L'article que nous publions ci-dessous est paru dans "World Revolution" du ler avril 1976, hebdomadaire de la Ligue Communiste Révolutionnaire du Japon, section de la IVème Internationale. La crise gouvernementale actuelle, provoquée par l'annonce des pots-de-vin payés à des politiciens japonais par la firme aéronautique Lockheed a ébranlé l'impérialisme japonais. Celui-ci affrontait en effet déjà une crise plus générale, due à la montée révolutionnaire en Extrême-Orient et à la détérioration de l'économie japonaise. Le scandale Lockheed a bouleversé les plans d'offensive dressés par la bourgeoisie, offensive qui était, au début de 1976, entrée dans sa phase finale de préparation. La bourgeoisie et son parti gouvernemental, le Parti Démocrate Libéral (PDL), préparaient la formation d'un "gouvernement fort" qui devait engager une épreuve de force politique centrale avec la classe ouvrière et les masses laborieuses. Il s'agissait par là d'assurer le renforcement de l'alliance contre-révolutionnaire nouée entre les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon, comme la réorganisation d'ensemble de l'administration et de l'industrie, préalables indispensables à la perspective de "croissance économique stable". Le PDL s'était engagé dans une série de manoeuvres fractionnelles visant à constituer un "gouvernement PDL fort". Ce gouvernement "post-Miki" aurait même pu comprendre un "Grand Bloc TanakaFukuda" (Tanaka était premier ministre avant Miki, actuel détenteur du titre, et Fukuda est aujourd'hui vice-premier ministre. Une longue lutte fractionnelle a opposé Tanaka et Fukuda dans le PDL). La bourgeoisie japonaise et le PDL mettaient une touche finale à leur projet d'offensive générale contre les travailleurs. Mais la révélation, par le scandale Lockheed, des pratiques de corruption, expression naturelle de la pourriture de la société capitaliste, a pris la bourgeoisie et le PDL par surprise. Elle a porté un coup sévère au projet de "gouvernement PDL fort"'. La fraction politique du précédent premier ministre Tanaka avait adopté la position la plus intransigeante à l'encontre de la grève générale des travailleurs des services publics, en novembre et décembre derniers. Elle exigeait l'abolition du droit de grève dans ce secteur. L'image de marque de Tanaka dans le PDL, et au sein de la bourgeoisie, s'était à nouveau améliorée malgré le fait qu'il ait été forcé de démissionner à la suite du scandale pour fraude fiscale qui l'avait frappé en 1974. Mais le scandale Lockheed a éclaboussé avant tout la fraction Tanaka, la fraction la plus importante du PDL. On va maintenant jusqu'à parler de la dissolution de cette fraction. En tout état de cause, la marche vers un "gouvernement fort" a été interrompue et le gouvernement PDL (unique parti gouvernemental) est lui-même remis en question. Miki et le PDL tentent une opération de diversion, tendant à cacher le nom des "'hauts fonctionnaires" compromis dans le scandale, au nom de la défense du principe sacré du secret de l'instruction, Ils s'efforcent aussi de surmonter la crise en détournant l'attention populaire du scandale Lockeed, en l'orientant vers le débat parlementaire du budget gouvernemental d'avril 1976 - mars 1977. Pour cela, ils affirment que tout retard dans le vote du budget nuit au redressement économique, et par conséquent à la population entière. Mais le ressentiment populaire s'accroit et interdit aux partis d'opposition de passer un compromis bon marché avec le gouvernement PDL sur l'affaire Lockheed. La situation ouverte par les révélations du scandale de la Lockheed entre aujourd'hui dans une nouvelle phase. La question centrale devient maintenant celle du remplacement du gouvernement, et le PDL s'avère incapable de prendre une initiative décisive en ce sens. Il est pratiquement sûr que le cabinet Miki va tomber. La classe ouvrière est placée devant un choix : renverser le gouvernement PDLMiki grâce à une lutte directe et massive pour un gouvernement ouvrier et paysan, ou accepter qu'une solution parlementaire soit apportée à la crise avec la dissolution de l'Assemblée Nationale et l'appel à de nouvelles élections générales. C'est précisément en vue de cette deuxième solution que les partis d'opposition, y compris les directions ouvrières traditionnelles, tentent d'utiliser l'explosion de colère populaire. Ils tiennent à demeurer dans les limites de la "démocratie parlementaire"'. Quelles sont les propositions de l'opposition pour un nouveau gouvernement ? Le Parti Socialiste appelle à la constitution d'un "gouver-
JAPON nement de tous les partis de l'opposition, qui gérerait les affaires courantes jusqu'à des élections générales". Le Parti Communiste s'est prononcé pour une solution semblable, mais qui regrouperait le PS, le PC et le Parti Komei (parti bouddhiste petit-bourgeois), à l'exclusion du PSD (Parti Socialiste Démocratique, scission de droite du Parti Socialiste), ce gouvernement se réserverait la possibilité d'accepter en son seindes dissidents du PDL. Ainsi, le PS et le PC se proposent de former un cabinet dont la tâche se limiterait à la préparation d'élections générales dans le but de défendre la démocratie parlementaire. Le Parti Komei critique la politique du PS et se plaint de ce que la composition du cabinet de gestion proposé par le PS ne soit pas suffisamment claire et bien définie. L'orientation du Parti Komei, cependant, est, elle, très claire et bien définie. Il appelle à la constitution d'un gouvernement de centre-gauche bourgeois, composé du Komei, du PSD et d'une fraction de droite du PS, à l'exclusion du PC, et se réservant la possibilité de former un bloc avec le PDL. Pour le Parti Communiste, le "gouvernement de gestion pour la préparation d'élections générales" est une manoeuvre tactique en vue de la constitution d'un gouvernement de Front Populaire, basé bien sûr, sur le parlementarisme bourgeois. Le PSD et le Parti Komei sont en faveur d'un gouvernement bourgeois de centre-gauche. Le PS, à mi-chemin entre le PC et le bloc PSD-Komei, voudrait rassembler tous les partis d'opposition, de manière éclectique, tandis que la fraction de droite du PS, menée par Eda, secrétaire-adjoint du Parti, s'est rebellée contre la direction du Parti et soutient l'orientation PSD-Komei. Malgré ces divergences, les partis d'opposition parlementaire forment un front uni de fait destiné à empêcher la classe ouvrière de développer des actions visant à renverser le gouvernement capitaliste de Miki et du PDL. Les directions PS et PC ont peur que l'extraordinaire énergie déployée par les travailleurs dans leur campagne revendicative de printemps n'abatte l'édifice parlementaire. Le PS et le PC n'essayent pas de mobiliser les travailleurs dans leurs luttes économiques fondamentales en vue du renversement du gouvernement capitaliste, et se refusent à utiliser pleinement l'explosion de colère populaire provoquée par le scandale Lockheed. La division délibérée effectuée entre les luttes des travailleurs en défense de leurs intérêts économiques et la lutte pour le renversement du gouvernement à travers une campagne contre les pots-de-vin de la Lockheed restreint les luttes économiques à un cadre syndical et économiste. Cela prive donc les luttes économiques des travailleurs de leurs débouchés, transformant ainsi la campagne annuelle de printemps en une triste parade. Il en résulte que le Sohyo (1) tend de plus en plus à "éviter toute confrontation"'. Le poids de la bureaucratie syndicale de droite dans l'industrie lourde tend, en conséquence, à s'accroitre. Le 24 mars, les bureaucrates syndicaux pro-impérialistes du Domei (2) et de la CJ-FIM (Commission Japonaise - Fédération Internationale des Métallurgistes, fédération internationale coordonnant les syndicats de droite dans les secteurs de l'acier, des constructions navales, équipements lourds, automobiles, etc.), formèrent un "Comité pour discuter d'un Nouveau Japon"'. Politiquement, ces bureaucrates syndicaux soutiennent la formation d'un bloc PS-PSD-Komei avec une orientation centre-gauche. Dans le mouvement syndical, ils coopèrent bureaucratiquement avec les patrons pour s'opposer aux actions des travailleurs en défense de leurs intérêts économiques. Le 25 mars, Domei, sans honte, déclara qu'il était pour une approbation rapide du budget 76-77 du gouvernement (à l'époque, les partis de l'opposition boycottaient le débat parlementaire sur le budget; le budget fut adopté le 9 avril par une majorité PDL-PSD). L'orientation du Sohyo dans l'actuelle campagne revendicative de printemps vise d'abord à éviter toute épreuve de force avec le gouvernement et la bourgeoisie et, deuxièmement, à présenter des revendications centrées sur les problèmes des méthodes de gestion et des structures d'entreprise (revendications pour des réformes de structure par exemple dans les chemins de fer). Même après les révélations du scandale Lockheed et la crise majeure du gouvernement Miki, la direction du Sohyo a maintenu obstinément son orientation réformiste de départ sur la campagne de printemps de cette année. Malgré la crise gouvernementale, la direction de Sohyo n'a jamais tenté d'utiliser la situation afin de mobiliser les travailleurs pour une intervention directe dans l'arène politique. En ce qui concerne la campagne pour les "reformes de structure", une série d'actions ont été déclenchées fin 1974, et la dernière grève des travailleurs des secteurs publics cherchait à imposer le droit de grève. Aucun gain sérieux n'a été néanmoins remporté. On peut tirer la même leçon de la première moitié de l'actuelle campagne de printemps : pour qu'une telle orientation réformiste ait un minimum d'efficacité, il faut que trois conditions soient réunies. A sa1. Le capitalisme doit avoir les moyens d'accorder des concessions. 2. Le gouvernement bourgeois doit être politiquement assez stable pour discuter des revendications. 3. Les patrons et les bureaucrates syndicaux doivent avoir établie une coopération étroite. La fin de la période de croissance économique rapide a éliminé la première condition. Le scandale Lockheed a détruit la deuxième, pro-
jetant le gouvernement de Miki dans la crise; et la campagne de printemps de 1975, avec la grève de décembre 75 des employés des secteurs publics en défense du droit de grève, a écarté toute possibilité de coopération entre le patronat et les bureaucrates syndicaux. Ainsi, il n'y a pas de base réelle pour une telle campagne réformiste sur des revendications portant sur le système de gestion et la structure des entreprises. En fait, l'orientation réformiste va jusqu'à dire : "'Les syndicats forceront les travailleurs à accepter des sacrifices, donc les capitalistes et leur gouvernement devraient aussi accepter de faire certains sacrifices". Pour ce qui est de la lutte pour des augmentations de salaires au cours de la campagne de printemps de cette année, la direction du Sohyo a refusé dès le début de prendre une quelconque initiative. Sa tactique est de laisser les grands syndicats de droite obtenir certaines augmentations de salaires sur une base de collaboration
Get ensuite d'utiliser les syndicats du secteur public pour faire pression sur le gouver -nement, afin qu'il accepte les mêmes augmentations dans ces secteurs. Nous nous trouvons donc confrontés à une situation très contradictoire. Le gouvernement PDL est entré dans une crise sérieuse, mais en même temps la bourgeoisie et le gouvernement croient qu'ils peuvent maintenir des positions dures face aux travailleurs durant toute la campagne de printemps. Mais il est très clair que les travailleurs eux-mêmes s'orientent vers une campagne de printemps-Lockheed tendant à poser le problème du renversement du gouvernement, Les travailleurs, qui avaient été privés par les directions réformistes de toute perspective politique au début de la campagne de printemps de cette année, ont puisé une énergie nouvelle dans l'indignation soulevée par le scandale Lockheed et leur attitude offensive s'en est trouvée accentuée. Des actions nombreuses et amples ont été entamées par les syndicats de l'industrie des machines, par Sohyo-Churitsuroren (3) et par le PS, le PC et le Komei contre la compagnie commerciale Marubeni et le patron de droite Kodama (Marubeni et Kodama ont été directement impliqués dans l'affaire des pots-de-vin de la Lockheed). Toutes ces actions, de même que d'autres actions locales similaires ont stimulé le militantisme des travailleurs. Le 19 mars, quelque 50. 000 jeunes syndicalistes se sont retrouvés lors d'un rassemblement de masse organisé par le Comité de coordination de jeunesse du Sohyo. Ces jeunes travailleurs se sont rassemblés sous les mots d'ordre "Dénoncer les pots-de-vin de la Lockheed"', "Pour une grève générale" et "A bas le gouvernement Miki. " Ils critiquèrent et dénoncèrent la ligne réformiste officielle du Sohyo dans la campagne de printemps. Les jeunes travailleurs sentent à présent la nécessité de luttes de grande envergure. L'objectif de la direction du Sohyo, en mettant sur pied la campagne anti-Marubeni, était d'utiliser les révélations au sujet de la Lockheed à l'intérieur des limites de l'économisme. Mais les jeunes travailleurs et les autres couches militantes deviennent de plus en plus convaincus que la classe ouvrière devrait prendre une initiative majeure dans la lutte pour renverser le gouvernement. "Sans une lutte définitive contre les pots-de-vin de la Lockheed, il n'y a pas de campagne 76 possible", tel est le mot d'ordre qui exprime la conscience de ces travailleurs. Notre courant révolutionnaire doit se tenir à la tête de la campagne de printemps-Lockheed, Le mot d'ordre central de notre propagande, de notre agitation et de notre organisation est : "Combiner la campagne contre les pots-de-vin de la Lockheed avec la lutte des travailleurs pour défendre leurs intérêts économiques ! Le renversement du gouvernement capitaliste Miki par une grève générale ! " • Dans toutes les usines, les ateliers et les quartiers, nous nous opposons aux directions du PS, du PC et du Sohyo qui effectuent délibérément une séparation entre la colère et les actions contre la Lockheed et les luttes des travailleurs pour des augmentations de salaires, contre les licenciements et contre l'exploitation économique des masses populaires. Nous devons chercher à combiner ces deux éléments dans une lutte de la classe ouvrière pour le renversement du gouvernement. Mais la chute du cabinet de Miki n'est qu'une question de temps et la question centrale dans la situation actuelle est donc celle du nouveau gouvernement. C'est ainsi que le mot d'ordre "A bas le gouvernement capitaliste de Miki" ne suffit pas. La classe ouvrière doit aussi poser la question d'un nouveau gouvernement. L'ensemble du processus développé autour de l'affaire Lockheed a révélé non seulement que le système capitaliste est profondément corrompu, mais aussi que le gouvernement et le Parlement bourgeois ne sont pas capables de nettoyer cette corruption. Nous devons armer les masses de l'idée que les travailleurs doivent construire leur propre gouvernement avec leurs propres forces, afin de lever le voile qui couvre actuellement les pots-de-vin. Les coupables doivent être démasqués et jugés par un tribunal popuNous devons appeler à la formation d'un gouvernement qui élimine la corruption, défende le niveau de vie des masses laborieuses, et nationalise toutes les industries-clé sous contrôle ouvrier. Un tel gouvernement doit publier tout ce qui se rapporte aux "hauts dignitaires du gouvernement"', révéler toute la diplomatie secrète et les secrets commerciaux de Marubeni et des autres compagnies impliquées dans ces affaires. Un tel gouvernement doit s'opposer aux licenciements et aux réductions de salaires en introduisant l'échelle mobile des salaires et des heures de travail.
JAPON Un tel gouvernement doit s'opposer à la restructuration capitaliste de l'administration et de l'industrie et doit nationaliser toute l'industrieclé, sans compensations et sous contrôle ouvrier, car les travailleurs doivent contrôler tous les ateliers et toutes les usines. Contre les licenciements massifs des travailleurs des chemins de fer et les fortes augmentations des tarifs du réseau ferroviaire. Pour une nationalisation uniforme de tous les systèmes de transport à part les chemins de fer nationaux, il existe aussi des chemins de fer privés, des transports publics par autobus sous contrôle public et privé dans les régions urbaines, etc.). Nationalisation de toutes les banques et compagnies d'assurance, dans l'intérêt des travailleurs et des paysans. Nationalisation de toute l'industrie de manufacture importante. Un tel gouvernement doit reconnaitre immédiatement et inconditionnellement le droit de grève aux travailleurs du secteur public. Il doit garantir le renforcement de l'unité politique de la classe ouvrière et de son alliance avec les autres masses populaires opprimées. Nous opposons un tel type de gouvernement à n'importe quelle sorte de gouvernement capitaliste de centre-gauche, ou gouvernement de Front populaire ou de collaboration de classe. Nous exigeons que le PS et le PC abandonnent leur appel à la formation "d'un gouvernement de gestion des affaires courantes en préparation des élections générales". Nous demandons qu'ils rompent toute relation avec la bourgeoisie et son pouvoir d'Etat et qu'ils entament la lutte de la classe ouvrière pour un gouvernement ouvrier.
IV
Nous exigeons que le PS, le PC et le Sohyo forment un Front Unique pour renverser le gouvernement capitaliste de Miki par la for -ce des travailleurs et des autres masses populaires opprimées, un Front Unique qui soit ouvert à tous les courants et groupes militants et à tous les secteurs des masses populaires. Nous devons mettre en avant la formation de ce Front Unique dans toutes les entreprises, ateliers et districts. Nous devons oeuvrer à la formation de comités d'action unitaire au niveau des districts pour lutter contre les pots-de-vin de la Lockheed et défendre les intérêts économiques des travailleurs et du reste des masses. Nous devons commencer à constituer des groupes d'action au niveau des districts pour préparer la grève générale. La formation de ces comités d'action unitaires au niveau des districts est extrêmement importante dans la lutte contre le contrôle bureaucratique du Front Uni National par les directions réformistes. Nous devons activement préparer la base militante ouvrière, dans les ateliers et les usines, à résister au sabotage des luttes par les bureaucrates syndicaux. Nous devons rassembler les militants ouvriers en vue d'une épreuve de force avec la bourgeoisie et son gouvernement; dans les ateliers, les usines et les districts. Seules des initiatives unitaires, par ces militants ouvriers, peuvent renforcer les masses travailleuses et constituer des organes de base pour la lutte de masse. La lutte de la classe ouvrière japonaise pour le renversement du gouvernement capitaliste et la formation de son propre gouvernement peut porter un coup mortel à la dictature militaire de Park Chung Hee, en Corée du Sud. Lorsque la classe ouvrière japonaise entrera dans sa puissante lutte pour son propre gouvernement, les travailleurs et les paysans sud-coréens se rapprocheront de leur propre soulèvement général contre le régime militaire. En ce qui concerne le mouvement de masse Buraku (les "hors castes" japonais, une minorité opprimée), leur participation aux luttes des travailleurs pour le renversement du gouvernement capitaliste permettrait au "Mouvement de Libération Buraku'' d'effectuer un grand pas en avant dans sa lutte contre la politique discriminatoire du pouvoir d'Etat bourgeois. Il faut faire converger toutes les revendications et luttes dans le combat pour le renversement du gouvernement Miki! Pour un gouvernement qui appliquera toutes les revendications des ouvriers, paysans, et autres masses populaires opprimées ! Dénonçons les pots-de-vin de la Lockheed ! Victoire pour l'offensive de printemps des travailleurs ! A bas le gouvernement capitaliste corrompu ! A bas la dictature militaire de Park ! Soutien à la déclaration du ler Mars des opposants sud-coréens ! Renversement du gouvernement Miki par une grève générale illimitée et une manifestation massive au Parlement! Pour la formation du Front Unique ouvrier contre les pots-de-vin de la Lockheed, en défense des intérêts économiques des travailleurs et pour le renversement du gouvernement capitaliste! Contre le gouvernement de gestions préparant des élections générales ! Pour un gouvernement ouvrier et paysans socialiste anti-impérialiste !
26 mars 1976 NOTES : (1) Sohyo est la fédération syndicale de gauche dont la majorité de la direction est socialiste. Elle est fortement représentée dans le secteur public, telle la Société Nationale des Chemins de Fer, les PTT, l'Enseignement, etc... (2) Domei est une fédération syndicale de droite, forte dans le secteur industriel privé. Politiquement, Domei soutient le PSD. (3) Churistsuroren est une troisième fédération syndicale située entre Sohyo et Domei; elle se lance généralement dans des actions de Front Unique avec Sohyo.Elle soutient le syndicalisme "authentique". Elle possède sa base principale de soutien dans le syndicat des électriciens.