue spécialisée Latin America Weekly Report publiée à Londres analysait le 21 novembre les derniers développements de l'épreuve de forces ouverte au début du mois au Nicaragua entre la bourgeoi-

Michel ROVERE

E 17 novembre, au cours d'un avec les forces sécurité, un important représentant du secteur privé nicaraguayen, Jorge Salazar Arguello, trouvait la mort. Président de l'Union des producteurs agricoles du Nicaragua dirigeant du COSEP (Conseil supéde l'entreprise privée, nisation patronale nicaraguayenne), d'armes et participation à un complot éléments somozistes assassiner des dirigeants

Deux autres personnalités importantes du COSEP, président de l'Association nationale des producteurs de riz et le frère de Jorge Salazar, Alejandro, responsable de l'Union des producteurs de café, ont été inculpés pour atteinte sûreté de l'Etat. Les frères Salazar étaient très liés à Alfonso Robelo, dirigeant du Mouvement démocratique nicaraguayen (MDN) (1).

La crise a commencé dans les tout premiers jours de novembre coïncidé avec l'élection tielle américaine. Le 8 novembre, l'occasion d'un meeting pour l'anniversaire de la mort de Carlos Fonseca, dirigeant et fondateur du le commandant Bayardo Arce expliquait : " Nous entrons dans période difficile, 1981 année décisive. Nous allons de conclure la phase économique de façon à ce qu'en 1982 nous puissions commencer à mettre en œuvre le projet économique qui jetera les Nicaragua profondément lement modifié, de nouveau Nicaragua qui effraie patrons. Les secteurs réactionnaires de ce pays ont parfaitement compris que nous entrions dans une période difficile. Ils veulent affaiblir le

« Le conflit entre le gouvernement et ses opposants de droite, qui n'a pour trafic

Mario Henon, à la et présidenà plan de réactivation

FSLN, une sera une tenter de relance bases d'un des caractéristiques du secteur élaet réel-

» qui, selon lui, «

"créer"

d'avoir une vision claire d'un sysce tème d'économie mixte.

les tude politique, et d'entreprises, terres priations et les confiscations illéplus radicaux pouvoir populaire, ils veulent démoraliser le peuple et affaiblir le FSLN, de façon à l'empêcher de guider les énergies des ouvriers et des paysans surmonter les difficultés.»

Dans son discours, Bayardo Arce encore en termes à peine bourgeoisie de sabotage économique, en expliquant que les secteurs qui entreprenaient aujourcampagne de dénigre. ment contre la révolution ont été « parmi les principaux responsables qui ont empêché la réactivation de nombreux secteurs de l'économie ». Quelques heures après ce discours, publiait un document qui véritable déclaration de guerre politique contre les sandi-

Dans ce document, les patrons nicaraguayens expliquaient que là-dessus, « quinze mois après le triomphe de la révolution nicaraguayenne, le Gouvernement de reconstruction nationale s'est coupé lui-même du programme de reconstruction natio-

Cela signifie, explique COSEP, que « le GRN a cessé d'être un gouvernement pluraliste d'unité

Get est devenu un gouvernement d'un seul parti, le FSLN ».

Faisant référence à la situation économique, le document du COSEP que « les objectifs de mis en avant par le économique n'ont pas été atteints », expliquant faute en incombait au goude prix-plafonds qui se production. C'est cela qui empêche que production et l'investissement pour se lamentait également du « manque de définition précise des limites el les occupations de les expro- qui gales, la manipulation politique du

NICARAGUA mouvement syndical confirment nos

Finalement, le COSEP lançait ur avertissement à peine voilé : « Tout ce que nous venons de dire nous amène à conclure que les secteurs les

Front sandiniste, qui sont ouvertement de tendance marxiste-léniniste, jeter les bases d'un projet économique et politique communiste pour le Nicaragua. » Le COSEP demandait finalement que « le GRN et les dirigeants patriotes et conséquents du FSLN en reviennent à la ligne du programme de gouvernement original », menaçant, si tel n'était pas le cas, que tout se termine « dans le chaos politique et économique ».

A ces menaces, Bayardo Arce avait répondu par avance : « Il y a des gens qui pensent qu'ils vont faire dévier le cours de notre révolution ; d'autres qui croient qu'ils vont la faire s'émousser. Ils se trompent, nous ne tolérerons plus de nouvelles provocations contre notre révolution. Nous sommes très clairs nous sommes prêts à affronter ceux qui s'y risqueraient. »

L'INTERDICTION DU MEETING DU MDN L'occasion n'allait pas tarder avec le jour suivant, 9 novembre, l'interdiction d'un meeting du MDN et des affrontements entre la jeunesse de ce parti bourgeois et les militants des Jeunesses sandinistes du 19 juillet (JS-19). En fait, les heurts avaient déjà commencé quelques jours plus tôt dans les lycées de la capitale entre militants (1) Le quotidien El Pais publié à

Madrid le jeudi 20 novembre affirme que « des dirigeants de l'entreprise privée ont informé les patrons emprisonnés "conspiration contre la révolution" sont Leonardo Somarriba, vice-président de la Chambre de commerce ; Mario Hanon. président de l'Associalion des producteurs de riz et Jaime Castillo, directeur technique de la Compagnie du café de Managalpa. Tous sont des figures éminentes du COSEP réunit les personnalités les plus représentatives de l'initiative privée au Nicaragua ».

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à l'occasion précisément de cérémonies organisées pour célébrer le quatrième anniversaire de la mort de Carlos Fonseca : des membres des jeunesses du MDN avaient brûlé des drapeaux sandinistes et conspué les militants des JS-19.

Pour protester contre ces actions, les JS-19 organisèrent, le 8 puis le 9 novembre, en liaison avec les CDS (comités de défense sandinistes) et l'Association des femmes nicaraguayennes, des manifestations de protestation devant le siège du MDN dans la capitale. Le dimanche matin, la foule pénétrait dans les locaux du MDN et brisait quelques vitres tout en saccageant quelques papiers.

Dès le lendemain, le journal bourgeois La Prensa déclenchait un véritable tir de barrage contre le « vandalisme » des jeunes sandinistes. Ceux-ci répliquaient en organisant des meetings dans tous les lycées de Managua. Des dirigeants sandinistes comme Carlos Carrion, Fernando Cardenal et Luis Carrion, l'un des neuf commandants de la révolution, y participèrent. Fernando Cardenal, prenant la parole au collège ManuelOlivares, donna le ton en demandant si quelqu'un avait jamais vu le drapeau du MDN flotter sur une barricade ou un lycée tout au long de la guerre contre Somoza, expliquant que ces jeunes bourgeois étaient à ce moment-là réfugiés aux Etats-Unis...

Mais l'incident qui allait servir de prétexte aux nouvelles manoeuvres de la bourgeoisie allait être l'interdiction par le gouvernement d'un meeting du MDN qui devait se tenir le 9 novembre à Nandaime, à 45 km au sud de Managua. La Prensa, qui depuis plusieurs jours avait fait une intense campagne de publicité autour de ce meeting, expliquait clairement qu'il allait constituer le point de départ d'une offensive politique générale contre le gouvernement.

Les dirigeants sandinistes, infor més de la possibilité d'attaques armées contre-révolutionnaires coincidant avec la date du meeting, demandèrent à Alfonso Robelo de le suspendre ; celui-ci refusa. Le gouvernement invoqua alors le décret numéro 513 pour interdire ce meeting. Le décret numéro 513, adopté au mois d'août dernier - au moment où le FSLN a annoncé que les élections ne se tiendraient pas avant la fin de la période reconstruction, c'est-à-dire 1985 - interdit toute campagne électorale avant 1984.

Le 9 novembre, il y eut effectivement une attaque menée depuis la frontière hondurienne par un commando d'une quarantaine d'hommes armés contre le village de Santa Maria. Un membre de l'EPS (Armée populaire sandiniste) fut tué et un milicien blessé à cette occasion. Depuis deux mois, les infiltrations d'ex-gardes

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nationaux somozistes, provenance du Honduras, multipliées. Mais l'interdiction du meeting du MDN allait servir aux forces bourgeoises à faire monter encore un peu plus les enchères lorsqu'elles prirent la décision d'abandonner leurs sièges au Conseil d'Etat.

Le 12 novembre, tous les geants du COSEP et des bourgeois abandonnaient leurs sièges dans dans cette cette institution et rejoints dans leur démarche par les représentants de deux petits syndicats. Le Conseil d'Etat est organisme législatif consultatif c'est la décision du FSLN de n'y réserver qu'une minorité de sièges aux représentants de la bourgeoisie qui a abouti, en avril dernier, aux démissions successives de Violetta Chamorro et d'Alfonso Robelo de la Junte de gouvernement.

La session du 12 novembre commença comme à l'accoutumée par la discussion du courrier reçu pendant la semaine. Ce jour-là, la boîte aux lettres était bien pleine, puisque chacun des partis bourgeois y était allé de sa petite missive pour protester contre l'interdiction du meeting du MDN - ce qui suffit à démontrer quel type de campagne politique était en jeu derrière le rassemblement organisé par le MDN daime. Les lettres protestaient également contre les manifestations organisées par les JS-19 devant le siège du MDN à Managua.

Comme la manœuvre des partis bourgeois était connue depuis quelque temps déjà, il y avait également dans le courrier adressé au Conseil d'Etat une lettre du ministre de l'Intérieur, le commandant Tomas Borge, qui expliquait les raisons qui l'avaient amené à interdire le meeting de Nandaime. Le président Conseil d'Etat, le commandant Carlos Nunez, refusa de bouleverser totalement l'ordre du jour prévu de la session qui devait être consacrée à l'amélioration des salaires et conditions de travail des ouvriers agricoles employés dans la récolte du café (la récolte est sur le point de commencer), et proposa la plainte des partis bourgeois en fin de journée. Ce sur quoi, tous les représentants de la bourgeoisie quittèrent la réunion.

Ce qui est plus intéressant, c'est de voir comment le FSLN réagi à cette nouvelle escalade de la campagne d'intimidation entamée par la bourgeoisie. suivants, les organisations de masse dirigées par le FSLN organisèrent dans tout le pays des meetings et des manifestations pour dénoncer la provocation de

Lors d'un meeting organisé le 13 novembre à Managua, surtout en

Ramirez, qui est membre de la se sont diripartis étaient un de régime). »

CHILI, NI LE GUATEMALA tions.

qua Sergio

- et c'est une à Nanextrêmement cher au peuple.

veulent, c'est révolution, cette en du longtemps que ces messieurs des dialogue possible. » d'examiner tant au régionale.

a

Dès les jours départ et le boycott de la bourgeoisie.

Sergio vent ressentir devant le développegouvernement, expliqua trale quels étaient les enjeux de cette bamanœuvre au mala Conseil d'Etat : « Nous ne pouvons Castro, dirigés, pas nous tromper sur ce qui se passe au sommet. Ce qui se déroule aujourd'hui au Nicaragua, c'est une bataille pour le pouvoir. Le 19 juillet 1979, nous avons assisté à la fuite de la un Garde nationale qui avait été mise en les l'ancien régime qui ont quitté le pays en emportant des millions avec eux. Mais il y a eu d'autres gens qui ont subi une défaite ce jour-là, ce sont ceux qui n'ont pas pu imposer leurs propres conditions (au changement ne pense

Il ne

NI LA JAMAIQUE, NI LE

« Il était très important pour ces de gens-là que la Garde nationale ne soit pas totalement défaite, qu'une partie de la Garde nationale reste en place et les aide à établir leur pouvoir, faire c'est-à-dire le pouvoir de ceux qui aujourd'hui multiplient les provoca-

Les forces bourgeoises, expliRamirez, n'ont pas le pouvoir au Nicaragua. Elles oublient d'exilés grave erreur de leur part - qu'ici le pouvoir a été conquis au travers d'une guerre qui a coûté

Le que comme seul moyen d'arracher au peuple ce pouvoir serait de changer les mains qui détiennent les armes pour défendre ce pouvoir populaire. Ce qu'ils gommer de la carte mais c'est un expropriation rêve infantile car nous ne sommes pas à la Jamaïque, nous ne sommes pas au Chili en 1973 ou au Guatemala

1954. Nous sommes dans un Nicaragua qui a été libéré. Le gouvernement est ouvert au dialogue, conclut Sergio Ramirez, mais aussi mi-novembre,

One morro, du reprendront pas leur place au Conseil d'Etat, il n'y aura pas d'autre lieu de

La nouvelle offensive bourgeoise rend compte de la polarisation politique et sociale croissante qui existe,

Nicaragua qu'à l'échelle LE CONTEXTE INTERNATIONAL « L'opposition a été enhardie par les résultats des élections américaines » a affirmé le président du Conseil d'Etat, Carlos Nunez, après cette institution par les partis bourgeois.

« L'administration Reagan agira témaltèque. rapidement pour combattre le sentiment d'abandon que certains peument des menées en Amérique cen-

- et plus spécifiquement au Nicaragua, au Salvador et au Guate-

- des maraudeurs de Fidel s, arm armés et financés par l'Union soviétique » expliquait il y a peu Richard Allen, l'un des proches conseillers de Reagan en matière de politique étrangère. Et autre conseiller du nouveau président élu, plus spécialisé dans affaires latino-américaines, Roger Fontaine, renchérissait « En ce qui concerne le Nicaragua, Ronald Reagan est oppose au programme d'aide américain de 75 millions de dollars. La raison en est qu'il pas que cela aidera réellement le secteur privé dans ce pays. » fait pas de doute que l'intervention contre-révolutionnaire de l'impérialisme américain, qui n'a jamais cessé, est passée à de nouveaux paliers bien avant l'élection

Ronald Reagan. Il suffit de rappeler l'aide politique, économique et militaire de l'administration Carter à la Junte du Salvador, ou de état de ces informations selon lesquelles 20000 anciens somozistes seraient actuellement entraînés au Guatemala et dans d'autres pays d'Amérique centrale avec le concours cubains d'extrême droite et de conseillers militaires nord-américains. Mais il est certain que l'élection de Reagan n'a pu être perçue

Run nouvel encouragement, aussi bien aux dictatures du continent qu'aux secteurs bourgeois nicaraguayens qui veulent à tout prix éviter que la marche en avant de la révolution n'aboutisse à leur politique et économique définitive.

En même temps qu'elles entamaient l'épreuve de force contre les sandinistes, les forces bourgeoises sont allées requérir le soutien des bourgeoisies centro-américaines. A la

Pedro Joaquin Chajournal La Prensa, se trouvait à San José de Costa-Rica pour expliquer comment la politique sandiniste était « en train de conduire inéxorablement le Nicaragua dans le camp communiste ». Les bourgeois nicaraguayens se sentent encouragés par le rapprochement qui s'est opéré entre les diverses dictatures de la région pour faire face à la montée de la vague révolutionnaire. Le récent traité entre le Salvador et le Honduras, qui met officiellement fin à la dispute frontalière entre les deux pays, va être la pièce maitresse pour permettre de réactiver à des fins contre-révolutionnaires le CONDECA, le traité militaire qui unit les deux pays à la dictature gua-

La bourgeoisie nicaraguayenne s'est également sentie encouragée

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Marxistas aplastados en Jamaica

Tratado para la paz no para la guerra

Don Ni Trans contre par la défaite des travaillistes à la Jamaïque et par l'offensive pour déstabiliser le du New Jewel Movement de, aussi bien de l'intérieur (attentats) que de l'extérieur (tension avec la Barbade).

Sur le plan intérieur enfin, depuis le premier en avril dernier (départ de Violetta Chamorro et d'Alfonso Robelo du gouvernement), le processus révolutionnaire a connu d'importantes avancées, que ce soit dans l'extension de la réforme agraire, dans le renforcement des milices, de céder aux chantages de la bourgeoisie qui réclame des élections à brève échéance pour une assemblée Constituante. La résolution du 28 septembre du Secrétariat unifié de la IVe Internationale, qui rendait compte de ces avancées, soulignait le caractère éminement instable de la situation particulière de pouvoir existant au Nicaragua et exposait l'enjeu des affrontements en cours au Nicaragua (2) :

« L'ensemble de ces dispositions marque un nouveau pas en avant de la part de la direction sandiniste. Elles démontrent le rétrécissement extrême de tout terrain d'entente entre le FSLN et des secteurs significatifs de la bourgeoisie.

« La constitution d'un Conseil d'Etat consultatif à majorité ouvrière et paysanne, le refus d'obtempérer aux exigences du COSEP pour la nomination des remplaçants de Robelo et Chamorro, le rejet des requêtes de la bourgeoisie concernant l'organisation d'élections pour 1981 parallèlement, l'affirmation que le développement des germes du nouveau pouvoir prédomine sur les menée gouvernement à Grenaofficiels, mentaux ralisation des affrontement vernement ouvrier et dictature du prolétariat.

décisive dans le refus .

entre pouvoir

- lisation de production, par le Plan de l'accumulation - est encore devant nous.

l'impérialisme et internationale.

l'Etat ouvrier aide importante dernière à son tour, ouvre une brèche dans l'encerclement impérialis-

20 ans.

« Le FSLN a pu utiliser, internationale pour et intérieur mêmes progrès et nicaraguayenne contribuent à modifier ce contexte.

élections qui, de fait, devront entériner le pouvoir des organismes de nuent. masse, l'affirmation répétée de la prééminence de la direction nationale du Front sur les organes gouvernel'approfondissement de la réforme agraire et la génémilices, tous ces éléments combinés démontrent l'existence au Nicaragua d'un gouvernement qui s'appuie sur les ouvriers et les paysans, affirme son indépen- forces dance face à la bourgeoisie, un gou- centrale, paysan, bref Colombie. » épisode vers l'instauration de la

« En effet, l'épreuve de forces encore eu lieu. Le dénouement de la situation particulière de double un changement de la nature de classe du pouvoir d'Etat, la socia-

« La révolution nicaraguayenne a pu mettre à profit la crise de l'accentuation, qui en découle, des contradictions inter-bourgeoises à l'échelle nationale cubain constitue la révolution nicaraguayenne. Cette te de la révolution cubaine depuis dans cette première étape, cette situation améliorer les gua.) rapports de forces avec l'ennemi extérieur. Mais les de la révolution ses effets en Amérique centrale et dans la Caraibe

C1200

LIV Me. 15.784 Les possibilités de manœuvres dimi-

« L'impérialisme américain n'est pas prêt à accepter l'extension de la révolution socialiste dans cette région. Il multiplie les efforts pour consolider le pouvoir de la bourgeoisie au Honduras et au Guatemala, pour aider la Junte salvadorienne à briser la montée révolutionnaire, pour forger une alliance entre les réactionnaires d'Amérique le Venezuela et la C'est dire si en ce moment, alors que la guerre civile fait rage au Salvador, et devant les épreuves de forces qui se préparent au Nicaragua - épreuves de forces dont l'enjeu est la constitution, 20 ans après le triomphe de la révolution cubaine, du deuxième territoire libéré l'exploitation et de l'oppression, du deuxième Etat ouvrier dans le continent -, la solidarité agissante du mouvement ouvrier international avec la révolution nicaraguayenne, avec la révolution en Amérique centrale, est une tâche de toute première

Plus que jamais, la IVe Internationale réaffirme son soutien à la révolution nicaraguayenne par le FSLN. Elle s'engage à pour-

Usa campagne internationale de solidarité développée dans de très nombreux pays tout au long de la dernière année. (Correspondances de Lars Palmgren et de Lorraine Thiebaud à Mana(2) Inprecor numéro 87-88, 30 oct-

Sobre 1980, « Une nouvelle avancée de la révolution au Nicaragua », résolution du Secrétariat unifié de la IVe Internationale.

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