nouvelle étape de la la chute
LIVIO MAITAN La crise du gouvernement qui vient de s'ouvrir par la démission de Aldo Moro a été une surprise, étant donné les positions adoptées au cours des semaines précédentes par les principaux partis politiques. La Démocratie-chrétienne, engagée dans un débat interne très violent en vue de son prochain congrès n'entendait pas faire tomber le gouvernement. Le PCI était du même avis, pensant que le temps travaillait pour lui. Le Parti socialiste lui-même qui provoqua la chute du gouvernement à la suite d'un article publié le 31 décembre par son Secrétaire et d'une résolution adoptée par sa direction le 7 janvier, avait décidé d'attendre son propre congrès et celui de la D. C. avant de provoquer un règlement de comptes au niveau gouvernemental. Mais, du point de vue de la situation générale, cette énième crise italienne ne devrait être une surprise pour personne. En effet, la phase de profond déséquilibre et de conflits extrêmes ouverte depuis 1968 ne s'est pas encore close. La récession qui a débuté depuis 16 mois poursuit son cours; les résultats électoraux du 15 juin dernier, qui avaient marqué l'avance de la gauche et en particulier du PCI ont provoqué et continuent à provoquer d'importants boulever -sements politiques. Dans un tel contexte, le gouvernement restait en place uniquement parce que personne n'avait intérêt à le renverser. Mais il a suffi que les socialistes jugent le maintien du statu quo préjudiciable à leurs desseins tactiques pour que ce fragile édifice s'écroule immédiatement.
La récession et le 15 juin
Il est nécessaire avant tout d'analyser synthétiquement le développement de la grande crise sociale et politique qui a éclaté depuis 1968-69. A différentes reprises, la classe dominante a tenté de lancer des opérations de restabilisation une criseitalienne et même de restauration pure et simple, en se basant sur les moyens les plus variés et en faisant recours à différentes formules de gouvernement (rappelons que, avec le gouvernement Andreutti (1971), le centre-gauche au pouvoir depuis le début des années 60, avait été remplacé par un centre-droit avec la participation des libéraux et le rejet des socialistes dans l'opposition). Mais ces opérations ont fait faillite l'une après l'autre, même si quelques succès éphémères ont été enregistrés. Les grandes mobilisations de la classe ouvrière -qui se sont succédées de façon presque ininterrompue - ont eu dans de nombreux cas une portée défensive et se sont conclues par des résultats assez limités; cependant, elles ont permis, dans des moment cruciaux, de tester les rapports de force politiques qui continuent à être favorables au prolétariat. En effet, dans les usines, l'autorité patronale n'a pas été restaurée; au niveau SOCIALE OA PSI
politique, les partis bourgeois et en premier lieu la Démocratie-chrétienne, ont été fortement frappés et sont entrés profondément en crise.
L'appareil d'Etat lui-même s'est montré, à ses différents niveaux de moins en moins efficace, réussissant toujours moins à exercer les fonctions de répression et de contrôle que lui assigne la bourgeoisie. (Il suffit de penser à la crise toujours plus grave de la magistrature, aux ferments qui se sont développés dans l'armée, aux phénomènes qui sont apparus dans certains secteurs de la police où les partis de gauche traditionnels ont aujourd'hui un écho qui est loin d'être négligeable). La radicalisation de la classe ouvrière et des autres secteurs opprimés de la population et de larges secteurs de la petite-bourgeoisie, non seulement n'a pas reflué, mais s'est également traduite en termes électoraux lors du 15 juin. Enfin, dans l'Ecole, l'introduction de structures représentatives prévues par les soi-disant "décrets-délégués" de 1974, malgré son caractère manifeste de diversion et l'appui actif des réformistes, n'a pas réussi à "'institutionnaliser" le mouvement étudiant, qui a connu de façon périodique - sur ses objectifs spécifiques en convergence avec les luttes ouvrières, dans les luttes contre le fascisme et le terrorisme noir, dans la solidarité internationale -, des mobilisations massives, dans les grandes villes et dans des centaines de centres secondaires. La récession généralisée de l'économie capitaliste a frappé durement l'économie italienne. Les chiffres récapitulatifs pour 1975 ne sont pas encore connus: de toutes façons, la chute du produit national brut tournera autour des 5% tandis que la production industrielle a baissé d'environ 10%. (En novembre 1975, la baisse par rapport au mois de novembre de l'année précédant le déclin était d'environ 15%). L'augmentation des prix à la consommation s'est ralentie par rapport à 1974; mais elle ne devrait cependant pas être inférieure à 15% (c'est-àdire le taux le plus élevé des pays capitalistes industrialisés à l'exception de la Grande-Bretagne). Quant au chômage, l'augmentation a été moins significative que dans les autres pays (le nombre des chômeurs tourne autour de l million et demi, selon des chiffres approximatifs qui sont probablement inférieurs à la réalité), mais le recours à la caisse d'intégration (caisse de chômage) a connu des proportions massives 400 millions d'heures contre 156 millions en 1974 qui au quatrième trimestre était déjà une année de crise).. Mais ce qui est pire, c'est que les rares signes de reprise qui sont apparus, sont considérés par presque tout le monde comme de portée limitée et probablement éphémères (on a vu par exemple le phénomène classique de reconstitution de stocks). Aucune relance n'est prévue avant la deuxième moitié de l'année, et on a même entendu récemment des prévisions encore plus pessimistes: le patron de la FIAT et chef des industriels, Agnelli, a mis en doute, lors d'un discours prononcé le 12 janvier le fait que 1976 puisse être l'année de la reprise, affirmant entre autres choses : "le long voyage de nos entreprises dans la crise n'est pas terminé" Enfin, les résultats des élections régionales et administratives du 15 juin ont eu des conséquences profondes. En premier lieu, les partis ouvriers traditionnels ont pris des postes de responsabilité - soit seuls, soit en collaboration avec des partis bourgeois (dans quelques cas avec la participation de conseillers élus sur des listes de Démocratie prolétarienne, une coalition entre le Manifesto-PDUP, Avanguardia Operaia et quelques autres formations d'extrême-gauche) - dans un nombre d'administrations locales bien supérieur au passé. Ceci a créé des déchirements profonds dans le système d'intérêts clientélaires qui constituait et constitue un élément important de la domination démocrate-chrétienne et la raison même de la survie de formations mineures comme le PSDI (Parti social-démocrate de Saragat-Tanassi). En second lieu, tous les partis bourgeois -des libéraux au PSDI, sans exclure le MSI -ont vu s'accentuer les conflits internes. Au sein de la Démocratie-Chrétienne, cela s'est manifesté avant tout par la scission du vieux groupe dirigeant, le renversement de Fanfani et l'échec des candidats les plus qualifiés pour la succession, Le secrétaire actuel, Zaccagnini, proche des poșitions de Moro, qui est considéré dirigeants "historiques" comme un homme de transition (jusqu'au congrès imminent) est en train de se gagner une base très large en insistant sur la nécessité d'une profonde autocritique par rapport au passé, nation de la corruption et de la malhonnêteté, sur le renouvellement radical du parti, sur son retour à ses origines "populaires". Il n'a pas hésité à affirmer dans un discours du 11 janvier: "L'anti-communisme de la D.C. ne peut etre confondu avec l'anticommunisme bourgeois... Nous serons battus une fois de plus si nous nous contentons d'être chrétiens seulement dans les limites qui nous sont accordées par les intérêts et les préjudices de nos protecteurs bourgeois". Les luttes contractuelles et la campagne sur l'avortement Trois problèmes ont eu un poids déterminant dans la récente période: les luttes contractuelles, les polémiques sur les mesures économiques à court et à moyen terme, la question de l'avortement. a) Les luttes pour le renouvellement des contrats collectifs de travail - auxquelles participent les secteurs décisifs du prolétariat -ont représenté dans le passé des moments-clés de la situation politique. En 1969 c'est précisément au cours de ces luttes que la montée ouvrière a atteint son point le plus élevé avec l'apparition d'une crise pré-révolutionnaire. En 1972 (et dans les premiers mois de 1973) elles ont été décisives dans le renversement du gou-
ITALIE vernement de centre-droit dans lequel les représentants du parti libéral occupaient des fonctions importantes. Le déroulement et l'issue des batailles en cours déterminera dans une large mesure le maintien de la montée ouvrière et son développement à des niveaux-supérieurs à ceux de 1969 ou, au contraire, l'apparition de tendances au reflux (nous n'abordons pas ici le problème de la portée concrète d'un éventuel Disons tout de suite que jusqu'à maintenant, malgré la vague croissante de licenciements et le recours massif à la caisse d'intégration, la récession n'a pas influé de façon négative sur la combativité ouvrière et, plus généralement sur la maturation politique du prolétariat et d'autres secteurs exploités. Toutes les luttes des mois derniers qui vont de luttes d'ateliers particulièrement dures à des occupations d'usines (on calcule qu'environ 100 usines sont actuellement occupées) et à des actions directes en dehors des usines, sont assez éloquentes à ce sujet. C'est justement ce maintien de la combativité et la conscience que la bourgeoisie et son gouvernement ont de cet état de fait qui expliquent que les licenciements ont été moins massifs que dans d'autres pays d'Europe occidentale (sans parler des Etats-Unis). Un autre élément significatif réside dans l'apparition au cours des derniers mois d'un mouvement organisé des chômeurs, lié aux organisations syndicales, qui, par exemple dans une ville comme Naples, a contribué de façon importante à battre les manoeuvres démagogiques de la droite fasciste et fascisante et a atteint un niveau élevé de maturité politique (au cours de la grande manifestation du 12 décembre dernier à Naples, le discours le plus avancé fut celui du représentant des chômeurs qui avançait les tions de la réduction de l'horaire de travail et de l'augmentation importante des salaires). Il faut cependant ajouter que l'attitude des directions syndicales a agi comme un frein important sur ces luttes et risque de les mener à une impasse. Dès le départ, les directions bureaucratiques ont imposé une plate-forme qui vide en grande partie les luttes de leur contenu. Elles ont renoncé à la lutte pour la réduction de l'horaire de travail sans réduction de salaire; et ont fortement limité les objectifs salariaux (en général entre 30 et 35.000 lires par mois) dépassant de peu le plafond d'augmentation prévu par le gouvernement (environ 10%); elles ont reproposé le thème des investissements, en particulier dans le Mezzogiorno, refusant de prendre acte des échecs subis sur ce terrain au cours des dernières années. Quant aux formes de contrôle ou de supervision par les syndicats des décisions des entreprises en matière d'investissement d'emploi, c'est dans un but démagogique et tactique que le patronat les a accueilli par des protestations bruyantes. En réalité, les syndicats ne demandent pas beaucoup plus que ce qui existe déjà dans les faits. En second lieu, les dirigeants syndicaux montrent bien peu de volonté de s'engager dans les dures batailles imposées par la situation. En fait, les luttes contractuelles ont été retardées et la seule démonstration de force organisée jusqu'à maintenant a été la grande manifestation nationale qui a eu lieu le 12 décembre à Naples (environ 200.000 travailleurs étaient présents), mais qui, par sa nature mêmême ne pouvait guère être plus qu'un instrument de pression. Maintenant, la crise gouvernementale est utilisée comme un prétexte de plus pour renvoyer les luttes vu que, selon les bureaucrates, on ne peut pas lutter quand un des partenaires est absent. b) La polémique sur les mesures économiques à court et à moyen terme a été la raison la plus immédiate de la chute du gouvernement. Le gouvernement Moro avait approuvé un programme qui prévoyait pour les 3 à 5 ans à venir le déblocage de 25.000 milliards de lires pour accélérer la reconversion et le développement de l'industrie, pour la recherche scientifique, pour le soutien particulier aux petites et moyennes entreprises, pour les fonds de subvention aux entreprises nationalisées, pour une relance de l'économie du Mezzogiorno. Parallèlement, des mesures auraient été prises pour assurer 80% de leur salaire pendant 5 ans aux travailleurs licenciés pour cause de restructuration ou de reconversion. Les représentants de l'industrie ne s'étaient pas montrés hostiles à ce projet qui les aurait sans aucun doute aidés à surmonter quelques unes de leurs difficultés actuelles. Cependant, certains organes de la bourgeoisie n'avaient pas manqué de signaler les limites de cette opération. Le "Corriere delle Sera" avait parlé d'une "autre occasion perdue", remarquant: "Cette distribution de milliards pourra difficilement échapper à la pression des rapports de forces sinon de clientèle". Le PCI, de façon significative, avait réagi plus modérément que certains organes de la bourgeoisie en refusant la définition d' "occasion perdue" et en soutenant que le Parlement aurait pu modifier et rendre acceptables les propositions du gouvernement. C'est pourquoi le rôle de trouble-fête revint aux socialistes qui, fâchés de n'avoir pas été consultés, ont attaqué les mesures proposées en les qualifiant de tout à fait insuffisantes. Au cours de la crise, ils ont élaboré leur propre projet dont seulement les lignes générales ont été rendues publiques au moment où nous écrivons. Il prévoyait que les facilités offertes aux entreprises devraient être conditionnées par le maintien de l'emploi, que les capacités financières de la Caisse d'intégration devraient être augmentées, que les syndicats devraient être constamment consultés sur les choix des entreprises et que les patrons devraient pouvoir bénéficier de la fiscalisation des dépenses sociales (prélèvement des cotisations sous forme d'impôt). Une solution de compromis entre cette position et celle du gouvernement démissionnaire n'est pas exclue en théorie. Mais il n'en reste pas moins que l'élaboration de projets à moyen terme est actuellement la chose la plus difficile à faire. Si, d'un côté, il est facile de trouver des ressources pour stimuler la reprise immé-
diate dans un secteur ou un autre, et même d'ob-. tenir certains résultats en quelques mois, si, d'autre part, les économistes peuvent donner libre cours à leur fantaisie sur les perspectives à plus long terme, dans l'hypothèse de vastes reconversions et restructurations dans le cadre d'une réorganisation de la division mondiale du travail, il est difficile d'indiquer concrètement comment il est possible de garantir une reprise d'une certaine consistance et son maintien durant la dernière moitié des années 70. Pour l'Italie, ce point demeure le plus obscur, en particulier en ce qui concerne le problème central de l'emploi, et il est probable que l'on assiste à une nouvelle compression dans ce domaine, même dans le cas d'une relance de la conjoncture. c) Enfin, la question de l'avortement est devenue d'actualité brûlante, à cause de la possibilité d'un referendum pour l'abolition de la législation répressive existante et de l'apparition d'un fort mouvement de femmes sur ce thème. Les signatures nécessaires pour le referendum ont été récoltées, et celui-ci devrait avoir lieu dans les prochains mois, à moins que le Parlement ne vote une nouvelle loi très rapidement (ou à moins qu'il n'y ait des élections anticipées, ce qui entralherait un renvoi du referendum). Une loi est actuellement en discussion et des polémiques violentes ont éclaté à son sujet. Le PCI est arrivé à un compromis avec la D. C. : l'avortement ne serait plus considéré comme un délit et serait admis dans une série de cas. Mais le principe de l'avortement sur libre choix de la femme serait rejeté, droit qui est revendiqué par le mouvement des femmes et l'extrême-gauche, ainsi que par les socialistes et les radicaux (selon le projet DC-PCI, la décision reviendrait aux médecins sur la base des indications fournies par la femme ). Ni le PCI ni la DC ne veulent un nouveau referendum, alors que l'Eglise s'est violemment jetée dans la bataille en rappelant la DC à une position intransigeante. Il est clair que cet affrontement a déjà la même portée que l'affrontement sur le divorce et qu'il pourrait avoir, à certaines conditions, des conséquences tout aussi explosives. Les objectifs de lutte de la classe ouvrière Dans un contexte caractérisé par les contradictions et les tensions que nous venons d'indiquer, il n'est pas facile de prévoir quelle pourrait être l'issue de la crise. La Démocratie-chrétienne est favorable à un gouvernement une fois de plus basé sur une majorité de centre-gauche (indépendamment des partis qui seront directement représentés au gouvernement). Le PCI -qui a aidé depuis de longs mois le gouvernement Moro à survivre et a lui-même rappelé dans les derniers jours que toutes les lois importantes de la dernière période avaient été adoptées avec son vote favorable - pense pouvoir tirer profit d'un prolongement de la situation actuelle et n'a pas l'intention de s'engager à soutenir davantage le gouvernement tout en restant dehors. En d'autres termes, il est prêt à faire de nouveaux pas en avant dans la direction du "compromis historique", mais à condition d'entrer dans le gouvernement. Cette précision a été faite plus en direction des socialistes que des démocrates-chrétiens : justement parce que les socialistes ont proposé une insertion des communistes dans la direction politique mais sans poser le problème de leur participation directe au gouvernement. D'autre part, tous se sont prononcés jusqu'ici contre des élections anticipées (normalement les prochaines élections devraient avoir lieu au printemps de 1977). L'impasse semble donc totale. En sortira-t-on avec une nouvelle réincarnation du centre-gauche ou avec l'acceptation de la perspective des élections anticipées, rejetée pour le moment? Personne ne peut donner pour l'instant de réponse qui ne soit une pure spéculation sur le futur. Mais ce qui est de toute façon certain, c'est que la crise sociale et politique italienne connattra au cours des mois prochains un nouvel approfondissement et que de nouveaux conflits aigus, de nouvelles explosions et de nouvelles mobilisation puissantes seront possibles. Les marxistes-révolutionnaires lutteront pour que, contrairement aux desseins des directions bureaucratiques, les luttes soient le plus large et le plus intense possible, qu'elles soient menées avec, pour objectif fondamental la défense de l'emploi et du pouvoir d'achat, c'est-à-dire pour la réduction généralisée de l'horaire de travail à 35 heures et pour une augmentation égale pour tous de 50.000 lires par mois; pour la nationalisation sans indemnisation et sous contrôle ouvrier des entreprises qui veulent fermer ou qui prétendent se sauver grâce aux fonds de l'Etat; pour le contrôle ouvrier sur tous les aspects des rapports de travail; contre les mesures de restructuration et d'exploitation. Ils se battront pour que les syndicats et toutes les organisations ouvrières entreprennent des actions coordonnées pour riposter aux multinationales qui sont partout la pointe avancée de l'offensive anti-ouvrière. Ils se battront pour que la crise du gouvernement n'entraine pas une pause dans les mobilisations et dans les luttes, et tout en ne prenant pas les élections anticipées comme un objectif, ils n'accepteront pas qu'elles soient présentées comme un épouvantail. Ils lutteront contre tout gouvernement bourgeois ou de coalition entre partis bourgeois et partis ouvriers, considérant que l'objectif pour lequel la classe ouvrière doit se battre est un gouvernement dont soient exclus tous les représentants de la bourgeoisie, et composé des partis et des organisations qui défendent les intérêts de la classe ouvrière, basé sur un programme anti-capitaliste et qui soit l'expression des luttes des masses et des organismes qui les représentent et les dirigent. 15 janvier 1974