Depuis le second semestre 1974, il est clair que ce "cas particulier" du monde politique capitaliste - - la Finlande -- n'a pas été capable de rester un "cas particulier" dans le monde économique. En dépit de l'accord de libre-échange avec la CEE en 1973 et des deux "glorieuses'' années de conventions collectives avec les syndicats au printemps 74, les perspectives du capitalisme finlandais commencèrent à se détériorer rapidement. La théorie émise par maints cercles politiques (y compris le PC), selon laquelle le "commerce avec l'Est" pourrait comme un gilet de sauvetage préserver l'économie finlandaise des effets de la récession internationale, s'avéra n'être qu'une illusion. Dès la deuxième moitié de 74, les marchés des produits traditionnellement les plus importants de l'exportation finlandaise --d'abord le bois, puis le papier -- Buis de papier - commencèrent à s'effondrer. Déjà en 1974, le volume des exportations finlandaises avait légèrement décru, même si la montée en flèche des prix pendant la première moitié de l'année en avait augmenté la valeur. Durant la première moitié de 75, cette tendance s'est rapidement approfondie en une récession importante dans plusieurs industries d'exportation. Dans l'industrie du bois et du papier, les licenciements, le chômage partiel et les réductions d'horaires sont devenus monnaie courante. Seule l'industrie métallurgique - - surtout grâce à ses plans de travail à long terme -- fonctionne encore à un niveau relativement élevé de production. Les secteurs non-exportateurs de l'industrie ont aussi été touchés très durement par la réces-
FINLANDE PEKKA HAAPAKOSKI sion. Dans l'industrie du bâtiment, on peut parler d'une quasi-catastrophe car le nombre de logements construits en 1975 sera d'environ 40% inférieur au chiffre de 1974. La seule éventuelle "lumière au bout du tunnel'' pour le capitalisme finlandais est la possibilité d'obtenir de gros contrats pour certains travaux projetés en Union Soviétique mais ceci est encore très aléatoire car le capital finlandais concerné veut faire porter tout le coût de l'inflation finlandaise sur les prix, tandis que du côté soviétique on ne veut compenser les prix que sur la base de l'inflation internationale moyenne. Le chiffre actuel du chômage qui est d'à peu près 50. 000 va augmenter rapidement aux alentours de 100.000 durant l'hiver 1975-76. Dans l'ensemble on peut dire que si la récession internationale est arrivée relativement tard en Finlande, elle y a pris une forme extrême. Même les cercles de "spécialistes" habituellement optimistes croient que cela continuera pendant toute l'année 76 et les cercles les plus pessimistes se demandent déjà si la reprise en Finlande pourra s'amorcer avant la prochaine récession internationale. Bien que l'effondrement des exportations et l'inertie de l'industrie soient des problèmes difficiles pour le capitalisme finlandais, l'inflation et la balance des paiements sont pour lui de véritables cauchemards à l'heure actuelle. La crise de la balance des paiements est en partie une conséquence directe de la récession, car tandis que les exportations diminuaient rapidement en 1974, les importations continuèrent à augmenter pendant assez
longtemps en 1975. En 1974, le déficit de la balance des paiements était de 5 milliards de marks, mais en 1975 il sera beaucoup plus important, il atteindra peut-être 8 à 10 milliards de marks. Tandis que la balance des services qui reste positive ne pourra compenser ce déficit que dans une faible mesure, la plus grosse part devra être couverte par les crédits étrangers. Déjà en 1974, l'endettement extérieur de la Finlande avait augmenté de 50% et la dette extérieure nette atteignait les 12, 6 milliards de marks alors que les réserves en monnaie convertible n'étaient que de 1, 7 milliards de marks. L'autre grand problème immédiat du capitalisme finnois est l'inflation qu'on a estimé se poursuivre au rythme de 20% en 1975 en dépit de la récession. Ceci affaiblit rapidement la position relative de l'industrie d'exportation finlandaise dans ses marchés principaux -y compris la "soupape de sécurité" de l'Union soviétique - - et rend la reprise encore plus difficile. A l'automne - - probablement après les élections - - une nouvelle vague d'augmentation des prix est attendue, Par conséquent, une dévaluation du mark n'est pas totalement à exclure, même si c'est en dernier recours. Mais avant cela, les centres stratégiques du capitalisme finlandais ont préparé de nombreux projets alternatifs pour des "opérations draconiennes" et une "rigoureuse stabilisation de l'économie' Instabilité politique et politique économique Mais l'instabilité croissante des superstructures politiques en Finlande est un obstacle à tout "plan de stabilisation". Depuis la chute du "front populaire" (1971) la Finlande a été gouvernée par une coalition de deux grands partis (social-démocrate et centriste) et de quelques partis bourgeois plus petits. En pratique, cette "coalition de centre-gauche", dirigée par le premier ministre Kalevi Sorsa, a été, sauf à de brefs intervalles, paralysée depuis 1973 par les conflits internes que, naturellement la récession n'a fait qu'aggraver. La dernière année de la coalition, du printemps 74 au printemps 75 n'a été qu'une suite de querelles intestines dans l'attente du coup fatal. La seule force capable de maintenir l'unité gouvernementale relativement aussi longtemps, était le "juge suprême"' de la politique finnoise, le président Kekkonen. Peu à peu, au cours de l'année, de "patron" du centre il était devenu "patron" des sociaux-démocrates, mais tous les grands partis (y compris le PC) le soutenaient comme garantie contre le "chaos". Mais au printemps 75, même l'autorité de Kekkonen ne fut pas suffisante pour maintenir la coalition, le gouvernement fut donc dissous et de nouvelles élec -tions prévues pour les 21 et 22 septembre. Le gouvernement de centre-gauche fut remplacé par un gouvernement "a-politique" composé de personnalités social-démocrates, bourgeoises et technocratiques issues de la bureaucratie d'Etat, Le nouveau premier ministre, Keijo Liinamaa avait été le principal architecte de la politique des revenus en Finlande. En même temps, cette faiblesse grandissante du pouvoir gouvernemental avait amené le grand capital à accroitre très fortement son influence directe sur les décisions politiques. En 1974, une sorte de "zaikai" (1) finlandais fut constitué sous le nom de "Délégation pour les affaires économiques" (Elinkeinoelämän valtuuskunta - EVA). Dirigée par l'ex-candidat au poste de Secrétaire général de l'ONU, Max Jakobson, elle n'a cessé de renforcer son emprise sur la politique économique du pays. En pratique il est assez difficile de trouver un quelconque projet à long terme cohérent et systématique dans la politique des gouvernements de Sorsa ou de Liinamaa. Le plus souvent les mesures prises ont été des réactions improvisées et hâtives aux pressions de la récession, de l'inflation et du déficit de la balance des paiements. Cependant, depuis le second semestre de 74, une tendance un peu plus claire se développe, en grande partie à cause de l'influence de l' EVA, dans laquelle les secteurs exportateurs sont fortement représentés. Le premier trait clair de la politique du gouvernement a été une forte concentration de mesures "anti-récessionnistes" pour favoriser et soutenir les exportations. Déjà à la fin de 1974, les soi-disant dépôts cautionnant les exportations ont été abandonnés et ces fonds très substantiels ont été réinjectés dans les industries d'exportation. Après cela, de nouveaux facteurs d'incitation ont été utilisés (allègements fiscaux, subventions, etc,) et selon les premières informations le budget de 1976 incluera un gigantesque transfert de revenus vers les industries exportatrices, lement, l'idée d'une dévaluation gagne certainement du terrain, même si personne n'en parle publiquement à l'heure actuelle. Une autre tendance est l'absence pratiquement totale de "mesures anti-récessionnistes" sur le marché intérieur. En fait la politique gouvernement a été tout à fait à l'opposé de la politique keynésienne "orthodoxe", car, en plein milieu de la récession il a amputé brutalement la consommation, faisant baisser de façon drastique les dépenses sociales et celles des services publics et liquidant tous les investissements "non productifs", En particulier, les retraites et les autres revenus des groupes sociaux faiblement organisés ont été parmi les cibles principales de cette politique d' "austérité". Le développement des soins médicaux et des transports publics a été durement touché et la profonde réforme scolaire entreprise dans les années 60 a été pratiquement stoppée. Cette tendance est apparue
FINLANDE très clairement surtout après que Mauno Koivisto, ancien premier ministre du front populaire et actuel directeur de la Banque de Finlande soit revenu de la petite visite qu'il a faite à la Banque Mondiale pour demander des crédits, ce qui lui a sans doute pour une bonne part inspiré son plan "d'austérité' En ce qui concerne les importations, la mesure de restriction la plus rigoureuse du gouvernement a été la loi de mars 1975 sur les dépôts pour importation. Selon cette loi, les importateurs doivent déposer jusqu'à 30% de la valeur de leurs importations à la Banque de Finlande pour un certain temps, sauf si elles doivent servir directement pour les industries d'exportation. Cependant, l'ensemble de ces mesures n'a pas été capable de résoudre ou d'alléger substantiellement le problème de la baisse du déficit de la balance des paiements, ni celui de l'arrêt de l'inflation ou de la remise sur pied de l'exportation, "Pour mettre vraiment la maison en ordre", le facteur de production, travail, doit également être "stabilisé". C'est pourquoi aujourd'hui, le capital finlandais se fait une priorité de "'l'amélioration de l'esprit du travail", de la "fin des grèves irresponsables" et de la "création d'une politique des revenus réellement sans failles". Les négociations pour la prorogation des accords de salaire à mi-parcours de la période de deux ans, l'hiver 75, furent meilleures pour les employeurs que ce qu'une grande majorité d'entre eux avait osé espérer. Après quelques petites augmentations de salaire supplémentaires et un modeste relèvement du salaire minimum, les bureaucrates syndicaux montrèrent avec le vote de la majorité social-démocrate qu'ils laissaient le feu vert pour la continuation des accords. Les dirigeants syndicaux communistes protestèrent, mais ils n'osèrent même pas conduire "leurs" syndicats à la lutte, sans parler d'un quelconque essai de mobilisation de l'ensemble de la base de la SAK. (2). Même le seul syndicat "contestataire'", l'organisation à majorité de '"cols blancs" des fonctionnaires techniciens (TVK) fut contraint de s'aligner. Ceci fut bien sûr une grande - et étonnamment facile -victoire pour les employeurs qui, immédiatement après entreprirent la préparation des prochains accords qui doivent être signés au début de 1976. Le but principal des patrons pour la période qui s'ouvre est d'obtenir des accords de 2-3 ans et une stricte limitation des augmentations de salaires suivant les "limites de la productivité". Au même moment, une loi d'arbitrage obligatoire en cas de grève est en préparation après l'échec de ce projet dans les années soixante. Les efforts pour "améliorer l'esprit du travail'' ont été effectifs dans la dernière période, les principaux moyens employés sont les pressions faites sur les syndicats pour qu'ils se comportent en flics dans les usines, sous la menace de l'importation de main-d'oeuvre étrangère et de licenciements sélectifs. Les luttes de l'hiver prochain Les élections au Parlement auront lieu les 21 et 22 septembre dans cette atmosphère surchauffée par la récession, la crise gouvernementale et la politique de paupérisation agressive du gouvernement. Dès maintenant, cette atmosphère se reflète dans la campagne électorale, le langage est plus agressif et le champ politique plus polarisé que jamais depuis les années 40. En particulier, les deux principaux partis de l'ancien gouvernement, social-démocrate et centriste, ont lancé des attaques extrêmement dures l'un contre l'autre. La polarisation générale se voit aussi dans le rapprochement entre les partis bourgeois et leur hostilité contre la social-démocratie, bien que les relations entre cette dernière et les communistes ne se soient pas améliorées. En ce qui concerne les élections, leur résultat n'apportera propablement aucun changement notable. Dans le camp de la bourgeoisie, les plus gros partis (centriste et conservateur) progresseront sans doute aux dépens des plus petits partis et à gauche, les communistes gagneront un peu sur les sociaux-démocrates. Si c'est bien là le résultat des élections, il sera très difficile de former un nouveau gouvernement. L'acharnement de la lutte actuelle rend un renouveau du "centre-gauche" extrêmement difficile, sans parler d'un front populaire. Dans cette situation, la probabilité grandit d'une coalition bourgeoise. Elle aurait l'avantage d'avoir les mains beaucoup plus libres pour prendre des mesures dures, mais naturellement il lui serait plus difficile qu'à la socialdémocratie de contenir les syndicats dans "certaines limites". L'autre grand problème serait la très petite majorité d'un tel gouvernement et les fortes contradictions entre les intérêts des différents secteurs de la bourgeoisie représentés par les partis. Aussi, puisque les perspectives d'un gouvernement "fort" et efficace semblent minces, il est possible que le gouvernement de gestion "a-politique" se maintienne pendant un certain temps après les élections et qu'il doive prendre une série de décisions très déplaisantes, tel le budget. Mais en dehors des élections il y aura un autre test beaucoup plus important en ce qui concerne l'état d'esprit et la combativité des travailleurs pendant l'automne et l'hiver. En octobre, le syndicat des travailleurs de la métallurgie - - le plus gros syndicat en Finlande -- élira une nouvelle direction et tout de suite après commencera la bataille pour les nouvelles conventions collectives. Lorsque le printemps 75 est passé, sans les grandes grèves attendues, ceci a été
assez largement compris comme une preuve de la démoralisation des travailleurs à cause du chômage grandissant. Nul doute que c'était là un facteur important et l'hiver prochain il sera encore plus puissant. En même temps, il est clair qu'après l'été 75 beaucoup de nouveaux facteurs sont apparus qui peuvent compromettre les plans des "stabilisateurs" pour l'hiver prochain. D'abord il est clair qu'à cause de la récession et de l'inflation, les salaires réels de groupes importants ont pour la première fois commencé à baisser et la vague d'augmentation des prix prévue pour l'automne n'arrangera pas la situation. A ceci il faut ajouter la brutale diminution des dépenses sociales et de celles des services publics. En plus des "consommateurs" de ces services, les mesures "d'austérité" ont frappé durement les travailleurs de ces secteurs. Dès maintenant les enseignants se mobilisent et l'automne peut très bien amener une agitation générale dans le "secteur social". Il est clair aussi qu'en dépit de la crainte réelle du chômage, la "politique de stabilisation" extrêmement provocatrice du gouvernement, le prochain budget, les projets d'arbitrage obligatoire des grèves et l'établissement possible d'un gouvernement bourgeois peuvent amener la classe ouvrière très près des "limites tolérables" au-delà desquelles la peur du chômage perd son effet. Déjà pendant l'été, quelques grèves très combattives ont eu lieu, par exemple la grève des mécaniciens en juillet et un certain nombre de luttes locales dans la métallurgie. Ceci est très important parce que les travailleurs de la métallurgie joueront un rôle-clé dans les évènements de l'hiver prochain, En octobre le congrès de la métallurgie élira une nouvelle direction et cette fois-ci il semble que pour la première fois depuis des décades, les communistes ont une réelle possibilité de prendre la direction du syndicat, ce qui bien sar est un bon signe du développement de la combativité. En tout cas, le syndicat de la métallurgie est de loin le plus fort de la SAK et cet hiver il peut très bien ouvrir la brèche pour toute la classe. Mais la combativité des troupes et la possible main-mise des communistes sur la direction ne résolvent rien en elles-mêmes. Pour être victorieux, un combat nécessite aussi une plate-forme concrète, cohérente et unifiante et le Parti communiste n'a montré aucune volonté dans ce sens. Pour lui, la "bataille syndicale" est une bataille pour les salaires, la "bataille politique' est la lutte parlementaire, etc. Ils ne voient jamais la nécessité d'utiliser l'énorme force des syndicats pour s'opposer à l'offensive bourgeoise sur tous les fronts. Pour entamer une véritable contre-offensive, la classe ouvrière aura à combattre cet hiver non seulement pour la préservation des salaires, mais aussi contre le chômage, contre l'amputation de toutes les dépenses sociales, pour le contrôle ouvrier et contre le gouvernement bourgeois pour un gouvernement des travailleurs. Pour rendre la lutte efficace tous les syndicats doivent se rassembler dans un front unique derrière des revendications réellement unifiantes : pour des accords d'un an avec 4 marks de plus par heure pour tous. Pour l'échelle mobile basée sur un indice calculé et controlé par les syndicats. Pour un salaire minimum de 2500 par mois pour tous et un égalité réelle des salaires entre hommes et femmes. Non aux licenciements, au chômage partiel et aux réductions d'horaires. Si le temps de travail diminue, pas un sou de moins sur la paye, Toute usine qui stoppe la production doit être prise en main par les travailleurs et remise en marche. Ces industries doivent être nationalisées sans indemnité et sous contrôle ouvrier. Non à toute espèce "d'arbitrage obligatoire" et à l'intervention de l'Etat dans les affaires syndicales, Non à toute espèce de "responsabilité financière", Le droit de grève doit être sans entraves. Pas un sou de moins sur les dépenses sociales, pas un sou de plus sur les prix des services et des produits de première nécessité. Pour des comités de contrôle des prix organisés par les travailleurs, les ménagères, etc. A bas le gouvernement bourgeois ! Pour un gouvernement des travailleurs responsable devant les organisations de travailleurs uniquement! le 15.9.1975 (1) Sorte de syndicat patronal (2) Confédération Syndicale Centrale Les prévisions faites dans cet article, écrit avant les élections au Parlement, sont totalement confirmées par le résultat des élections. Il n'y a pas eu de changements importants dans la puissance relative des principaux partis, Ce qu'on peut dire, c'est que les deux partis les plus importants parmi ceux qui n'étaient pas dans la précédente coalition gouvernementale, le Parti communiste et le Parti conser -vateur, ont gagné quelques points. Cela peut être considéré comme un léger signe d'une accentuation de la polarisation des classes et comme une expression du dégoût populaire pour les partis du gouvernement précédent. Le trait le plus important des résultats des élections est l'absence de tout grand change-
ment. Cela veut dire que la crise gouvernementale va continuer ront d'aucun secours pour établir un. nement ayant une base plus large. Les négociations vont se poursuivre tandis que le gouvernement de gestion va continuer sa difficile Ci-dessous un tableau des résultats électoraux (les chiffres entre parenthèses indiquent le pourcentage de la différence avec les élections de1972) :
car ces élections ne se-
Partis
Social-démocrate
Communiste
Socialiste du travail
Centre
Conservateur
Unité
Agrarien
Populaire libéral
Populaire suédois
Union Chrétienne
Populaire constitutionnel
Patronal
% -25,0 (-0,9) 19,0 (+1, 9)
0 3 ( - - ) 17,7 (+1,3) 18,4 (+0, 8)
1,7 (-- ) 3,6 (-5, 6) 4,4 (+0,8) 4,7 (-0,4) 3,3 (-0,8) 1,6
0,4