Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

CEYLAN

11 condamnés à mort

Inprecor (première série) n° 43, 5 février 1976 · p. 31 · 410 mots

Il CONDAMNES

A MORT!C

CEYLAN Onze prisonniers politiques sont condamnés à être pendus. Des centaines d'autres languis -sent dans les prisons. La plupart sont des jeunes, accusés et même condamnés pour délits en rapport avec la prétendue "insurrection d'avril 1971". Des milliers ont été emprisonnés pendant deux, trois et même quatre années depuis 1971 sans qu'aucune accusation n'ait été formulée contre eux, avec pour prétexte la nécessité de les "réhabiliter" avant de les libérer. Le plus grand nombre d'entre eux avait simplement assisté aux cours politiques tenus par le Janatha Vimukhti Peramuna (JVP). Beaucoup d'autres, dont plusieurs jeunes militants politiques issus du peuple tamil, sont encore détenus sans être accusés d'aucun délit. Même les prisonniers politiques libérés se voient niés une réelle liberté. criminels condamnés, ils sont l'objet de restriction diverses et soumis à une surveillance policière constante. Et plusieurs organisations et groupes politiques demeurent interdits en fonction de l'état d'urgence. Tout ceci se fait au nom de la "sécurité publique" ! De plus, la chasse aux sorcières contre les employés du gouvernement et des entreprises d'Etat se poursuit insidieusement. Il en est de même pour les syndicats qui ne collaborent pas avec le gouvernement, et qui sont discriminés, particulièrement dans les institutions qu'il contrôle.

mars 1971 - les dockers votent la continuation de la grève

C'est dans ces conditions que le gouvernement du SLFP, allié au PC Moscou, se prépare à tenir des élections générales. Son opposition principale au Parlement, le United National Party, agit de la même manière. Il existe un accord fondamental entre ces deux formations politiques de la classe capitaliste, sur la question de la répression de l'activité politique des masses, si la permanence de la domination capitaliste est menacée. La "Loi de Sécurité publique", permettant l'utilisation des "pouvoirs d'exception", ainsi que d'autres législations répressives telle que la Loi sur les commissions de justice criminelle, fournissent la base légale nécessaire pour ces entreprises. révolutionnaires et les masses de Sri Lanka, nous exigeons : - La levée de la condamnation à mort des onze prisonniers ! - La libération de tous les prisonniers politiques, qu'ils aient été condamnés selon la loi sur les C. J.C. ou qu'ils aient été détenus sous un autre prétexte! - La levée de toutes les restrictions imposées aux prisonniers politiques libérés par le gouvernement ! - La levée de l'interdiction des organisations ou groupes politiques ! - L'arrêt de la chasse aux sorcières ou de la discrimination sous toutes ses formes ,

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