Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

USA

Une récession prolongée

· Inprecor (première série) n° 16-17, 16 janvier 1975 · p. 44-47 · 3 199 mots

Économie mondiale Syndicalisme Japon et Corée États-Unis

urbanisation anarchique accompagnée de pollution, de pauvreté, etc. L'impérialisme japonais exporte ses contradictions internes vers les pays d'Asie orientale et, en conséquence, le Japon devient la cible des luttes des masses travailleuses de ces pays. On a assisté à l'explosion des sentiments antijaponais en Thallande, Indonésie, Malaisie, aux Philippines et en Corée du Sud, et ces mouvements approfondiront certainement leur caractère prolétarien. On ne peut pas exclure catégoriquement la possibilité pour l'économie japonaise de réaliser un certain redressement et d'étendre à nouveau ses exportations, étant donné la ligne liquidationniste de "'front populaire"' du Parti Socialiste et du Parti Communiste. Mais même dans ce cas, le capitalisme japoUSA

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1044/2 313/8 13% GAT2 10/¼ 1971| 1972 1973 1974 Source: Departiment of Labor Les Etats-Unis traversent la récession la plus profonde et la plus longue depuis la seconde guerre mondiale, et il n'y a pas de solution en vue. Les chiffres du chômage de novembre 1974 montraient que 6.5% de la population active -- c'est-à-dire plus de 6 millions de travailleurs -- sont officiellement sans travail. Ces chiffres ne comprennent pas les travailleurs qui ont cessé de chercher du travail ni ceux qui ont pris un travail à mi-temps, n'en trouvant pas à plein temps. Si l'on tient compte de ces deux dernières catégories, le chiffre du chômage actuel serait plus proche de 9 millions de sans travail. Il s'agit du plus haut taux de chômage depuis la récession de 1960-61 sous l'administration du Président Démocrate J.F. Kennedy. Mais, pratiquement tous les "experts" prédisent des taux plus élevés. Même l'administration Républicaine du Président Ford, qui prétendait jusqu'à encore récemment qu'il n'y avait pas de récession, admet maintenant l'éventualité d'un taux de chômage de 7% pour l'année à venir. Certains prévoient que ce taux dépassera les 8%. Le caractère explosif potentiel d'une telle situation peut être saisi quand on voit que, en novembre 1974, le taux de chômage pour les ounais ne résoudra jamais le grave dilemme de l'inflation et du chômage et ne pourra pas retarder indéfiniment son renversement par le prolétariat. La tendance du capitalisme japonais à exporter du capital vers les pays de l'Asie orientale ne cessera pas dans la période à venir. Mais l'orientation actuelle du capitalisme japonais ne manquera pas de rappeler aux masses l'orientation militariste de l'impérialisme japonais dans la première moitié des années 40 et élargira la base sociale de l'opposition, créant le terrain pour la construction des sections de la IVème Internationale en Asie orientale. La crise économique et sociale peut se prolonger encore, mais le capitalisme est entré dans sa phase finale de crise et de déclin; la période que nous vivons verra notre victoire.

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prolongée

.D. ROBERTS vriers noirs était de 11.7% et pour les jeunes noirs de 37.5%. Dans les centres industriels comme Detroit, Michigan, le taux total de chômage dépasse déjà largement les 9%. Et, c'est peut-être la situation de Detroit qui symbolise le mieux le caractère de la crise économique aux Etats-Unis. Les gros trusts automobiles ont souffert une chute des ventes de 38% par rapport au niveau déjà bas de l'année dernière. La Chrysler Corporation, la plus frappée des "Trois Grandes" (les deux autres sont General Motors et Ford), a fermé, jusqu'au début janvier, 5 de ses 6 usines de montage, mettant au chômage partie 60.000 ouvriers. Au total, le nombre d'ouvriers de l'autombile déjà licenciés ou qui vont l'être se monte à 300. 000 sur un total de 750.000. Les ouvriers des chaines de montage ne sont pas les seuls à être frappés. "Les trusts automobiles licencient un nombre d'employés supérieur à toutes les périodes depuis la crise de 1958, et le climat de nervosité qui règne parmi les employés de bureaux et la maltrise entraîne des rumeurs folles et détériore les rapports humains", écrivait le Time de Détroit.

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Les griffes du chômage se sont enfoncées dans de nombreuses autres couches de la population également. Après l'automobile, l'industrie de la construction est la plus sérieusement frappée, les nouveaux chantiers étant de 1.1 millions en octobre contre 1.7 millions au même mois de l'année dernière. Le commerce de détail commence à être frappé et les grands magasins se plaignent d'une baisse sérieuse des ventes de Noël sur lesquelles virtuellement les profits de toute l'année dépendent. Dans le secteur du commerce de détail on compte déjà 900.000 personnes sans travail. La baisse de production d'industries importantes comme l'automobile se fera ressentir dans toute l'économie. La production automobile consomme presque 20% de la production d'acier des Etats-Unis, par exemple, et il est certain qu'on assistera à des licenciements dans l'industrie sidérurgique. Les entreprises de caoutchouc dépendent également en grande partie des achats de l'automobile. Et,parallèlement, alors que les travailleurs de ces différentes industries sont mis à la rue, leur pouvoir d'achat va baisser et l'industrie des biens de consommation n'en sera que plus frappée. Cela sera d'autant plus sévère que cette récession est inflationniste. Non seulement les consommateurs réduisent leurs achats parce que les salaires ont baissé ( ou parce qu'ils n'ont plus de salaires), mais également parce que les prix ont augmenté. Pour la première fois, à un degré significatif, une récession aux Etats-Unis est accélérée par l'inflation. Une fois de plus l'industrie automobile, qui représente plus de 10% du produit national brut, offre un bon exemple. D'après Business Week du 14 septembre 1974 : "En 1975, les clients paieront de $200 à $ 1. 400 de plus par voiture, l'augmentation moyenne se situant autour de $ 450 au-dessus des modèles de 1974. Ceci s'ajoute à une augmentation presque'égale des modèles de 1974'. La récession actuelle est caractérisée par la combinaison entre la crise inévitable de surproduction et une inflation apparemment incontrôlable. Ceci est dû au fait que la source première de l'inflation n'est pas la politique des prix des monopoles mais l'extension massive de la monnaie, par le biais du développement des crédits à tous les niveaux de l'économie, et, particulièrement par le biais des budgets déficitaires du gouvernement fédéral. • Face à la hausse des prix dans toute l'économie, aucune entreprise ne peut résister à la tentation de faire passer l'augmentation de ses coûts sur les prix à la consommation. Après tout, comme Karl Marx l'a expliqué, la politique des prix du capitalisme vise à obtenir un retour de capital... De plus, les capitalistes pensent sans aucun doute -- et l'industrie automobile fait pression dans ce sens -- que l'administration Ford sera bientôt obligée d'avoir recours à une politique de déficit budgétaire encore plus grande. (Comme on le verra, il existe déjà de nombreux signes que ce tournant est en cours). Une fois le pouvoir d'achat suffisamment renfloué par une nouvelle série de déficits gouvernementaux inflationnistes, les constructeurs d'automobiles recouvreront leurs profits grâce aux voitures plus chères qu'ils pensent pouvoir vendre.

Une politique oscillante

La combinaison contradictoire des menaces inflationnistes et récessionnistes produit des tournants fréquents dans la politique économique du gouvernement. Les économistes gouvernementaux centrent leur attention tout d'abord sur l'un, puis sur l'autre des pôles contradictoires de la crise, proposant des régulateurs incompatibles pour freiner la chute. On craint, à un moment, que l'approfondissement de la récession ne produise des niveaux de chômage inacceptables -- inacceptables en terme de croissance du mécontentement ouvrier et de baisse des dépenses de consommation - - et ne provoque éventuellement une dépression mondiale. Le moment d'après, on craint que des dépenses anti-récessionnistes ne stimulent encore plus l'inflation, entratnant des faillites, la fermeture de banques, et peutêtre l'effondrement du crédit international. Parallèlement, on garde en coulisse tout le mécanisme d'imposition de contrôles des salaires. Des Comités ont déjà été formés et la législation nécessaire adoptée au Congrès, afin de pouvoir imposer des blocages de salaire, si cette orientation est adoptée. En même temps, on développe une propagande pour expliquer qu'il est possible de contrôler les prix, malgré la claire leçon de la "Nouvelle Politique Economique" de Richard Nixon qui montre que le gouvernement en peut jamais contrôler les prix. Business Week publia un numéro spécial, le 12 octobre, présentant les conséquences de la gigantesque dette des Etats-Unis : "L'économie U.S. se trouve au sommet d'une montagne de dettes de $ 2. 500 milliards, montagne faite de toutes. les voitures et maisons, de toutes les usines et machines qui ont fait d'elle l'économie la plus grosse et la plus riche de l'histoire mondiale. La seconde économie capitaliste est l'économie japonaise, mais il faudrait plus d'un tiers du produit national brut du Japon pour rembourser l'intérêt annuel de la dette américaine. "L'économie américaine est l'Economie de la Dette sans égale. On y trouve les plus gros preteurs, les plus gros emprunteurs, le système financier le plus sophistiqué. Les chiffres sont si gigantesques qu'ils paralysent l'esprit : $ 1.000 milliards de dette des entreprises,

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USA $ 600 milliards de dette hypothécaire, $ 200 milliard de dette des Etats et des gouvernements locaux, $ 200 milliards de dette des consommateurs" Business Week pense qu'un approfondissement de la récession créérait une situation dans latuation de l'inflation pourrait faire tellement monter les taux d'intérêt que les entreprises ne pourraient pas se permettre d'emprunter et, ainsi, ne pourraient pas financer les inventaires de produits qu'elles n'ont pas pu vendre. Ces deux éventualités menacent de faire exploser le ballon du crédit. Mais quand il s'agit de faire quelque chose contre l'inflation et de cesser de verser de l'argent dans le ballon qui n'arrête pas de gonfler, les capitalistes n'ont aucun recours. Pendant quelques mois l'administration Ford a fait campagne autour du solgan : "'l'inflation est I'nnemi N°1" et des tentatives ont été faites pour réduire l'énorme budget U.S. de $ 315 milliards. On a même parlé de couper les déperses militaires, qui se montent à $ 100 milliards, et représentent de loin la principale dépense gouvernementale. Mais le gouvernement des Etats-Unis est incpable de stopper sa fabrication d'armes. D'un côté, l'industrie militaire est trop centrale dans l'économie d'un Etat ou d'un grand centre urbain, pour qu'un représentant au Corgrès accepte des réductions du programme militaire quand il s'agit de les concrétiser. D'un autre côté, la nécessité pour les Etats-Unis de jouer le gendarme de l'impérialisme mondial laisse peu de marge de manoeuvre. Quand on fait des coupures dans le budget, les programmes de la santé publique, de l'éducation et de l'assistance sociale, pour aussi minimes qu'ils soient, passent en premier. Cependant, l'existence même de la récession rend très difficile, pour le gouvernement, de collecter les hauts niveaux d'impôts qui seraient nécessaires pour éliminer les dépenses déficitaires et contrôler l'inflation. De plus, ceux qui pensent que la récession pourrait aller trop loin semblent prendre le dessus au sein de l'administration. On parle de plus en plus de réduction substantielle des impôts pour amorcer l'économie en 1975. Le 20 décembre, Washington a annoncé que le déficit budgétaire pour l'année fiscale à venir, commençant le ler juillet, pourrait atteindre le niveau incroyable de $ 35 milliards, ce qui représente de loin le plus gros déficit depuis la seconde guerre mondiale. Voilà qui en dit beaucoup sur la "lutte contre l'inflation'' de la Maison Blanche !

La flamblée des prix

Les prix ont augmenté à un taux de 12% pour l'année dans son ensemble, de 13% pour le dernier trimestre. La perspective est celle d'une croissance encore plus rapide des prix dans la période à venir. Cependant, à un certain point, la récession minera tellement les salaires et le pouvoir d'achat qu'une certaine baisse des hausses de prix sera inévitable. Les licenciements anarchiques de travailleurs et les attaques contre leur niveau de vie sont les seuls moyens dont dispose tout gouvernement capitaliste pour freiner l'inflation. Pour la classe dominante il s'agit seulement de savoir quel taux de chômage elle peut imposer sans risque. Alors que Washington explique que ces mesures de réamorçage de l'économie sont en partie une mesure de "coopération internationale'' en réponse aux demandes parvenues de l'étranger (Ford a rencontré très récemment des officiels français, allemands et japonais), le Congrès vient d'adopter une législation commerciale visant avant tout à protéger le marché U.S. contre les importations étrangères. Dans un langage aussi diplomatique que possible dans les circonstances actuelles, Paul Lewis, du Financial Times de Londres, écrivait pour le New York Times : " Le mandat du Congrès est à la fois protectionniste dans son approche et restrictif en détail, et la difficulté avec laquelle il a été arraché au Congrès montre de façon assez éloquente l'état d'esprit des représentants" Washington pourrait, d'un certain point de vue théorique, aider à empêcher le glissement des économies internationales vers la dépression en ouvrant ses marchés et fixant le dollar à un taux "équitable" par rapport aux devises étrangères. D'un même point de vue les USA auraient pu faire cela en 1930. Mais dans les années 30 ils adoptèrent les fameux tarifs douaniers Smoot-Hawley qui précipitèrent la guerre commerciale et ils maintinrent la parité par rapport à l'or. Aujourd'hui, avec de plus en plus de mesures protectionnistes adoptées par le Congrès et la flottaison du dollar sur les marchés des changes, aucun signe ne montre qu'ils vont agir différemment que par le passé. Et ceci parce que les intérêts des capitalistes étrangers rivaux (sans parler des travailleurs) sont énergiquement subordonnés aux intérêts de la classe dominante américaine.

Les premières réponses ouvrières

Dans sa majeure partie, la bureaucratie syndicale agit comme si elle était choquée par les licenciements massifs et paralyser pour leur riposter. A côté d'appels pour la création d'un programme de travaux publics, la réponse de la direction de l'AFL-CIO ( American Federation of Labor - Congress of Industrial Organizations, principale centrale syndicale) a été de demander plus de barrières douanières contre les importations et de développer sa campagne raciste et xénophobe contre les "étrangers illégaux".

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Pour sa part, le syndicat de l'automobile (United Auto Workers, qui n'est pas affilié à l'AFL-CIO) durement frappé, a lancé une campagne de publicité pour encourager les gens à acheter des voitures et le président du syndicat, Leonard Woodcock, fait écho à l'explication des magnats de l'automobile selon laquelle les prix ne peuvent pas être abaissés du fait des "maigres" marges de profit. Les organisations de la communauté noire ont été les seules a organisé les actions limitées qui ont eu lieu contre les licenciements. Une situation potentiellement explosive se développe dans les ghettos, où les sans travail atteignent 30, 40 ou 50% de la population. Des manifestations et des réunions de plusieurs centaines de travailleurs ont eu lieu à Chicago et Detroit, et une manifestation nationale à Washington est organisée pour janvier. De plus la Coalition des Femmes Travailleuses Syndicalistes ( Coalition of Labor Union Women) récemment forInée a demandé une réduction de la semaine de travail et des mesures garantissant l'emploi pour tous. La grève de trois semaines de 120.000 mineurs est la plus encourageante du point de vue de la lutte contre la classe dirigeante. Un des pivôts de la stratégie d'ensemble de la classe dominante est de tenter de maintenir les plus hauts prix possibles pour l'énergie. La production de quantités de charbons bien plus élevées aux Etats-Unis est un élément clé de cette stratégie et les trusts pétroliers ( qui possèdent une majorité des principales compagnies minières) espèrent imposer une politique d'accélération radicale des cadences et autre projets de "rationalisation' aux mineurs. Ils ont rencontré une dure résistance. "Les mesures de sécurité et les augmentations de salaire sont les deux points principaux de cette grève", déclarait un mineur à un correspondant du Militant (hebdomadaire du Socialist Workers Party - - Parti Socialiste des Travailleurs, organisation trotskyste américaine) de Benton, dans Le principal problème pour les patrons était que, dans ce cas, le syndicat des mineurs (United Mine Workers), pour la première fois dans son histoire, fit voter le contrat à la base syndicale Pour la première fois la grève remporta un accord de compensation du coût de la vie. Malheureusement il est spécifié que les travailleurs ne pourront recevoir une compensation que pour des augmentations de prix allant jusqu'à 8% et pas plus. Toutefois, les augmentations de salaire pour les trois années à venir stipulées dans ce contrat sont de 37% contre 26% dans le contrat de 1971. Un autre aspect encourageant de la grève fut la tendance croissance des travailleurs à faire le lien entre leurs problèmes et les problèmes sociaux dans leur ensemble. Les mineurs étaient tout à fait conscients que leurs ennemis dans ce cas étaient les mêmes trusts de l'éner.

gie qui perpétrèrent la mystification de la "crise de l'énergie" l'hiver dernier et firent augmenté les coûts de chauffage et de l'essence. Il n'y aura pas, dans l'année à venir, autant de négociations salariales importantes qu'en 1974, mais les conditions sont de plus en plus explosives. Le principal journal des milieux financiers new-yorkais, le Wall Street Journal, se plaignait, le 18 décembre : "Les malheurs économiques de la nation vont renforcer les difficultés autour des tables de négociations entre les travailleurs et les patrons cette année. La plupart des conflits ne seront pas très profonds, mais les négociations risquent de ressembler à des combats au corps à corps. "Bien que 1975 soit considéré comme une année facile pour les principales négociations dans l'industrie, la combinaison d'une inflation non contrôlée et d'un approfondissement de la récession garantit des négociations farouches. " 'L'économie peut sembler avoir imposé... un problème insoluble', déclare W. J. Usery Jr., directeur du Conseil Fédéral de Médiation et Conciliation (Federal Mediation and Conciliation Service). Les travailleurs vont chercher à obtenir des "augmentations salariales très substantielles" à cause de l'inflation, et la sécurité de l'emploi, à cause de la récession, dit-il. En même temps, ajoute-t-il, les patrons demanderont 'des coûts de main d'oeuvre par unité de production réduits, et une plus grande souplesse pour dirigée la main d'oeuvre' " Il est important de citer une publicité d'une page entière placée dans tous les principaux journaux par le syndicat des travailleurs du secteur pétrochimique dont le contrat expire en janvier. Attaquant les compagnies pétrolières qui faisaient flamber les prix pour extorquer plus de profits, la publicité appelait à l'ouverture des livres de compte des trusts pétroliers. "Nous voulons ouvrir une des industries les plus secrètes des Etats-Unis à l'enquête publique", déclarait le syndicat, "Nous allons vous dire pourquoi les prix du pétrole sont si élevés. Comment l'industrie pétrolière cause l'inflation et vole vos salaires. Et... ce que nous pouvons faire". La publicité continue en attaquant les profits des compagnies pétrolières et, à aucun moment, n'attaque les régimes arabes, pour les augmentations de prix, malgré une des campagnes les plus importantes développées autour de ce thème par les mass media capitalistes dans l'histoire récente, L'année 1974 s'ouvrit par une grève des camioneurs indépendants qui demandaient un baisse du prix du diesel et une vérification immédiate de tous les livres de compte des compagnies pétrolières. La meilleure façon de commencer l'année 1975 sera de relancer la lutte contre les barons de l'énergie, en soutien aux revendications des travailleurs de l'industrie pétrolière. [

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